Hommage à monsieur Mario Dufour, lu par sa soeur Lorraine, à la Maison commémorative familiale Fournier de Sayabec, le samedi 30 mars 2019, jour de la célébration commémorative.
Mario,
Quel personnage, quelle personnalité unique et spéciale au bout du compte.
Homme de grande valeur humaine, homme de passion (animaux, nature) et homme d'action, frère de sang, frère présent en tout temps.
Si on veut faire un survol rapide de la vie de mon grand frère et de ce que je me souviens : il a étudié dans le domaine de la foresterie à l'école de Pont-Rouge et s'est trouvé un métier de mesureur pour la C.I.P.. Par la suite, il est devenu homme d'affaires avec sa conjointe durant une période de 9 années (domaine de la restauration). Il a replongé dans le domaine de la forêt en obtenant un poste de journalier à la compagnie Lulumco pour les 27 autres dernières années et à partir de ce moment, a sonné l'heure de la retraite bien méritée, mais à mon hume avis, à moitié assumée.
Cependant, si on veut souligner l'homme, celui du grand frère, c'était celui de toute situation, si on voulait une solution rapide pour organiser quelques chose ou qu'on voulait quelque chose d'inusité, on appelait Mario.
Comme je l'ai mentionné, Mario était un homme avec des valeurs familiales profondes. la famille était au coeur de sa vie. Par ailleurs, je me dois de souligner qu'il n'a jamais eu le privilège d'être papa ou même grand-papa, mais sans aucun doute possible, il aurait joué ce rôle à merveille. Il a quand même offert à ma fille et à ses nombreux neveux et nièces, sa générosité sans borne et on l'appréciait à sa juste valeur.
Sur son chemin de vie s'est présenté à lui, sa conjointe Sylvie et ce, depuis plus de 45 ans. Toutes ces années de complicité, de soutien, de support, de travail de couple.
Pour le reste, ceux et celles qui le connaissaient, qui le côtoyaient, qui l'appréciaient vraiment ce «Mario Dufour», ce conjoint, ce frère, ce beau-frère, cet oncle, cet ami, ce beau-fils, sans oublier ses nombreux collègues (travail, implication sociale). Bref, tous auront eu droit à une belle trace de son passage dans leur vie, dans leur esprit, sans oublier ces beaux souvenirs comme ces anecdotes aux multiples variétés.
Dieu du ciel que tu manques déjà à ma vie...
Tes jokes plates, tes grognements, ton attitude à faire suer, mais surtout ton extrême générosité resteront à jamais ancrés dans mon coeur, dans ma vie et dans celles de beaucoup d'autres. Nos rassemblements familiaux et nos prochains Noël, ne seront plus jamais pareils sans toi....
Et pour te rendre hommage une dernière fois à ton image, à tes couleurs, nous allons tous ensemble, «grogner» comme tu le faisais si bien pour signifier ta présence, cher MARIO GROGNON..
et 3...2...1... GROGNONS
Prière indienne
Quand je ne serai plus là, relâchez-moi,
Laissez-moi partir,
J’ai tellement de choses à faire et à voir
Ne pleurez pas en pensant à moi,
Soyez reconnaissants pour les belles années,
Je vous ai donné mon amitié,
Vous pouvez seulement deviner
Le bonheur que vous m’avez apporté.
Je vous remercie de l’amour que chacun m’avez démontré,
Maintenant, il est temps de voyager seul.
Pour un court moment vous pouvez avoir de la peine.
La confiance vous apportera réconfort et consolation.
Nous serons séparés pour quelque temps.
Laissez les souvenirs apaiser votre douleur,
Je ne suis pas loin, et la vie continue...
Si vous avez besoin, appelez-moi et je viendrai,
Même si vous ne pouvez me voir ou me toucher, je serai là,
Et si vous écoutez votre coeur, vous éprouverez clairement
La douceur de l’amour que j’apporterai.
Et quand il sera temps pour vous de partir,
Je serai là pour vous accueillir.
Absent de mon corps, présent avec Dieu.
N’allez pas sur ma tombe pour pleurer,
je ne suis pas là, je ne dors pas,
Je suis les mille vents qui soufflent,
Je suis le scintillement
des cristaux de neige,
Je suis la lumière que traverse
les champs de blé,
Je suis la douce pluie d’automne,
Je suis l’éveil des oiseaux dans le calme du matin,
Je suis l’étoile qui brille dans la nuit,
N'allez pas sur ma tombe pour pleurer,
Je ne suis pas là,
Je ne suis pas mort.
Hommage à monsieur Mario Dufour, lu à la Maison commémorative familiale Fournier de Sayabec, le samedi 30 mars 2019, jour de la célébration commémorative.
Bonjour !
Quand Sylvie m'a demandé si je pouvais faire un hommage pour Mario, ma réponse a été catégorique. NON. Puis elle m'a demandé d'y réfléchir. Finalement j'ai accepté, mais que vous dire à propos de ce cher Mario.
Cela fait un peu plus de 32 ans que je connais Mario et Sylvie. Je les ai connus alors qu'ils opéraient une cantine dans le quartier Rimouski-Est. Mon conjoint de l'époque y était client régulier. Au fil des ans, notre amitié s'est renforcée, ce qui me permet aujourd'hui de vous raconter quelques anecdotes le concernant.
Comme Mario aimait entretenir des bons liens d'amitié, il se faisait un devoir de visiter ses amis de longue date, André et Nicole à Québec et ce, au moins 2 fois par année. Lors de ces périples à Québec, il ne manquait pas d'aller au marché aux puces Jean-Talon. Il revenait toujours avec quelque chose d'utile ... ou pas, mais jamais les mains vides.
Vous savez sans doute que Mario était un vendu GM pour ses véhicules. Mais saviez-vous que ceux-ci étaient immatriculés au nom de sa Sylvie. Malgré ce fait, elle n'avait droit qu'à un maigre 10 km par semaine et ce, pour venir prendre son café le dimanche après-midi. Il en prenait soin, tel un bijou de grande valeur.
Même s'il n'a pas eu la chance d'avoir des enfants, Mario a su combler ce vide en agissant comme gardien de mes enfants lors de la finale de la Coupe Memorial de 2000 à Halifax. Il avait même écrit un journal de bord dont il se rappelait encore l'année dernière, comme si c'était hier et ce, malgré que ça faisait 18 ans de cela.
Mario aimait avoir de la visite. Il nous accueillait toujours avec sa phrase favorite : «Quand est-ce que vous partez? C'est pas Noël.» À notre arrivée, il n'était pas rare de le voir avec un sac de chips à la main. Très généreux de nature, mais pas pour ça! Si on en voulait, il fallait penser s'en apporter. Puis, pour le taquiner, on en apportait de plus pour lui, espérant en avoir la prochaine fois.
Avant de prendre sa retraite, il nous racontait qu'il faisait le trafic de p'tites pilules bleues, mais faillait-il le croire... À bien y penser, comme il a déjà fumé des cigarettes de contrebandes, je serais portée à accepter l'idée qu'il ait pu aider certaines personnes à avoir bien du plaisir.
Comment oublier nos soirées de cartes. Mario était un joueur de taille. Il était toujours convaincu de gagner. Le pire, c'est qu'il gagnait pratiquement à tout coup. Il disait à la blague : «Faut que je gagne pour payer mon gaz, ça me coûte 23$ pour venir à Rimouski.»
Mario avait des dentiers, le saviez-vous ? Ils étaient toujours dans sa poche au lieu d^être où ils devaient, dans sa bouche. Il les mettait dans des occasions spéciales et ça devait être très spécial. Sylvie a été chanceuse de trouver une photo où il les portait.
Sans être officiellement participant, Mario a donné de son temps au Relais pour la vie de Rimouski. Que ce soit pour le montage de notre site ou pour aller chercher notre café aux p'tites heures du matin. Mario était un homme généreux. Pour ceux qui ne l'ont pas fait, je vous invite à faire un don au Relais pour la vie, une cause qui lui tenait à coeur.
Bon voyage mon grognon, tu vas nous manquer. Et ne t'en fais pas, on va prendre soin de ton lapin.
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