Textes hommage à monsieur Bernard Leblanc
Par ses soeurs : Noëlla, Mireille, Maryse et France, lu en l'église de Causapscal, le samedi 28 octobre 2017, jour de la célébration commémorative.
Vous savez on rend surtout hommage aux personnes qui sont parties, mais nous voulons aussi rendre hommage à Andrée, sa belle chouette, qui pour nous est une soeur.
Notre Bernard, Quoi dire, il était un mari, un frère, un père, un oncle,un ami, un prof, un coach. On devrait avoir un Bernard et une Andrée dans chaque famille. Tant de souvenirs de celui qui mangeait du dessert un jour sur deux, et ne se lassait pas de la sauce à spag à maman. Et sans oublier, à chaque semaine, il était toujours impatient de consulter la circulaire Canadian tire pour vérifier si il lui manquerait quelque chose. Noëlla se rappelle, qu'à son arrivée dans la famille, il avait 5 mois et sa docilité étant déjà acquise, car une fois installé dans un fauteuil du salon, il n'a pas bougé d'un pouce. Il
devait analyser les lieux.
Plus tard, Noëlla voyageait souvent avec Bernard et Andrée, pour aller visiter papa et maman. De tempérament nerveuse en auto, lors d'un voyage, à l'embarquement Noëlla pensait s'asseoir en avant, Bernard a plutôt ouvert le panneau arrière du Cherokee en lui disant: «Ça fait le stress », le message était passé. Andrée avait le sourire en coin.
Avec Mireille, sa complice d'enfance, les anecdotes ne se content plus. Nous vous en relatons quelques unes. Leurs activités favorites était de pique-niquer au golf de Carleton. Toujours le même menu,
sandwich au ketchup pour Bernard et à la moutarde pour Mireille, conservateur ce Bernard. Un de leur jeu préféré, aux deux gripettes, vers 8-9 ans , était de courir et de couper les autos en traversant devant. Oups, bel adon, il coupe papa un midi. Et comme si rien n'était, Mireille et Bernard lui font des Bye Bye. Marcel débarque et leur dit en les ramenant à la maison: «Attendez que je revienne de l'ouvrage à soir.» L'après-midi fut longue.
Étant le seul gars de la famille, il avait sa chambre à lui seul, et ses affaires, c'était pas touche. Bernard avait acheté sa première paire de jeans. Tout fier d'impressionner Andrée à la danse du vendredi soir, il allait mettre ses précieuses jeans, Malheur, Mireille avait passé dans son garde-robe avant lui. Pas besoin de vous dire qu'il a trouvé Mireille. Son côté protecteur s'est manifesté plus d'une fois. Entre autres, au quai de Carleton dans les années 65, où il allait à la pêche avec ses soeurs, Maryse est passée au travers des planches usées du quai, Bernard a eu juste le temps de l'attraper par le bras avant qu'elle ne tombe à l'eau, déjà Héros parmi nous.
Dans les années 70, il n'y avait pas grand monde qui courait durant l'hiver sur les trottoirs enneigés de Causapscal, mais Bernard en bon coach à Maryse, l'exigeait, pas souvent le droit, d'aller glisser ou patiner et tout un horaire à suivre., la rigueur avant tout.
Homme de parole, il a acheté avec ses économies,un kit de vêtements de sport, de la tête aux pieds, puisque Maryse avait été sélectionnée à finale des Jeux du Québec, sa générosité était sans limite. Selon Maryse, Bernard n'est pas un comptable, il est un financier, la preuve c'est
Andrée, sa belle chouette qui fait leurs impôts. A l'université, il pensait plus à sa ceinture
noire de judo qu'a ses examens de l'Ordre des comptables. Avec sa petite soeur France, dans les années 80, lors d'une expédition de 2 jours en ski hors piste, en arrière de Causapscal, la tempête de neige s'est levée au montage du campement. Pour éviter que la tente parte aux vents, il a fallu que France entre dans la tente, les bagages ne suffisant pas à la maintenir en place. En plus, Bernard n'arrivait pas à allumer le feu mais la confiance en Titit et ses capacités de cadettes à sauver l'aventure. Quelques années plus tard, accompagné du Club de Canot La Cordée de Rimouski, dans une descente de la rivière Cascapédia, le canot à France a chaviré et celle-ci s'est retrouvée au fond d'un rapide avec quelques gorgées d'eau en trop. Une fois sortie de sa fâcheuse position, Bernard et Andrée inquiets et rassurés de la voir saine et sauve. Elle n'avait pas le sourire facile mais on l'a rit pareille, ils étaient un peu moqueurs.
En terminant, on remercie la vie pour le bonheur et le privilège de t'avoir eu comme frère et par le fait même, de nous avoir donné Andrée. On manque de mots pour décrire notre peine de ton départ trop tôt qui laisse un vide qui ne sera jamais comblé. On est convaincu que Bernard a des ailes mais on ne les voient pas, discret comme il est. Ton intégrité, ton authenticité , ta façon d'être toi, Bernard, mon gros, comme dit Andrée, fait que tu laisses ta trace dans le coeur de tous ceux que tu connais.
Andrée on veut te dire qu'on t'aime sans limite, et que toi et ton gros, vous ne faisiez qu'un, c'est à dire, «la team parfaite».
BERNARD N'EST PLUS ICI, IL EST DANS LA PIÈCE À CÔTÉ
Par les membres de sa belle-famille, lu en l'église de Causapscal, le samedi 28 octobre 2017, jour de la célébration commémorative.
Mon beau Bernard,
Mon Bernard,
Mon oncle Bernard,
Barnor,
Rosco Bernard,
Voici des petits noms que nous aimions lui donner.
Comment décrire cet homme modeste mais combien plein d’énergie. Les « Bofs », club des beaux-frères, ont essayé de se mesurer à sa ceinture noire. Ils se sont vite retrouvés à regarder pousser les pissenlits ou à voler les oiseaux sans trop savoir ce qui venait de se passer.
Bernard était aussi un homme de peu de mots. Quand il était en extase devant autre chose que sa chouette, il disait : « C’est presque aussi beau qu’au camp! »
Tout le monde connaissait son appétit d’ogre, mais encore plus sa dent sucrée. Jeune fille, je venais en vacances à Causapscal, qu’on appelait communément la Gaspésie. Après les repas, on avait toujours droit aux bons desserts de grand-maman. Des puddings ou tartes à différents fruits comme framboises, bleuets, rhubarbe. La tarte au sucre, NON! Grand-maman nous disait que c’était réservé à Bernard. Il adorait aussi les Fudge-O et le sirop d’érable.
Un jour qu’il se trouvait possiblement trop gros, il a décidé de manger du sucre un jour sur deux, et les jours pairs seulement. Matante Maryse qui n’était pas comptable elle, lui a fait réaliser que dans une année, il y avait plus de jours impairs vu les mois de 31 jours et qu’en plus, il pourrait manger du sucre deux jours d’affilés les 31 et 1er.
Naturellement, les enfants étaient attirés par Bernard. Il était toujours prêt à jouer avec nous. Il nous a initiés au judo avec soit une clé de bras ou une chute au sol contrôlée.
Bernard c’était le mononle cool, il nous a aussi fait découvrir le camping avec les saucisses et les guimauves grillés, le canot, la chasse à la perdrix, les escalades en montagne et à leurs sommets, la dégustation des graines et des barres tendres. « Yark! » Faut se le dire, la cuisine c’était pas sa force. Une chance que matante Andrée s’en occupait souvent.
Là, mononcle Bernard, tu nous demandes de faire quelque chose de beaucoup plus difficile que de manger tes sandwiches au jambon, tes graines ou escalader une montagne. Il faut te laisser partir pour un beau voyage. Alors pour ce voyage, on te souhaite les plus belles rivières à saumon ou de canotage, des montagnes de neige immenses, des tartes au sucre aussi bonnes que celles de grand-maman (mais à tous les jours, pas seulement ceux pairs!). Finalement, on te souhaite que ce soit presque aussi beau qu’au camp.
Certains d’entre nous ne pouvaient pas être ici aujourd’hui, comme ma sœur Cynthia qui a initié ce texte, par contre, elle se joint à nous pour te dire qu’on t’aime mononcle Bernard.
Bon voyage Bernard!
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