Hommage à madame Céline Dubé, lu par sa nièce Nathalie, en l'église d'Amqui, le samedi 22 octobre 2016, jour de la célébration commémorative.
Bonjour cher famille, amis et connaissances. J’ai écrit ces quelques mots en Hommage à Céline, une femme forte et remplie d’amour.
Du plus loin qu’on peut remonter, Céline a toujours été une femme attachante et toujours là pour sa famille et ses proches. Même à l’adolescence, quand la plupart des jeunes cherchent à s’amuser et à faire ses expériences, Céline quant à elle s’est occupée de sa mère Gaby, qui avait de plus en plus de problèmes de santé. Étant la dernière d’une famille de 10 enfants, elle a toujours entretenu une relation fusionnelle avec sa mère et celle-ci a su lui apprendre les valeurs que la famille Dubé prône, soit: l’amour, le respect, et la famille.
L’annonce de ton départ imminent il y a deux ans et demi a été pour nous, ta famille, une nouvelle qui n’avait pour ainsi dire, aucun sens et qui était même à nos yeux, impossible. Comment la plus jeune de la famille pouvait se trouver dans cette situation, après toutes les bonnes actions et l’amour dont elle a fait part durant sa vie à son entourage ? Malgré la peine et même le déni engendré par cette annonce, je crois qu’il est maintenant temps de voir et de se rappeler tous les moments magiques que ces 2 ans et demi nous aurons permis de vivre à tes côtés.
La distance qui nous sépare de toi n’a jamais gagné sur notre volonté de passer le plus de temps possible à tes côtés. Nous avons tous appris à quel point la vie est fragile et qu’il faut vivre chaque moment et profiter de tous les instants passés avec nos proches. Céline, ta force de caractère et ta volonté de mordre dans la vie font de toi un modèle à suivre et je crois même que c’est cette force qui nous permet d’atteindre la voie vers le bonheur. Chaque fois que nous sommes venus te voir, tu as toujours réussi à mettre un soleil dans notre journée, de par ta résilience envers ta situation et ta capacité à vivre sereinement.
Ces 2 ans et demi m’auront permis de voir à quel point la famille, c’est précieux et je suis fière de faire partie de la famille Dubé, car malgré l’éloignement et l’adversité, je sais pertinemment que nous serons toujours là les uns pour les autres.
En terminant, je voudrais citer une parole de Gaby tirée de son fascicule sur Céline qu’elle n’a pas eu le temps dire à la personne concernée autrefois, mais elle était certaine que ça allait de soi. Cette parole, Gaby l’a pensée quand Céline l’a appelée pour lui annoncer que Denis était de nouveau l’amour de sa vie. Elle lui aurait dit « Je te confie Céline, prends en bien soin »… Et bien Denis, tu as réussi avec brio et je tiens à te remercier, au nom de toute la famille, pour tout ce que tu as fait pour Céline. Je sais que cela n’a pas dû être de tout repos, mais sans toi, Céline n’aurait peut-être pas eu la force de se battre autant. Je crois qu’elle n’aurait pas non plus voulu que l’on se morfonde sur sa mort, mais bien au contraire, c’est le moment pour nous de réaliser ce qu’elle aurait voulu de mieux pour chacun d’entre nous. Il faut donc rester fort, comme elle l’a été tout au long de cette épreuve et vivre pleinement notre vie, en gardant à l’esprit qu’elle sera toujours là-haut et veillera sur nous encore longtemps. Je tiens aussi à remercier Charlotte et Francine ses sœurs qui ont pu l’accompagner et la soutenir pendant les derniers mois de sa vie. Sans compter ses amis et sa belle-famille qui ont toujours été très présents pour elle.
Marraine et Parrain, vous avez toujours été une inspiration pour moi et j’en suis sûr pour bien d’autres. De toute la famille Dubé, Céline repose en paix, nous t’aimons et garderons toujours ces moments magiques passés à tes côtés dans notre cœur. Merci
Hommage à madame Céline Dubé, lu par sa nièce Annie, en l'église d'Amqui, le samedi 22 octobre 2016, jour de la célébration commémorative.
Bonjour à vous tous,
J'ai voulu venir vous parler aujourd'hui, car j'ai fait la même chose quand la maman de Céline , Gaby, ma grand-maman, est décédée. Du haut de mes 15 ans à l'époque, j'ai lu une lettre hommage à ma grand-mère. Je me souviens que Céline avait été touchée par ça. Elle tenait la photo encadrée de sa maman contre elle bien serrée. J'ai su à ce moment que je ferais la même chose pour elle, en expérant que ce soit le plus loin possible dans le temps... ¨Ca me semblait une éternité à ce moment, mais c'est maintenant, 18 ans plus tard.
Vous savez, pour moi Gaby et Céline, c'est la même lignée de grandes femmes aux valeurs et qualités formidables, que j'admire énormément. L'ouverture d'esprit, l'intelligence, la générosité, le don de soi, le respect, l'amour inconditionnel, l'humour aussi. Ma tante Céline nous a quittés trop vite, mais elle a su laisser des traces positives partout, dans ma vie aussi...
Quand j'étais petite, ma famille habitait à Rimouski, donc pas si loin géographiquement de Céline. Elle avait sa maison à Val-Brillant à ce moment, et on allait souvent visiter Céline et Denis, la fin de semaine. On s'est aussi fait garder quelques fois, ma soeur et moi. J'ai beaucoup de souvenirs très clairs de la maison, des moments passés. La rencontre de Dubé avec nos tentes plantées partout sur le terrain, son vieux Subaru, le commodore 64 et les jeux à l'ordinateur, les chats Cashemere et Chopin, les rires, le sentiment que j'avais d'être heureuse. J'ai beaucoup de souvenirs d'enfance heureux qui impliquent Céline et Denis, et pour ça, je les remercie. Je me souviens aussi d'une rencontre à l'Hôtel l'Oiselière; ma soeur était en pleine crise d'adolescence, avec ses cheveux violets, elle fumait la cigarette. Eh bien Céline, tout en fumant avec elle, avait dit que si elle avait son âge, elle ferait exactement la même chose, que c'était tout à fait normal. Elle l'avait fait se sentir bien. Je n'ai pas de misère à croire qu'elle devait être très compétente à travailler auprès des jeunes au CEGEP! À l'Age adulte, j'ai vu Céline Vraiment moins souvent, mais chaque fois, elle me faisait me sentir tellement aimée, appréciée, c'était vraiment unique comme sentiment. Ceux qui ont eu la chance d'avoir des câlins dans les bras de Céline, savent de quoi je parle ! On se sent tellement aimé que ça nous émeut. C'est une des choses qui va me manquer le plus.
Comme mon temps est limité, je veux avant tout dire deux choses à Céline, pour Céline: Merci pour tout ça. Tu as été un modèle de femme forte pour moi et je t'aime !
Merci à tous d'être là pour elle aujourd'hui.
Hommage à madame Céline Dubé, lu par sa belle-soeur Lorraine, en l'église d'Amqui, le samedi 22 octobre 2016, jour de la célébration commémorative.
Lorsque Céline elle-même et mon frère Denis, m'ont demandé si je pourrais préparer un hommage comme le veut le rituel, c'est certain que dans ma tête et mon coeur que je ne pourrais refuser une telle demande. Elle croyait qu'elle m'en demanderait trop. Et bien non, je l'ai reçue comme un privilège, un immense privilège.
Donc c'est avec plaisir que je me ferai messagère au nom de la famille Dufour, pour rendre hommage à une très grande Dame d'Honneur, Céline, notre belle-soeur, notre cousine, et je le ferai aussi en mon nom personnel comme AMIE.
Sans aucun doute, Céline nous aura tous appris à apprivoiser la mort avec brio. Depuis le début de sa maladie, elle a été sereine et réaliste, même trop ! Elle était tellement rendue à une autre étape, qu'elle ne s'est pas rendue compte que pour certains et certaines, que c'était plus difficile d'accepter, de réaliser qu'un jour, nous devrions vivre avec son absence. Cependant, elle a su nous amener tout doucement avec sa grande sagesse vers l'inévitable. Elle nous a tous préparés à sa façon et surtout avec grand respect. On devait se préparer, car on savait depuis le début ou on s'en allait. Cependant, mon questionnement n'en demeure pas moins que peut on être vraiment prêt au départ. Dans le cas de plusieurs ici présents, c'est NON, et pour moi c'est encore plus pesant...
Pour toutes ces raisons, nous la qualifierons coemme Femme de courage, Femme de respect, Femme admirable, Femme d'exception, Femme de sagesse, Femme de passion, femme extraordinairement aimable, inoubliable et résiliente.
Pour nous, les membres de la Famille Dufour, Céline aura été un repère, une personne ressource. Elle savait nous dicter une ligne de conduite à faire ou à respecter quand nous ne savions pas où s'en aller dans telle ou telle situation. On pouvait compter sur son bon jugement. Depuis plus de 35 ans, elle a fait partie intégrante de notre famille. on en en vécu de beaux moments, des organisations de fête avec sa touche personnelle et exceptionnelle. Je pourrais vous raconter mille et mille anecdotes et histoires, mais l'Important , c'est que chacune et chacun d'entre nous, garde très précieusement dans leur esprit ce qu'il a vécu avec Céline et surtout qu'il continue de parler d'elle comme si elle était tout juste à côté de nous pour ne parler, pour en rire ou en pleurer...
Pour certains, elle était plus qu'une belle-soeur, elle était une amie, une confidente, une personne dévouée qui savait toujours faire ressortir le meilleur de tous et savait nous mettre en honneur par sa grande reconnaissance.
Reconnaissance: quel mot magique !! Si je voulais résumer en gros ce que Céline dégageait et surtout ce qu'elle méritait, c'est bien la RECONNAISSANCE.
Pour terminer, je vais parler en mon nom personnel,
Céline, tu sais que je t'aime et que je t'aimerai toujours. Tu sais que je serai toujours reconnaissante à la vie et à l'univers de t'avoir mise sur ma route. Tu sais que tu m'as fait grandir, que c'est toi qui m'a appris mes premiers pas de danse, c'est aussi toi qui m'a poussée à sortir de ma zone de confort sur un projet que toi seul connait les premières lignes. Tu as toujours été pour moi une grande femme admirable. Tu vas manquer à ma vie, je te l'ai déjà dit.
C'est fait, tu manques à ma vie. Comme on s'est promis, nous attendrons, Margo et moi, impatiemment ton signe, notre signe.
Pour terminer, je tiens à remercier trois personnes admirables qui tout au long de la maladie, ont été là pour Céline; qui lui ont offert amour, tendresse, réconfort, compréhension, compassion, soutien;`qu'elles ont donné le meilleur d'elles mêmes tout en restant calmes, posées, résilientes et extraordinairement bienveillantes.
Merci Denis, Francine et Charlotte. C'est grâce à vous trois ensemble réunis que Céline a pu dépasser ses limites et qu'on a pu profiter de sa présence aussi longtemps. Je sais très bien que vous avez le coeur déchiré aujourd'hui, mais sachez que Céline vous aura aimés, appréciés pour tout ce que vous avez fait pour elle.
Hommage à madame Céline Dubé, lu par madame Lise Bédard, en l'église d'Amqui, le samedi 22 octobre 2016, jour de la célébration commémorative.
Quand j'ai appris le décès de ma grande amie Céline, j'ai pensé immédiatement à Denis, aux familles Dubé et Dufour, à sa soeur de coeur Annie Langlois et sa famille ainsi qu'à tous ceux qui, comme moi, sont profondément affligés. Je vous offre mes plus sincères condoléances. Permettez-moi de m'adresser à elle pour une dernière fois.
Je t'ai connue à la Ville d'Amqui, un jour d'avril 1984. À l'époque, tu avais 23 ans et tu commençais à exercer ta brillante carrière d'animatrice culturelle. Dès ce premier moment, j'ai ressenti ta facilité d'accueil, ton amabilité et ton engagement inconditionnel envers les arts et les artistes de la Vallée de la Matapédia. Tu étais engagée auprès de chacun et protectrice de leurs valeurs et de leurs talents. Comme eux, tu étais une artiste talentueuse en musique, Pourtant, nos n'étions pas nombreux à savoir que tu jouais habilement du saxophone, de la clarinette, de la flûte à bec, du hautbois et de la flûte traversière. Cadette d'une grand famille de dix enfants, son talent musical venait-il d'un héritage légué par ta mère qui avait écrit et publié en 1990, son livre autobiographique qu'elle a intitulé «Les secrets de mon destin ?» Nous avons tous bénéficié pleinement de ta créativité. À l'exemple, le Souper gala Artquimédia que nous avons créé ensemble en 1987, et celui de la Fondation sont représentatifs de ton implication professionnelle, de ton âme artistique et de ton intégrité infaillible.
Pendant plus de trente ans, tu as été une femme exemplaire dans le développement de la vie des arts. Tu fais partie des grands bâtisseurs et bâtisseuses de la culture de la Vallée de la Matapédia. C'est toi qui as donné un visage moderne à la vie culturelle d'Amqui et du milieu matapédien. De plus, ton rayonnement s'est étendu sur le Québec.Tu as implanté le CODEC, le R.O.S.E.Q. et le Rideau dans notre milieu. Tu les as présidés aussi. Tu nous as fièrement représentés comme ambassadrice culturelle en Belgique. Tu as accueilli dans l'enthousiasme les représentants de la culture de la France, du Salvador, du Mali et d'ailleurs. Enfin, ta carrière s'est poursuivie avec brio en tant qu'animatrice à la vie étudiante du Centre matapédien d'études collégiales.
Tu demeureras l'idole de tous ceux et celles qui t'ont regardée travailler au développement de la vie culturelle. Tu étais une femme engagée et reconnue dans le monde municipal, régional et provincial, le Conseil de la culture, les entreprises commerciales, les organismes gouvernementaux, provincial et fédéral, ainsi que dans les sites de réseaux sociaux d'Amqui, de Matane, de Rimouski et à cent lieues d'ici. Tu as reçu avec dignité et humilité de nombreux prix. Aussi, je me limite à mentionner: les trois prix «Mérite municipal», les cinq prix du R.O.S.E.Q., une mention «Travailleur en loisirs», et une plaque commémorative à ton nom qu'arbore une loge à la Salle Jean Cossette à la Polyvalente Armand-St-Onge d'Amqui.
Enfin, travailler auprès de toi a été l'occasion pour moi et les autres de trouver de la lumière pour résoudre les difficultés et les demandes de chacun de nous. Tu nous rassurais juste à entendre le joli ton de tes éclats de rire et ta célèbre devise « Une chose à la fois, on va y arriver». Tu as toujours su que l'ombre est faite pour le doute et que l'espoir vit dans la pleine lumière. À mes yeux, elle est indescriptible la qualité de ton âme où baignaient tes plus beaux sentiments humains: la simplicité, la droiture, l'honnêteté, l'altruisme, la grâce, la patience et la dignité. Tous aussi admirables et éblouissants même dans les moments les plus difficiles de la maladie grave qui t'a affectée.
Comme Antoine de Saint-Exupéry l'a si bien dit dans le Petit Prince, la vie exemplaire que tu as menée, c'est «un jardin fleuri de roses» jaunes où l'on pourra toujours cueillir ta lumière chaude et unique tel un soleil pour découvrir les routes qui vont toutes vers le coeur et l'amour des autres.
Reste le fait que c'est un moment émouvant pour te dire au revoir, mais avant tout merci et t'applaudir chaleureusement en me joignant à tous ceux et celles qui dans cette église sont venus te témoigner leur attachement profond et une éternelle reconnaissance.
En souvenir de Céline.....
À ceux que j'aime et ceux qui m'aiment
Quand je ne serai plus là, relâchez-moi,
Laissez-moi partir,
J'ai tellement de choses à faire et à voir,
Ne pleurez pas en pensant à moi,
Soyez reconnaissants pour les belles années,
Je vous ai donné mon amitié,
Vous pouvez seulement deviner
Le bonheur que vous m'avez apporté.
Je vous remercie de l'amour que chacun m'avez démontré,
Maintenant, il est temps de voyager seule,
Pour un court moment, vous pouvez avoir de la peine,
Nous serons séparés pour quelques temps.
Laissez les souvenirs apaiser votre douleur,
Je ne suis pas loin et la vie continue.
Si vous avez besoin, appelez-moi et je viendrai,
Même si vous ne pouvez me voir ou me toucher, je serai là,
Et si vous écoutez votre coeur, vous éprouverez clairement
la douceur de l'amour que j'apporterai.
Et quand il sera temps pour vous de partir,
Je serai là pour vous accueillir,
Absente de mon corps, présente avec Dieu.
N'allez pas sur ma tombe pour pleurer, je ne suis pas là, je ne dors pas.
Je suis les mille vents qui soufflent.
Je suis le scintillement des cristaux de neige.
Je suis la lumière que traverse les champs de blé.
Je suis la douce pluie d'automne.
Je suis l'éveil des oiseaux dans le calme du matin.
Je suis l'étoile qui brille dans la nuit.
N'allez pas sur ma tombe pour pleurer.
Je ne suis pas là, je ne suis pas morte.
On ne te dit pas Adieu Céline, mais plutôt:
À nos prochaines retrouvailles, et cela ne veut pas nécessairement dire dans l'au-delà.
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