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Hommages

Restez informé(e) en consultant cette section régulièrement. Nous y inscrivons les dernières nouvelles, les récents événements et des chroniques se rattachant à notre Maison commémorative familiale.

Hommage à Mme Madeleine CHABOT, THÉRIAULT

Hommage à Mme Madeleine CHABOT, THÉRIAULT

Hommage à madame Madeleine Chabot, lu en l'église d'Albertville, le samedi 6 août 2016, jour de la célébration commémorative. Dès la première fois où papa vous a croisée, vous étiez pour lui son ange apparue sur sa route, et toute votre vie ensemble, vous n’étiez pas seulement son épouse adorée mais sa princesse, sa protégée. Travailleuse acharnée, vous avez courageusement élevé toute une ‘’trolley’’ d’enfants dans le plus grand dévouement, dans l’écoute et dans la rigueur…., où l’éducation, le respect et la religion prenaient une place importante au quotidien. Cuisinière hors pair, vous faisiez les meilleures tartes aux pommes, les meilleures tartes aux framboises et les meilleures confitures aux petites fraises des champs, et ce tout en chantant et en endurant quelques enfants à tourner autour de la table à voler de la pâte ou à mettre le doigt dans le sucre fondant sur les fruits. Pour cuisiner des centaines de pots de confiture année après année, ça prenait plusieurs cueilleurs de petits fruits…., pas seulement des cueilleurs de feuilles qui s’en sortaient en sarclant le jardin ! Perfectionniste, tout ce devait d’être impeccable tant dans le ménage de la maison et de la laiterie, dans le repassage même des serviettes et débarbouillettes que dans l’état et l’habillement de vos enfants, que ce soit pour partir pour l’école ou pour la messe, et même pour l’étable…., archi-propres de la tête jusqu’au bout des ongles. Le mois de septembre apportait un grand vide dans la maison lors du retour à l’école de la marmaille…., mais apportait un grand soulagement pour les blessures de vos protégés lors des étés passés sur la ferme. Le mois d’août était pour vous votre plus grande inquiétude…., nous pouvons donc remercier le bon Dieu d’être encore tous vivants ! Aimant chanter pour calmer vos enfants, pour égayer la maisonnée et pour créer l’harmonie, c’était la signature de votre grande douceur. De toute votre vie, vous avez aimé tous ceux qui vous entouraient et pardonné à tous ceux qui vous offensaient. Mère douce sans pareil, avec toute cette bonté, cette générosité, cet amour et ce respect des autres, que ce soit avec vos enfants, vos petits-enfants et arrière-petits-enfants…, et même chaque passant (employés, ami(e)s, conjoints, conjointes), nous pourrions vous surnommer Sainte-Madeleine…, et en compagnie de Sainte-Thérèse, vous ferez sans doute une équipe du tonnerre pour continuer la protection de votre entourage. Un ange respectueux et respecté de tous nous quitte pour la lumière. Merci maman pour tout ce que vous nous avez laissé en héritage par le bien de votre éducation et de vos valeurs. Bon repos maman, nous vous aimons et vous gardons dans notre cœur !


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Hommage à Mme Rose-Aimée LAGACÉ, BÉLANGER

Hommage à Mme Rose-Aimée LAGACÉ, BÉLANGER

Hommage à madame Rose-Aimée Lagacé, lu par sa fille Diane, en l'église d'Amqui, le vendredi 5 août 2016, jour de la célébration commémorative. Chère Maman, Je viens te saluer, rendre hommage à la femme, à la mère que tu as été. Ces dernières années, la maladie effaçait petit à petit ta mémoire, te prenait ton intelligence, ta vivacité d’esprit mais toi…ton essence…ta capacité d’aimer, d’apprécier l’instant, de rire, de pleurer, tes émotions, ton âme était toujours parmi nous. Petit à petit, nous avons pris le relais de ta mémoire pour te rappeler toutes les grandeurs de tes réalisations. Oui, nous, tes dix enfants, avons eu la prétention de compter parmi tes plus grandes réalisations ; sans oublier tes 21 petits-enfants et tes 6 arrière-petits-enfants. Nous avons pris le relais de ta mémoire pour te rappeler, à chacune de nos visites, nos meilleurs souvenirs : ta cuisine qui sentait toujours bon que ce soient tes cuites de pains, tes tartes variées, tes confitures, tes marinades, ton cipaille, tes ragoûts, ton boudin et j’en passe. Ton accueil chaleureux de tous les visiteurs, nos conjoints, nos amis, des membres des grandes familles Lagacé et Bélanger, comment tu n’hésitais jamais à offrir une place à table et une assiette bien garnie. Tes couvertures tissées, tes catalognes qui donnaient une deuxième vie à nos vieilles chemises, à nos vieilles jaquettes. Nous avons pris le relais de ta mémoire pour te rappeler ta disponibilité à bercer, cajoler, garder tes petits enfants. Nous t’avons soutenue lorsque la maladie a rendu impossible ta liberté d’aller et venir, la perte de ton permis de conduire. Nous avons pris le relais pour préserver ta fierté, ta dignité d’être humain et de femme parce que dans ton amour tu nous as transmis le respect de l’autre et le respect de soi. Nous avons continué de t’aimer parce que c’est ce que tu nous as appris de meilleur, de plus grand dans ton talent d’institutrice, d’éducatrice, de maman. A travers nous, de nos vies, que nous te racontions, tu avais le sentiment de ce prolongement d’un peu de toi. Nous savons que nous garderons toutes et tous un peu de toi dans ce que nous sommes, dans ce que nous réalisons. Dans nos rencontres familiales, nous nous souviendrons de toi maman. Sois en paix avec ton mari Gérard et ton fils Louis retrouvés; tes sœurs, tes frères, tes parents et amis qui t’attendaient. Hommage à madame Rose-Aimée Lagacé, lu par sa petite-fille Raphaële, en l'église d'Amqui, le vendredi 5 août 2016, jour de la célébration commémorative. Grand-maman, Tu m’as tant cajolée, Tu venais me border quelques soirs, je savais que j’étais en sécurité Tu me racontais des histoires aussi Tu m’as lu des tonnes d’histoires, mais ce que tu ne savais pas C’est que c’était tes propres histoires que je préférais Elles parlaient de toi. Tu aimais tant la nature grand-maman Tu m’emmenais marcher avec toi, Tu m’as appris à moi-même, apprécier la richesse de la forêt, du petit rang. C’est avec toi que j’ai pêché ma première truite, Te rappelles-tu, tu m’emmenais au petit lac . On allait aussi cueillir des noisettes ensemble, des fleurs, des feuilles, mais ce que tu préférais sans aucun doute, c’était les petits fruits. Moi, je préférais d’avantage m’empiffrer dans ton bol bien rempli. L’amour de la nourriture, Je tiens peut-être cela de toi, Une vraie grand-maman gâteau Je ne pouvais repartir de chez toi sans avoir mangé une galette, du pouding, de la tarte ou du gâteau Mmmm, c’était tellement bon grand-maman En plus, jamais un morceau n’était trop gros avec toi Et peu importe la grosseur du morceau, j’avais toujours faim pour la dernière bouchée ! On était proche toutes les deux, Ensemble, on s’est vues vieillir 20 ans 20 merveilleuses années durant lesquelles tu m’as beaucoup appris, partagé, aimée, réconfortée et surtout beaucoup gâtée, Tu as été ma grand-maman Rose-Aimée Tu le seras éternellement pour nous tous, puisque tu continueras de fleurir dans nos cœurs. Et heureusement que les souvenirs existent tu sais, Parce qu’ils me rappelleront nos beaux moments En terminant, comme tu savais si bien me dire à la fin de chacune de nos rencontres, Salut ma belle, Je t’aime


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Hommage à M. Bertrand ''Bill'' LEBLANC

Hommage à M. Bertrand ''Bill'' LEBLANC

Hommage à monsieur Bertrand Leblanc, lu par son frère Benoit "Lou", en l'église de Lac-au-Saumon, le samedi 13 août 2016, jour de la célébration commémorative. Au nom de tous les miens, Mon cher Bill, Mon cher frère, Tu me permettras sans doute de passer outre au désir manifesté clairement dans le dernier hommage que tu rendais à ta chère Marcelle-Ange, de ne pas faire d'enflure verbale, Je m'autoriserai quand même, un écart de conduite relativement à ton désir. Dans un premier temps, je me permettrai de rendre hommage aux plus humbles parmi nous, qui sont ici présentes c'est-à-dire ceux qui ont travaillé pour ton père, pour moi et sous tes directives, de même que ceux que tu as dirigés dans d'autres domaines. On appelle souvent, ces gens ordinaires, bien que, dans la majorité des cas, ils sont plus extraordinaires que ceux que l'on considère comme faisant partie de notre élite. Cette affirmation m'incite à avoir une pensée particulière: aux travailleurs forestiers, aux camionneurs, aux mécaniciens, aux cuisiniers, aux forgerons, aux employés de bureau (comptables, commis, secrétaires et autres personnes) qui ont permis à notre père de s'élever au dessus de la masse, et de ce fait de te donner l'opportunité de faire les études, qui t'ont permis d'atteindre les plus hauts sommets dans le domaine littéraire. En second lieu, je m'en voudrais de ne pas faire allusion à ta compagne de vie Marcelle-Ange, qui t'as énormément aimé et épaulé. Je m'en voudrais également de ne pas faire allusion à un autre ange, et non le moindre, qui t'a secondé tout au long de ta vie, soit notre mère Paula. Il ne s'agit pas de bien dire et de bien faire, je me dois pour bien faire de saluer très humblement tes amis et gens du domaine littéraire qui sont ici présents.Également je m'en voudrais de ne pas saluer la présence de tous tes confrères, qui étaient pour toi si chers et que tu appelais communément tes potes en l'occurrence: Sabin, Georges et Berchmans. Je ne peux passer sous silence les notables ici présents: par là, je fais allusion à nos députés provincial et fédéral et également nos maires ici présents. Je veux également au nom de tous les miens et particulièrement de mes soeurs aînées Fernande, Lucille , te rappeler si tu nous entends, leur tristesse suite à ton départ précipité qu'elles ont toujours manifesté à ton égard amour sincère et respect. En terminant et dans mes moments de nostalgie, il m'arrive parfois de penser à des littéraires ce qui m'amène à te citer le vers de Paul Verlaine «Les sanglots longs des violons de l'automne blessent mon coeur d'une langueur monotone.» De ton frère qui malgré vents et marées et malgré les obstacles, t'a toujours apprécié et épaulé du mieux qu'il a pu. Tu me manqueras énormément. Affectueusement pour toujours. Hommage à monsieur Bertrand Leblanc, lu par monsieur Claude Jacques, en l'église de Lac-au-Saumon, le samedi 13 août 2016, jour de la célébration commémorative. La municipalité de Lac au Saumon, la Matapédia et la communauté littéraire du Québec viennent de perdre un personnage important de son histoire. Nous serions tous d’accord pour ajouter « un grand homme, un grand écrivain », mais nous savons que Bertrand, ou « Bill » selon votre préférence, n’aimait pas les éloges et que ce qualificatif lui déplairait. Mes premiers mots sont pour vous remercier, au nom de « Bill », pour votre présence ici aujourd’hui. Elle témoigne des liens d’amour, de reconnaissance et d’amitié que chacun de vous avez pour lui. Elle est aussi le signe le plus éloquent de votre attachement et de votre reconnaissance envers notre ami, parce qu’il a eu beaucoup d’importance pour vous, à l’un ou l’autre des moments de votre vie. L’objectif de mon intervention n’est pas de mettre « Bill » sur un piédestal ou de lui attribuer multitude de qualités car ce n’est pas ce qu’il souhaiterait, lui-même qui nous disait souvent : « Pourquoi vouloir canoniser quelqu’un lors de ses funérailles alors qu’on a passé sa vie à le dénigrer, le critiquer, voir même lui chercher multitude de défauts. » Rassure toi « Bill », le but de l’exercice n’est pas d’agir ainsi ni de te donner l’absolution sans condition, mais permets-nous de souligner la qualité de ton passage parmi nous et de te confirmer toute notre reconnaissance et notre amitié! « Bill » est né le 8 mai 1928, ici à Lac au Saumon. C’est en compagnie de son père Ludger, de sa mère Paula, de ses sœurs Fernande, Lucille, Ludgère et Jeannette et de son frère Benoit qu’il a vécu une enfance et une adolescence paisible. Bien qu’espiègle et joueur de tour, il a rapidement adhéré aux valeurs familiales et a toujours été respectueux de celles-ci. Il nous a d’ailleurs toujours parlé de ses parents avec respect et admiration. « Bill » avait par contre le sens de l’observation et a vite remarqué que la société du temps avait elle aussi son lot de personnages colorés, de commères, de "bootlegger". de citoyens aimables, d’autres moins, sans oublier les curés parfois intransigeants quant à la pratique religieuse et les contraintes du temps. Il s’est d’ailleurs inspiré de ces observations pour publier quelques livres, empreints d’humour mais tellement réalistes, sur les coutumes des gens de l’époque. Quelques années plus tard, il quitte la maison paternelle pour faire ses études, d’abord au séminaire de Rimouski et ensuite à l’université Laval et celle de Montréal, où il obtient un diplôme à l’école des Hautes Études Commerciales et une licence en sciences sociales. Cette période lui permet de côtoyer plusieurs confrères avec lesquels il conservera d’excellentes relations et même de grandes amitiés. « Bill » se dirige ensuite sur le marché du travail. Il se joint à son père pour œuvrer dans l’industrie forestière, ensuite avec son frère « Lou » dans la construction de chemin, puis enfin dans le domaine des assurances. Après quoi, il s’expatrie dans la région du Saguenay où il occupe le poste d’agent de développement économique d’Alma. Au cours de ces années, « Bill » s’est toujours consacré à l’écriture mais c’est à sa retraite, en 2001, qu’il décide de s’y investir à plein temps. Au cours des dernières décennies, « Bill » s’est adonné à l’écriture avec passion, intelligence et respect. Il avait la passion pour la langue française et désirait s’en servir pour exprimer sa pensée, divulguer ses états d’âme et ainsi exposer avec humour et réalisme les problèmes de notre société. Dépendamment de la situation, il savait manier les mots avec grâce et délicatesse, mais aussi avec exactitude et autorité. Comme l’écrit Philippe Claudel, pour « Bill », « l’écriture était à la fois une respiration, une nécessité, un vrai bonheur. » La société l’a souvent remercié pour ses œuvres et ses implications sociales. En plus d’avoir été admis à titre de membre de l’Union des écrivaines et écrivains du Québec, « Bill » s’est vu décerné de nombreuses reconnaissances, dont entre autres: - Le prix Arthur-Buies en 1979; - L’agate de distinction au gala Artquimédia en1993; - L’ordre du Québec et du Canada; - Le prix littéraire portant son nom, créé au salon des mots de Sayabec en 2014, remis à la relève littéraire. Malgré toutes ces reconnaissances, « Bill » est demeuré un homme simple. Il était généreux, intègre, et adorait la solitude, circonstance propice à la réflexion et à l’écriture. Il avait un sens de l’humour indéniable, ce qu’il a d’ailleurs démontré dans plusieurs de ses œuvres. Il détestait les commérages, les louanges et la vantardise, mais acceptait volontiers l’intégrité et l’amitié de ceux et celles qu’il a côtoyés, étant même un « mentor » pour plusieurs qui ont eu recours à son expertise, ses connaissances et ses conseils. Je crois que la vie de « Bill » fut joyeuse, qu’elle a été comblée par de belles amitiés, enrichie par la présence à ses côtés de personnes qu’il a appréciées et aimées; mais celle qui a marqué le plus sa vie fut son épouse Marcelle, la femme de sa vie, celle qui a su le combler de joie et qui nous a quitté trop tôt hélas, au grand désespoir de « Bill » d’ailleurs. Cette femme était souriante, radieuse, extrêmement attachante. Elle était sa compagne, sa confidente, sa Muse, celle qui lui inspirait admiration et confiance. « Bill » lui vouait un amour inconditionnel et nous disait souvent : « Sans elle, je ne serais pas ce que je suis, elle savait ramener à l’ordre le délinquant que j’étais, avec patience, calme et beaucoup de diplomatie. » « Bill » me disait d’ailleurs pas plus tard qu’il y a deux semaines : « J’ai hâte de la revoir. Depuis douze ans qu’elle m’a quitté, elle en aura sûrement beaucoup à me raconter, et il me sera agréable de lui accorder une partie de l’éternité pour l’écouter, pour la regarder, pour lui sourire, pour l’aimer. » Mon cher « Bill », ton vœux est maintenant exaucé et sois sans crainte, Dieu est assez miséricordieux, tel que tu le souhaitais, pour te faire une place dans son univers. Pour toi qui n’as pas eu d’enfants, l’écriture est la continuation de la vie et une forme d’immortalité. Tel que tu le précisais lors d’une entrevue, tes écrits perpétueront ta mémoire et les générations à venir pourront en bénéficier. (Je fais une parenthèse ici pour mentionner qu’hier était la journée du livre québécois. Pourquoi ne pas profiter de la circonstance et se procurer un livre de « Bill » et promouvoir ainsi son œuvre? ) Profite de ce repos bien mérité, oncle « Bill ». Profite de ce monde merveilleux où nous retrouvons ceux et celles que nous avons aimés. Loin de nous l’idée de te perturber dans cette nouvelle vie mais si tu as quelques minutes à nous accorder, fais que ton départ soit pour nous empreint de douceur, de sérénité et d’amour. AUREVOIR, BERTRAND, « BILL », ET MERCI POUR TOUT !!! Et comme il est de circonstances à la fin d’une pièce de théâtre, je vous invite à vous lever et applaudir l’œuvre et surtout l’homme qu’a été monsieur Bertrand B Leblanc.


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Hommage à Mme Rose-Hilda DEMEULES

Hommage à Mme Rose-Hilda DEMEULES

Hommage à madame Rose-Hilda Demeules, lu en l'église d'Amqui, le jeudi 11 août 2016, jour de la célébration commémorative. Je me souviens.... Je me souviens d'une maman occupée de bonne heure levée et tard couchée. Je me souviens d'une maman décidée, décidée à nous faire avancer malgré nous, souvent 7 à 8 baveux à organiser pour l'école ou autres destinations, pas toujours le temps de faire avec les gants, mais à la gang qu'on était, discipline et rigueur s'imposaient; fallait qu'elle tienne les rangs serrés, pas question de perdre le contrôle. Je me souviens, on l'appelait maman, c'était pas «sa mère», c'était pas «Rose-Hilda», c'était maman. Je me souviens, elle avait même développé un brin de diplomatie, un jour dans un repas de Noël chez Jocelyne, alors qu'elle trouvait son entrée plus ou moins à son goût, à dit: «Ah ! c'est bon pour quelqu'un qui aime ça!». Une amie me disait: «Comment qu'elle a fait pour en élever 15», comme y disait dans la chanson: ...«Ma gang de malades, vous êtes donc fou» ..., y l'avait écrit pour nous autres celle-là». Je me souviens, une maman toujours affairée, lavage, ménage, cuisine, couture, épicerie, la radio jouait et maman fredonnait en s'activant d'un pas ferme et énergique, répartitrice à ses heures, distribuant les tâches afin de mener sa barque à bon port, avec un peu de télé pour divertissement quotidien. Elle avait aussi des rêves, mais pas le temps de penser à elle. On peut tout de même souligner un de ses rêves réalisés; c'était d'avoir une voiture à son goût et d'avoir obtenu son permis de conduire à 55 ans et ce, à sa 3e tentative. Du caractère, de la fierté, de l'autonomie, à l'occasion un câlin, un bon mot d'encouragement, py marche par là mon homme, t'es capable. Voilà quelques brefs souvenirs qui ont teinté mon existence dont j'avais le temps et le goût de les partager avec vous. Au nom de nous tous, Merci ! Adieu maman !


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Hommage à M. Normand BELLAVANCE

Hommage à M. Normand BELLAVANCE

Hommage à monsieur Normand Bellavance, lu en l'église de Sayabec, le samedi 6 août 2016, jour de la célébration commémorative. Il a joué sa dernière ″game″. Maintenant dans ta nouvelle vie de lumière et d’amour, repose en paix mon cher Normand. Aujourd’hui, je veux te rendre hommage pour ta force de caractère à lutter dans la maladie. Ensemble, nous avons grandi dans ces épreuves, apprenant de toi l’acceptation par la foi de ta condition de vie depuis 24 ans. Nous avons développé des compétences à différents niveaux. Moi, dans la recherche sur la bonne alimentation (sur les produits naturels, etc.) Toi, dans l ’application. Notre cheminement spirituel a grandi avec nous deux dans la foi. Pour toi, tu as travaillé au niveau holistique, spirituel, physique, psychologique et visualisation. Tu as tout donné depuis 24 ans dans la maladie où notre GPS de la vie nous a conduits sur une route bien tortueuse : cancer, insuffisance rénale, cœur, etc. Tu as livré ta bataille avec brio. Tu vivras toujours dans mon cœur. Je t’aime comme tu nous as aimés, ta famille, moi et les miens. Merci au nom des miens d ’avoir été présent dans nos vies. Maintenant ″The game″ is over!


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Hommage à M. Benoit FILLION

Hommage à M. Benoit FILLION

Hommage à monsieur Benoit Fillion, lu par sa fille Ginette, en l'église d'Albertville, le samedi 30 juillet 2016, jour de la célébration commémorative. Quand nous étions jeunes, papa nous gâtait beaucoup car il avait le coeur sur la main et du chocolat plein les poches. Je peux vous dire que cette main là, va nous manquer pour les futures bénédictions du Jour de l'An. Maman, malgré sa mémoire chancelante, a dit à Léo dernièrement, que ce serait lui qui remplacerait le père. Il a chassé jusqu'à l'âge honorable de 91 ans et prévoyait y retourner encore cette automne, d'ailleurs, il avait promis quelques tranches de steak au personnel infirmier. C'était son sport favori et ses mets préférés. Lui qui a tant réparé de moteurs dans sa vie, cette fois-ci, il n'a pas su réparer le sien "son coeur", brisé de chagrin de perdre un peu plus à chaque jour, sa femme adorée, mais il l'a quand même gardée auprès de lui très longtemps, trop même pour sa santé. Je suis bien heureuse de l'avoir épaulé afin de prendre soin de maman et de lui avoir remonté le moral à certains moments difficiles. En son nom, j'aimerais remercier tout particulièrement Marielle, qui lui a consacré toutes ses vacances annuelles depuis 6 ans ainsi que Paul-André qui était son mécanicien attitré et ce, en tout temps, ce qui veut dire; dans la minute près. Mes autres frères et soeurs ainsi que leur conjoint et conjointe ont tous contribué, chacun et chacune à leur façon, afin de le maintenir à la maison jusqu'à la toute fin de sa vie et ainsi réaliser son rêve le plus cher de ne pas aller en hébergement. Il nous disait très souvent combien il a été choyé d'avoir eu de si bons enfants et le disait aussi, à tout ceux qui voulaient l'entendre. J'espère qu'il a su gardé ses deux mains sur le volant pour faire ce dernier voyage et ainsi se rendre directement au ciel. Papa, nous sommes fiers de toi et tu nous manque déjà ! Hommage à monsieur Benoit Fillion, lu par sa petite-fille Caro, en l'église d'Albertville, le samedi 30 juillet 2016, jour de la célébration commémorative. Nous, les petits-enfants, avons eu la chance de côtoyer un homme fort et fier, un pilier, mais surtout, un homme de cœur et de famille. On se souviendra toujours de ses barres de chocolats Mars, qu'il nous sortait en douce de sa cachette... Des aiguilles de grand-maman sur le rideau de cuisine, avec laquelle, il prenait plaisir à nous faire sursauter en nous piquant une fesse. Il nous taquinait souvent en disant: Comment ça qu' tu manges par en dessous du nez ? Et ne tolérait aucune casquette à table, hen les cousins ? Vous souvenez vous aussi de la force de ses mains, quand il nous empoignait le genou pour nous faire rire, pour dire vrai, on riait jaune. On aimait beaucoup les rassemblements familiaux du dimanche où il nous faisait danser avec son accordéon. Il avait toujours le bon mot pour nous faire rire, le premier à lancer une niaiserie à grand-maman. Grâce à lui, nous, ses 17 petits-enfants, sommes des parents aimants, affectueux et attachés aux valeurs familiales. Il nous a transmis sa simplicité, son amour et son goût de vivre intensément, ça c’est du grand-papa ! C'est pour toutes ces raisons, que nous sommes privilégiés d’être ses descendants et d’avoir eu l’honneur de lui donner 20 arrière-petits-enfants qu’il a pu prendre sur ses genoux pour les chatouiller à son goût. Nous sommes tristes aujourd’hui, mais nous pouvons être fiers de l’avoir eu aussi longtemps dans nos vies. Aujourd'hui, cousins et cousines, unissons nos voix pour dire : «Bon voyage grand-p’pa, on t’aime »xxx


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Hommage à M. Antoine MARQUIS

Hommage à M. Antoine MARQUIS

Hommage à monsieur Antoine Marquis, lu en l'église de Sainte-marguerite-Marie, le samedi 25 juin 2016, jour de la célébration commémorative. Nous sommes tous réunis aujourd'hui pour rendre hommage à un homme bon, un homme de coeur, de vie et de famille. Nous voulons te démontrer à quel point ta présence a embelli nos vies. Étant le 11ième d'une famille de 12 enfants, il a contribué aux travaux avec son père dans le domaine du courrier et de la marchandise dans les camps de bûcherons. Dans les années 50, il entreprit avec son père de faire du transport en «snowmobile» lorsque les chemins étaient fermés l'hiver. De sainte-Marguerite à Causapscal, matin et soir, il parcourait le chemin pour rendre service aux gens de la paroisse. En 1952, il fit la connaissance de sa conjointe qu'il voyageait en taxi. C'est le 10 août 1957 ici même, que furent célébrer leur mariage. De cette union, sont nés 4 enfants: Eddy Sylvain, Éric et Suzanne. Quelques années plus tard, il obtint un contrat pour faire du transport scolaire. En même temps qu'il faisait ce métier, il était aussi agriculteur. Nous allons garder à tout jamais dans nos coeurs l'image de l'homme généreux, serviable, minutieux et ponctuel que tu as été. L'image d'un homme travaillant qui n'arrêtait jamais, et c'est l'exemple que nous avons suivi. Du plus loin de nos souvenirs, tes grandes qualités ont marqué nos vies. Tu as été un père merveilleux qui nous as donné tout l'amour qu'il possédait. Tu as aussi été un grand-père sensationnel pour tes petits-enfants qui t'ont adoré. De toi, ils garderont de merveilleux souvenirs, tu es celui sur qui ils ont toujours pu compter.... Durant les derniers jours de ta vie, ton désir était de rester à la maison le plus longtemps possible. Tu as fini ta souffrance entouré des gens que tu aimais. Aujourd'hui, tu as rejoins ta famille et nous voulons te dire: Merci mon amour ! Merci papa ! Merci grand-papa ! Attends-nous, un jour ou l'autre, nous te rejoindrons, à notre tour nous rentrerons à la maison. Tu n'es plus là où tu étais, mais tu es partout là où je suis. Grand-papa, je t'aime !


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Hommage à M. Philippe MORNEAU

Hommage à M. Philippe MORNEAU

Hommage à monsieur Philippe Morneau, composé et livré par ses petits-enfants Joanie et Maxime. Pour mon grand-papa, Papi, les moments passés avec toi resteront gravés dans nos mémoires à tout jamais. Nous allons toujours nous rappeler de chaque moment passé avec toi. Mon papi était un homme qui aimait la vie et qui en profitait pleinement, il était toujours présent pour sa famille et toujours souriant. Il avait sa personnalité bien à lui. Mes plus beaux souvenirs sont ceux passés au chalet en famille; tu aimais tellement passer du temps en plein air, ta joie de vivre va nous manquer. Tu es tellement parti vite, je garderai toujours en mémoire mes derniers moments passés seule avec toi… C’était aux chevaux, tu aimais tellement les chevaux ! On allait voir les tirs de chevaux ensemble, quand j’étais petite. En fait, plus jeune, j’avais peur des chevaux mais je me sentais en sécurité puisque j’étais avec mon papi ! Papi, veille sur nous de là-haut. Nous t’aimons fort et tu seras dans nos cœurs à jamais ! XX Joanie Cher popère, Ton sourire et ta bonne humeur ont marqué plus d’un cœur. Je me souviendrai toujours de nos promenades avec ta grosse GM bleue et de ne pas avoir une seule minute de silence, car tu me faisais tellement rire que j’en pleurais. Sur ton lot à bois, quand tu m’offrais d’embarquer avec toi, au lieu d’avec mes parents pour revenir à la maison, je voyais ça comme un grand privilège. Je me sentais si bien, en sécurité à tes côtés. Aujourd’hui aussi, j’ai la larme facile mais pas pour la même raison. «Tu nous as joué un tour», comme tu le dirais si bien. Je n’oublierai jamais aussi à quel point tu me faisais confiance et que j’avais peur que tu en doutes. Quand tu me faisais prendre la scie mécanique ou quand tu me faisais reculer ta GM avec ton gros «trailer». Malgré l’âge que j’avais et que j’ai aujourd’hui, faire quelque chose devant toi, me paraissait un défi pour que tu sois si fier de moi. La passion et la joie qu’exprimaient tes yeux lorsque tu faisais quelque chose que tu aimais, étaient magiques. Partout où tu as passé, tu as laissé des traces de cette magie et on t’en remercie. Repose-toi bien popère, dis bonjour à momère Morneau de notre part. La lumière que tu as allumée dans nos cœurs ne s’éteindra jamais! XX Max  


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Hommage à monsieur M. Louis-Paul TREMBLAY

Hommage à monsieur M. Louis-Paul TREMBLAY

Hommage à monsieur Louis-Paul Tremblay, lu par son petit-fils Vincent, en l'église de Sayabec, le vendredi 1er juillet 2016, jour de la célébration commémorative. Bonjour tout le monde, avant de vous dire quelques mots plus personnels, je vais vous lire l’éloge familial. Un gros merci à Vanessa qui a su trouver les bons mots pour partager les sentiments de la famille. Cher mari, cher père, cher grand-père, cher arrière-grand-père, seulement quelques jours séparent la dernière fois où l'on a pu se tenir la main et se regarder dans les yeux. Telle la marée, la vie est venue te chercher t'amenant dans ce havre de paix, de douceur et de lumière. Maintenant, pour nous, tout a changé. Mais ton souvenir restera à jamais gravé dans nos coeurs. Parce que l'homme récolte ce qu'il a semé, il n'est pas étonnant que tous ceux qui t'ont connu, aimé et qui ont partagé ta vie, voient encore le sillon laissé par ton oeuvre qui fut de donner, d'aider et d'aimer son prochain. Tu avais compris que ce qu'un homme a semé, il le moissonnera aussi et qu'on ne peut semer n'importe comment si on espère être exaucé. Par ton exemple, et tes enseignements, tu nous as permis de vivre dans une merveilleuse famille. Nous poursuivons notre route avec confiance grâce aux souvenirs de tes paroles, de ton sourire et de tes conseils que tu nous as offerts tout au long de ta vie. Par ton travail et ton implication acharnée au sein de nombreuses organisations, tu nous as permis d'apprendre la valeur du travail, du partage, du don de soi et de l'amour. Tu nous as guidé sur le chemin de la vie en nous poussant à devenir meilleur jour après jour. Tu as été un grand-père présent et aimant dont le souvenir sera toujours présent. Au cours de ces nombreuses années, nous avons aussi été témoin de ta foi en Dieu à maintes reprises. Tu auras été un homme de foi, de charité et rempli de bienveillance pour les autres. Il y a quelques jours tu fermais doucement les yeux. Seule la pensée de la fin de ton combat, de tes souffrances nous aide à surmonter ce vide laissé par ton départ. Bien sûr, il y aura de ces moments où nous aimerons te faire part de nos joies, de nos projets, de nos peines... Mais malgré tout, nous sommes persuadés de ta présence constante auprès de nous. Tu resteras toujours dans notre mémoire un homme accueillant et toujours disponible pour les autres. Tu peux maintenant reposer en paix et regarder avec bienveillance tous ceux qui ont partagé ta vie et qui t'ont aimé. Tu resteras toujours dans nos coeurs. Tu as mérité ce repos éternel et paisible. Nous avons eu la chance de t'avoir dans nos vies et ces moments seront à jamais gravés dans notre mémoire... Nous continuerons à rendre vivant ton souvenir au fil du temps... Nous t'aimons beaucoup... Ta famille. Plus personnellement mon papi, je te remercie sincèrement. Merci de m’avoir montré ce qu’était un homme passionné. Passionné de sport : Tu as entraîné bon nombre d’athlètes de Sayabec, et à moi, tu m’as appris à écouter un match du Canadien avec émotion, merci papi! Passionné de musique : guitare, clavier, voix, danse, c’est incroyable le nombre de belles soirées que tu as animées, de chorales que tu as dirigées. Tu m’as donné la piqure de la scène, merci papi. Passionné d’éducation : Tu as côtoyé des milliers de jeunes. Tu as ouvert la voie à 3 générations de profs de maths, merci papi. Je vais toujours me souvenir de tes éternuements du matin, de chacun des Noëls où tu prenais tellement de plaisir à remettre tous les cadeaux, de ton don pour endormir les enfants, de la fierté que tu avais en moi et que dire de celle que tu avais en ton arrière petit-fils. Tu m’as été un papi rempli de compréhension et d’amour. Veille sur nous!! Je t’aime!! Prières universelles lues en l'église de Sayabec, le vendredi 1er juillet 2016, jour de la célébration commémorative. PRIÈRES UNIVERSELLES Au moment où la mort nous prive de Louis-Paul, notre prière veut rappeler combien sa présence nous était bonne. Demandons au Seigneur de se souvenir de lui dans son amour. Écoutons les intentions de prières préparées par Jean-Claude Gagné. Louis-Paul était un homme de foi et de principes. Il a fréquenté assidûment notre église. Aujourd'hui, il nous réunit dans la prière et la fraternité pour sa dernière visite chez nous. Nous te rendons grâce, Seigneur, pour les témoignages reçus et donnés; aide l'Église, afin qu'elle produise de nombreux témoins de la foi et de l'amour. Seigneur, écoute notre prière La famille fut une priorité pour Louis-Paul. Avec Thérèse, il n'a pas hésité à accueillir d'autres enfants sous le toit familial à différentes époques. Pourvoir aux besoins de tous ces enfants, les éduquer, créer les conditions propices à leur épanouissement et les accompagner dans leurs projets s'inscrivaient dans la fidélité à ses engagements. Donne à ses enfants et à leurs familles le réconfort qu'ils méritent. Seigneur, écoute notre prière L'école a occupé le plus grande partie de la vie de Louis-Paul. Tout d'abord, comme enseignant en mathématiques au secondaire, puis comme directeur à l'école primaire, il a influencé la vie de milliers de jeunes. Il a su inculquer à ceux-ci le respect des personnes, le sentiment d’appartenance et l'amour du travail bien fait. Pour tous ces dons reçus et partagés, nous te rendons grâce, Seigneur. Seigneur, écoute notre prière La musique a pris une place importante dans la vie de Louis-Paul. Qu'on se souvienne de l'orchestre Les Trémolos qu'il a formé avec des jeunes du primaire, des nombreuses soirées dans les Carnavals de La Jeune Chambre et de la St-Jean et des soirées de danse des 50 ans et plus, ils ne comptaient pas ses heures. Qu’on se rappelle les cours de danse qu'il donnait aux jeunes du primaire en para scolaire et des chorales de jeunes qu'il préparait pour une messe la veille de Noël en soirée. Pour la qualité de cette présence active au service de la population et des jeunes, nous te remercions, Seigneur. Seigneur, écoute notre prière Louis-Paul a consacré de nombreuses heures pour offrir aux jeunes l'opportunité de pratiquer des sports variés tels, le ballon-balai, le baseball, l’athlétisme pour les olympiades de fin d’année qu’il organisait avec brio. Rappelons-nous le succès de ses jeunes dans l’Est du Québec et au provincial. À tous ces jeunes, maintenant devenus des adultes, donne Seigneur le goût de s'impliquer. Seigneur, écoute notre prière À la fin des années 90, Louis-Paul nous a laissé en héritage deux choses importantes : la survie de la Villa Georges-Fournier, autrefois le Foyer Ste-Marie, qui était vouée à la démolition par la Régie régionale de la Santé; puis comme Chevalier de Colomb, il a initié une collecte pour doter le cimetière Jardin de la Paix d'un corpus sur la grande croix. Pour la qualité de son implication sociale, demandons au Seigneur de supporter la relève. Seigneur, écoute notre prière Se souvenir de Louis-Paul, c'est le revoir souriant, accueillant, toujours prêt à rendre service malgré les contrariétés du quotidien. Sa force morale le soutenait, même dans la maladie, il a demeuré serein. Donne-lui Seigneur la paix, le repos et le bonheur sans fin. Seigneur, écoute notre prière Seigneur, notre Dieu, toi qui es passé parmi nous en faisant le bien par Jésus, ton fils, accueille aujourd'hui Louis-Paul qui nous a donné tant de bonheur et reçois-le dans ta maison. Nous te le demandons par Jésus, le Christ, notre Seigneur. Amen


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Hommage à M. Napoléon CHOUINARD

Hommage à M. Napoléon CHOUINARD

Hommage à monsieur Napoléon Chouinard, lu en l'église de Causapscal, le samedi 11 juin 2016, jour de la célébration commémorative. Ce n'est pas simple, de rendre hommage une dernière fois, à une personne qui a vécu aussi longtemps que notre père. Au cours de sa longue vie, pour chacun de nous, à différentes époques, il a été une personne bien différente de celle qui vient de mourir. Pour moi, le père dont il me plait de me souvenir, c'est celui de mon enfance. J'aime à me rappeler l’homme plein d'espoir, progressiste et aimant la vie. Pour mes frères, c’est probablement le garagiste qui avait réponse à tout. Pour ma soeur, c’est son ouverture sur le monde, son intérêt pour la nouveauté qu’elle retient. Papa est né à Saint-Quentin au Nouveau-Brunswick en 1922. Il est l'avant-dernier d’une grosse famille. Il y passera les sept premières années de sa vie dans ce qui était à l’époque un embryon de village. Un village de compagnie. En effet, Grand- Papa Chouinard, qui travaillait comme mécanicien et homme à tout faire pour une compagnie forestière de Sayabec, s’était vu offrir le même poste par la même compagnie, mais à Saint-Quentin. Après sept ans, désireux de revenir au Québec (c’était la Crise, peut-être que le moulin a fermé), apprenant que le gouvernement offrait des terres à Sainte-Marguerite, Grand-Père Chouinard est venu s’y installer. Quand il est arrivé à Sainte-Marguerite, Papa n’avait pas encore mis les pieds dans une école. Il y ira tout au plus trois ans, suffisamment pour apprendre à lire, à écrire et à compter. C’est Maman qui achèvera son apprentissage de la lecture et de l’écriture au début de leur mariage. Jeune adulte, Papa s’engage dans l’armée et se retrouve en formation à Halifax. Il a beaucoup aimé cette expérience, surtout parce qu’il conduisait des camions. Même, il aurait bien aimé participer à la guerre, tout comme un de ses frères aînés, mais l’armistice a été signée avant qu’il ait eu le temps de traverser de l’autre bord. Il a courtisé quelques filles, mais c’est Thérèse Lemieux, maman, qui lui est tombée dans l’oeil. Maman venait de Causapscal et cette année-là, elle était maitresse d’école dans le rang du Ruisseau-Creux. Quand ils se sont rencontrés, papa se promenait dans une petit brouette puisqu’il s’était blessé à une jambe, ce qui faisait rire Maman quand elle nous le racontait. Ils se sont mariés et ont habité un temps chez nos grands-parents Chouinard. Puis, papa a acheté la terre et la maison d’Albert St-Gelais, toute la partie basse du village pour ceux et celles qui connaissent le coin. C’est là où sont nés les 4 premiers de la famille : moi, Marie-Paule, Jacques et Michel. À la fin des années 50, il a construit sa nouvelle maison, juste un peu plus loin (la maison de Jean-Claude maintenant), et y a déménagé sa famille. Là, naitront Claude, Doris, Joanne et Marc. Il a construit aussi un garage et a installé des « tanks à gaz ». Voilà, il sera toujours à partir de ce moment mi-travailleur forestier, mi-mécanicien. Le travail en forêt comme bûcheron a sans doute été son principal métier. On imagine assez bien la vie difficile dans les camps de bûcherons : l’isolement, les conditions d’hygiène pas toujours adéquates, les longues heures de travail au froid et parfois la maladie. Pendant un hiver, il avait même failli mourir d’une pneumonie et depuis ce temps, même en été, papa portait une camisole de laine du pays que Maman devait lui tricoter et... un petit sachet de camphre attaché avec une épingle à couche. Il aurait pu, comme bien d’autres, se contenter de la petite vie toute tracée d’avance. Se contenter de bucher de la pitoune, ou se trouver un travail permanent qui lui aurait assuré de faire vivre sa famille. Mais, non, il était de ceux qui avaient besoin de relever des défis. Il aimait par-dessus tout, tout ce qui avait un volant, un moteur, quatre roues de préférence, qui sentait l’huile ou le gaz, qui ronronnait ou pétassait. Il a été un des premiers du village à posséder un snowmobile. Avec son snow, il faisait du taxi l'hiver. Avec ses bulldozers et ses trucks, il a travaillé pour la voirie mais aussi dans le bois. Au fil des ans, il a aussi possédé plusieurs autos, des ski-doos, des trois-roues, des pickups, des tracteurs de ferme, et j’en oublie sûrement. Avec ses machines, il a construit des routes, bûché du bois, transporté des matériaux, gratté la neige et même participé à la construction de l'église, ce dont il était fier. Cela explique en partie le chagrin qu’il a ressenti lorsqu’on l’a démolie. Qui dit machineries dit endettement. Avouons-le, ses projets n’ont pas toujours été des réussites financières. Mais je ne pense pas que ces difficultés l’ont découragé. C’était par-dessus tout un bon travailleur, habile, débrouillard, fort comme dix hommes et sans contredit, un homme vaillant. Voilà sans doute la raison pour laquelle il trouvait toujours facilement du travail. Mais il ne fallait surtout pas le bousculer, et encore moins lui marcher sur les pieds, car il s’en allait assez vite voir ailleurs. Cela ne l’a pas empêché de rêver à de grandes réussites. Même à la fin de sa vie, il croyait encore dur comme fer qu’on trouverait du pétrole ou de l’or sur ses terres, ce qui l’enrichirait. Son garage était souvent le lieu de débats politiques et de chicanes municipales. C’est là, tout en travaillant, qu’on réglait le sort de la municipalité, de la province... du pays... et du monde entier. Il est de la génération de ceux qui ont mis la Révolution tranquille en marche et porté Jean Lesage au pouvoir en 1960. Je l'ai vu jubiler lors de cette victoire politique. Tout comme le disait un slogan de l’époque, il croyait que « Qui s’instruit s’enrichit » et nous a encouragés dans cette voie. Papa était un homme de principe. Voici une petite anecdote qui l’illustre bien. Pendant sa jeunesse, après avoir pris une bière de trop, en revenant à Sainte-Marguerite, il a coupé un poteau de téléphone avec son auto. Eh bien, croyez-le ou non, après cet accident, il est rentré chez les Lacordaire et n’a plus pris une goutte de boisson… du moins jusqu’à son grand âge. Au désespoir de maman. Quand il a eu 70 ans, il a commencé à acheter du vin, qu’il mélangeait à la viande. Mais comme il le disait, la boisson qu’on met dans la nourriture, ça ne compte pas, si bien qu’il a toujours cru qu’il n’avait jamais trahi son serment de Lacordaire. Religieux, très croyant, constable pendant des années à l'église, fier de porter des drapeaux pendant les processions, il n’aurait pas manqué la messe pour aucune considération. C’était aussi un homme d’engagement social. Il était toujours là pour organiser les fêtes paroissiales, les tombolas, le défilé de la Saint-Jean-Baptiste ou celui de la Fête-Dieu. Il a été Président du club de l'âge d'or et il a même fait le bonhomme Carnaval à quelques reprises. Il a connu une seconde jeunesse dans son grand âge, après la mort de maman. Avec Armand Gallant, il a appris à danser et il ne manquait pas une veillée « en bas », que ce soit à Causapscal ou au Lac-au-Saumon. il s’est même fait une blonde. Comme Jacques nous le rappelait, même pendant les pires tempêtes de neige, le samedi soir, il descendait en bas pour danser. Dans la dernière partie de sa vie, il faisait encore du vélo et surtout il passait beaucoup de temps dans sa serre, un canne de Raid pas trop loin, prêt à faire feu, si une bibitte osait s’en prendre à ses tomates ou à ses concombres. Tous ces légumes, il les donnait aux voisins. Il y aurait encore beaucoup à dire. Mais le souvenir, je crois, qu’il voudrait qu’on garde de lui, c’est celui d’un homme fier qui a toujours su se relever, garder la tête haute et faire face courageusement à la vie. Repose-toi bien Papa. Tu l’as mérité... P.S. : En terminant, je crois qu’il faut dire merci à Jacques et Jocelyne de même qu’à Michel et Johanne qui se sont plus particulièrement occupés de lui durant la dernière partie de sa vie. Merci aussi à Annick pour avoir veillé sur lui généreusement.


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