Hommage à madame Monique Boudreault, lu par ses nièces Kathy et Josianne, en l'église de Ste-Florence, el samedi 28 novembre 2015, jour de la célébration commémorative.
Bonjour à tous,
Nous nous ferons messagères pour Anick, Karine et Sylvestre, et notre mission est de rendre un hommage tout en couleur à cette maman, grand-maman, à la soeur, la belle-soeur, la tante, l'amie, la femme, bref à Monique.
Elles voudraient que vous vous souveniez de leur mère comme une maman aimante, qui a toujours fait ce qu'il fallait pour qu'elles ne manquent de rien. Elle leur a inculqué de bonnes valeurs, elle leur a appris toute jeune la débrouillardise, l'amour de la nature, la passion de cette montagne «La Milniked» où elles y ont passé une grande partie de leur vie, à vivre des aventures d'exploitation, de chasse tout aussi loufoques, rassembleuses et constructives les unes que les autres. Sa personnalité extraordinairement courageuse, déterminée et fonceuse dans la vie, va sûrement les inspirer et leur aider à passer à travers cette étape si difficile que de perdre une maman, leur point de repère. Elle leur a promis de veiller sur elles et de leur faire signe de l'au-delà, qu'elles seules pourront reconnaître. Quelle belle marque d'amour et de sentiment d'appartenance, pour ses filles et son petit-fils Sylvestre.
Elle était aussi une conjointe vaillante et généreuse de son temps, sans oublier ses talents de femme à tout faire. Elle s'est investie personnellement, sans regarder les énergies et les efforts pour que l'entreprise de son mari puisse fonctionner.
Elle a fait partie d'une famille de 7 enfants ou ceux-ci pouvaient compter sur cette soeur, quand les imprévus ou bien les épreuves se manifestaient. Elle pouvait sembler forte, avoir une certaine distance, s'être faite une carapace pour ne pas démontrer sa vulnérabilité, mais ce n'était qu'apparence. Elle avait le coeur sur la main, c'était une femme de peu de mots, mais une femme avec l'intérieur rempli de belles valeurs.
C'est en mai 2009, que sa vie a été transformée, lorsque son petit-fils Sylvestre à vu le jour. Un petit rayon de soleil est venu illuminer ses jours, lui donner un regain de vie. Il faut voir son visage sur les photos de famille, les clichés instantanés pour se rendre compte qu'elle rayonnait de bonheur.
Il ne faudrait pas oublier, son rôle de tante, pour qui ses nièces et neveux vont assurément la regretter. Elle aura trouvé une façon bien spéciale et unique de les rassembler, de leur faire vivre de belles expériences, de les faire rire, de leur laisser un tatouage sur leurs coeurs.
Avec ces 58 ans de courte vie, elle a quand même vécu de belles choses. On se souviendra, sans contredit, de ses talents d'artiste, de créativités qui sortaient de l'ordinaire et qui l'ont rendue heureuse.
Du côté santé,elle ne l'a pas eu facile. Tous ceux et celles qui la connaissent, savent de quoi il est question. Et puis la vie est venue lui arracher plusieurs êtres importants, elle les a vus partir les uns après les autres, ce qui ne l'aidait pas à gérer ses émotions, jusqu'à l'année dernière ou cette même vie lui a indiqué une date d'expiration.
À partir de ce moment, elle est entrée dans une étape de résiliation, jusqu'au «lâcher prise». Elle a même pris le temps de préparer son départ pour que tous et chacun reçoivent un message, un petit cadeau, ses dernières volontés. C'était son destin.
Ceci étant dit, durant ces derniers mois, elle s'est faite aider, supporter, aimer, par tous ses proches. On pense à ses filles, à ses soeurs et frères qui essayaient de combler tous ses besoins, lui démontrant ainsi leur amour et affection. Elle a même bénéficié de l'assistance de sa grande soeur Ginette qui était à son chevet pour la gâter, pour l'aider à faire son train-train quotidien, lui faire ses petits caprices qu'elle aimait bien lui dicter et la taquiner ...
Nous terminerons sur une touche plus joyeuse, plus rigolote, car nous sa famille, on l'a connue sous des aspects plus cocasses et nous aimerions vous énumérer quelques anecdotes pour vous faire rire, sourire, vous faire dilater la rate, les voici:
1 - Pour sa fille Anick, jusqu'à un certain âge (6 ou 7 ans) elle croyait que dormir un peu partout était normal, quand on sait que c'était causé par sa maladie.
2- Réveiller ses filles en pleine nuit pour aller coucher au Camp, et manquer des journées d'école.
3- Ses nièces et neveux qui s'amusaient à la faire parler dans son sommeil.
4- Son système ingénieux pour entendre les orignaux se promener la nuit, dans le lac devant le camp.
5- Le magasinage avec Monique voulait assurément dire: Aller à l'Écosite.
6- Les 4 à 7 des trois soeurs, pour faire passer du temps de qualité avec leur mère Rose-Hélène.
Il y en aurait tant d'autres à raconter, mais nous sommes certaines, que plusieurs d'entre vous ont eux aussi une anecdote, un beau moment à raconter. Gardez-les bien précieusement dans votre esprit, car cela vous appartient ...
Vous voyez, cette Monique était peu banal, c'est comme cela que vous devez vous en souvenir. Lorsque vous vous dirigerez du côté de la Milniked, ne vous surprenez pas si vous ressentez sa présence, si les souvenirs viennent dans votre esprit sans que vous ne le demandiez.
C'est que de son nuage, elle vous observera et fera en sorte qu'un signe de sa part se manifeste à vous, comme elle l'a promis à ses deux filles. Vous ne serez plus seuls, vous saurez en quelque part, qu'elle sera là à vous attendre et vous recevoir comme dans son vivant.
Repose en paix, Maman, Mamie, Monique,
Tu l'as bien gagné et mérité ce repos éternel ...
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