À cette page de calendrier...
Par André Fournier, PRF 6 novembre 2013 andre@gfournier.com Dans les temps anciens, c’était le sablier dont les grains de sable s’écoulaient, qui marquait la périodicité d’un cycle. Dans nos temps modernes, pour certains c’est le calendrier au mur, pour d’autres c’est l’agenda électronique qui nous situent dans le temps nous livrant les dates inscrites au calendrier. Et il y a de ces dates qui ont une importance fondamentale, dont une de ces dates charnières qui est le jour anniversaire du décès de ces personnes qui nous étaient chères. À un moment de notre existence, on se trouve dans cette situation, inconsciemment l’horloge intérieure vient réveiller la venue de ce jour. Il arrive même que certaines personnes se sentent mal à l’aise ou tristes sans même savoir pourquoi et ce, parfois plusieurs semaines à l’avance. Ce premier anniversaire vient la plupart du temps réactiver tout ce que l’on a pu vivre auparavant avec la personne disparue. C’est souvent à cette date charnière que certains prennent pleine conscience de l’absence définitive de cette personne qui n’est plus. À cette date clé, l’on se retrouve comme replongé dans le même état d’esprit que l’an précédent, comme si l’on avait l’impression de revivre les événements comme s’ils s’étaient passés la veille. Et ce même état d’âme peut ressurgir également à toute autre date ayant un rapport direct avec l’être que l’on a perdu. Il est fort probable qu’un sursaut de tristesse refasse son apparition sans préavis durant l’année comme par exemple : à la date de son anniversaire, à Noël, au Jour de l’An, le jour de la naissance d’un enfant au moment où l’être disparu lui, n’était pas présent pour vivre l’événement, etc.. Il est important de ne pas négliger cette émotion mais plutôt de l’explorer. C’est sans doute que notre corps tente d’envoyer un message clair à «l’enfant intérieur» qui se cache en chacun de nous, pour peut-être lui dire qu’il est probablement venu temps de faire un simple retour pour libérer la peine qui n’a jamais peut-être eu l’occasion d’être exprimée. Tout au long de l’année, je vous invite à garder tout particulièrement un contact étroit avec les personnes de votre entourage qui approchent de la date de la première année de leur deuil. Vous savez, un petit coup de téléphone, une petite invitation amicale peut avoir la plus grande importance pour ces personnes. Un simple petit geste qui peut apporter une force incroyable et contribuer grandement à la guérison de ceux qui restent.
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