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Chroniques

Restez informé(e) en consultant cette section régulièrement. Nous y inscrivons les dernières nouvelles, les récents événements et des chroniques se rattachant à notre Maison commémorative familiale.

Les promesses

Les promesses

Par André Fournier, PRF 17 avril 2013 andre@gfournier.com Lorsque tout va bien dans notre vie et que nous discutons des rituels funéraires avec nos proches en croyant que ça n’arrivera que dans cinquante ans et même plus, il nous arrive de dire : « Quand je vais mourir, je veux que vous me promettiez que je serai incinéré, pas exposé, que mes cendres seront dispersées aux quatre vents et que mes funérailles se dérouleront à telle église, etc…». Mais voilà qu’au moment du décès, ceux qui restent doivent, en plus d’affronter la peine, exécuter les promesses faites dans des circonstances de joie et de vie, sans la pleine conscience de tout ce que ces promesses peuvent impliquer pour eux et pour les autres. Je vous invite à faire attention à ce que vous demandez. Quand vous vous exprimez à ce sujet, soyez vigilants et prudents car peut-être que certaines promesses ne seront pas ajustées aux sentiments que ressentiront vos proches au moment de vivre l’épreuve. Peut-être qu’ils réaliseront que leurs besoins sont différents maintenant qu’ils font face à l’épreuve. Peut-être qu’ils ressentiront le besoin de vous revoir une dernière fois. Peut-être qu’ils regretteront d’avoir fait ces promesses et souhaiteront les respecter juste parce qu’ils l’ont promis et qu’ils veulent respecter vos volontés. Peut-être qu’ils réaliseront aussi à ce moment que le deuil a une dimension personnelle, bien sûr, mais aussi une dimension familiale, sociale et communautaire qu’il faut aussi respecter. La définition du respect ce n’est pas d’exécuter des demandes qui peuvent blesser les gens qu’on aime. Comme le dit l’Abbé André Bouchard; « le respect c’est la qualité du regard que l’on pose sur les personnes, les événements et les choses. Regardons à deux fois avant de prendre une décision si lourde de conséquences pour ceux et celles qui restent. » Les rituels funéraires ont été inventés par les hommes et pour les humains afin de permettre un passage important de la personne décédée et de son entourage. Les rituels funéraires, c’est culturel, et ils ont une fonction thérapeutique. Avant de trop les réduire, il est essentiel d’en comprendre l’importance et l’utilité lors d’un deuil. On ne peut pas sortir de notre vie, de nos engagements en cachette, soucions-nous des autres même quand nous ne serons plus là, car pour ceux et celles qu’on laisse, ça peut faire une grande différence pour leur guérison. Comme professionnel en rituels funéraires; ce que je perçois, en ces moments, malgré la douleur et la peine qu’ils vivent, c’est que ceux et celles qui restent ont la capacité de faire les choix importants pour eux et pour leur entourage. Si, parfois, vous tenez à laisser des directives à l’égard de vos rituels, comme il serait judicieux de leur laisser aussi le message suivant : « Si pour une raison ou une autre, vous deviez modifier en tout ou en partie mes volontés exprimées, sachez que je serai de tout coeur avec vous et tout à fait en accord avec les modifications que vous jugerez à propos d’apporter à ce moment.» N’est-ce pas notre plus grand souhait que ceux et celles que nous laissons arrivent à traverser le deuil et soient un jour capables d’aimer et de s’engager à nouveau dans des liens d’amitié et d’amour et les rituels funéraires sont un des éléments importants qui favorisent la guérison du coeur pour atteindre ces objectifs.


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Des soins funéraires de qualité ICI dans la Matapédia

Des soins funéraires de qualité ICI dans la Matapédia

Par André Fournier, PRF 10 avril 2013 andre@gfournier.com Les années apportent leur lot de changements et ce, dans divers champs d’activités et le monde funéraire n’en est pas épargné. C’est ainsi que l’incinération fut acceptée au début des années 60 répondant aux exigences de la vie actuelle. De ce fait, deux modes de disposition du corps sont maintenant inscrits dans les pratiques modernes dont l’inhumation classique et la crémation. Advenant le cas où votre choix s’arrête sur l’inhumation classique, une panoplie de nouvelles techniques ont été mises sur pied dont l’utilisation de nouveaux produits permettant d’élever le travail des spécialistes en thanatopraxie de la Maison Fournier à un niveau des plus élevés. Les rites funéraires modernes exigent du raffinement et un souci du détail. C’est donc maintenant depuis une dizaine d’années que ces techniques dérivées du milieu artistique sont utilisées par la Maison commémorative familiale Fournier. Nos spécialistes en thanatopraxie sont avant tout des artistes dédiés à redonner au corps humain, toute sa dignité. Ce corps qui mérite, faut-il le rappeler, d’être vu par les proches et amis afin de permettre à ceux-ci de vivre pleinement leur deuil. Pour ceux et celles qui optent pour la crémation comme mode de disposition de leur corps au moment de leur décès, je vous rappelle que ce service est offert ICI dans la Vallée de la Matapédia soit au Crématorium de l’Est qui est situé à Sayabec, propriété de la Maison commémorative familiale Fournier. Ainsi, il n’y a aucun transport de défunts qui est effectué à l’extérieur du territoire de la Matapédia. Il m’importe aussi de vous sensibiliser à l’importance de l’exposition du corps avant cette étape ultime. Tel que déjà présenté dans l’une de mes chroniques, je vous rappelle que c’est dans les moments de profonds chagrins provoqués par la perte d’un être cher, que notre conscient a besoin de preuve qu’une vie terrestre est arrivée à son terme; et si ceux qui restent ne peuvent voir de leurs propres yeux l’être aimé, ils auront davantage de difficulté à s’adapter à son départ. Que vous optiez pour l’inhumation classique ou la crémation, sachez que tous les défunts qui sont confiés à la Maison commémorative familiale Fournier, bénéficient de soins qui sont réalisés avec la plus grande délicatesse par un professionnel en rituels funéraires (PRF), ce travail étant empreint de gestes mesurés et respectueux. La Maison commémorative familiale Fournier est bien présente sur tout le territoire de la Matapédia et vous offre des services professionnels de qualité supérieure marqués de professionnalisme et d'humanité dont les hauts standards sont directement liés à l’engagement, le respect, l’écoute, l’empathie, l’éthique et l’intégrité.


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Le deuil : Un témoignage vécu

Le deuil : Un témoignage vécu

Par André Fournier, PRF 3 avril 2013 andre@gfournier.com Lorsque la mort vient défoncer la porte de notre vie, il est tout à fait normal d’en être déstabilisé pour plusieurs jours, voire pendant des semaines. C’est pourquoi il est sain de prendre une pause, de prendre le temps de réaliser ce qui vient de se passer, et de préparer les rituels funéraires de la personne décédée, ces préparatifs ayant pour objectif entre autres de souligner à sa juste valeur la vie unique de l’être qui nous a quittés. On sous-estime trop souvent le bien que provoque chez l’être humain la visite à la Maison commémorative lors du décès d’un proche, ce que peut apporter la vue du corps de l’être qui nous a quittés. Tout cela, sans négliger la personnalisation de la vie du défunt qui est un juste moyen de se rappeler ses passions, ses passe-temps par le biais de photos, de souvenirs, de musique, de collections ou d’objets relatant sa vie. Il est surprenant de constater le bienfait qu’apporte la personnalisation qui engendre divers échanges entre les membres d’une même famille ou d’une communauté. Un jeune homme me faisait part dernièrement de son expérience lors de sa visite à la Maison commémorative. Il m’a d’ailleurs donné l’autorisation de partager avec vous son vécu pour tenter de mettre en lumière et/ou de sensibiliser tous ceux qui doutent encore du bienfait de cette pratique. Pour les besoins de cette chronique, je nommerai le jeune homme : Pierre. Pierre a quitté la Vallée depuis plusieurs années pour faire carrière à l’extérieur de la région. Il n’y revient qu’à l’occasion pour de brèves visites. Dernièrement au décès de son grand-père, il s’est déplacé pour venir dire un dernier au revoir à celui-ci en n’ayant ni peur ni attente. Son dernier souvenir de sa visite dans une Maison commémorative remontait à très loin. Il m’a avoué avoir été ébranlé par l’annonce du décès de son grand-père et à la fois serein en le voyant dans toute la beauté de son être, provoquant en lui un sentiment inexplicable et profond de paix intérieure. Pierre a pu échanger avec les membres de sa famille et se rappeler de nombreux souvenirs à la vue des articles de bois que son grand-père s’amusait à bricoler pour lui et ses cousins, des nombreuses photos de lui en compagnie du défunt au moment où il n’était encore qu’un enfant. Aussi le fait d’avoir réentendu les chansons préférées de son grand-père a fait naître certes de la nostalgie, mais en même temps, lui a apporté en mémoire tous les plus beaux souvenirs de celui qui les a quittés, images sereines qu’il rapporte avec lui au plus profond de son coeur. Pierre est reparti en remerciant les membres de sa famille et l’équipe de la Maison commémorative familiale Fournier de lui avoir permis de vivre une telle expérience. En conclusion, il faut se rappeler que l’essentiel, c’est «la vie» qui a été vécue et l’impact qu’elle a eu sur les parents et les amis. Pour honorer cette vie unique, il est important de faire de ces moments, des instants qui soient mémorables.


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Le congé de Pâques : une occasion d’échanger

Le congé de Pâques : une occasion d’échanger

Par André Fournier, PRF 27 mars 2013 andre@gfournier.com Au cours de la prochaine fin de semaine, dans la plupart des familles, il y aura un brunch, un dîner ou un souper de Pâques. Le jambon et les bons plats à l’érable seront sans doute à l’honneur pour régaler les estomacs les plus gourmands. Et pourquoi ne pas profiter de cette occasion pour nourrir également votre coeur et favoriser les échanges avec ceux qui vous entourent ? Pour les membres des familles endeuillées qui vivront cette journée en l’absence de quelqu’un qui fut important pour eux, il y a peut-être beaucoup de peine et d’émotions qui seront aussi au rendez-vous. Pendant ces périodes de festivités, lorsque vos souffrances viennent vous envahir et prendre toute la place, deux possibilités s’offrent à vous. Le premier scénario possible; vous vous efforcez d’ignorer toutes les émotions qui sont emprisonnées au fond de votre gorge, qui vous étouffent, qui ont tendance à vous rendre impatients, ternes et tristes. Refermé sur vous-même, vous vivez très difficilement ces jours en espérant qu’ils seront vite passés, tout en vous privant ainsi d’un moment précieux de partage avec les membres de votre famille. La deuxième issue pourrait être des plus enrichissantes et pourrait vous procurer une certaine quiétude une fois vécue. Au moment où vous serez rassemblés, un membre courageux de la famille pourrait prendre la parole, nommer la personne décédée et ouvrir le partage sur les émotions qui vous habitent tous à ce moment précis. Il est probable que ces échanges deviennent à la fois très émouvants et peut-être même déstabilisants, mais combien importants et salutaires dans votre processus personnel de deuil. Ainsi vous pourrez ensuite être plus sereins et capables de prendre part à la fête et de vous amuser un peu, sans doute ce qu’aurait souhaité pour vous, l’être aimé qui vous a quitté. En conclusion, il faut retenir que l’expression de ces émotions vient mettre des mots sur ce que provoque l’absence de la personne décédée en chacun et chacune de vous, tout en vous apportant une certaine libération. Cela n'a rien de honteux ... au contraire, cela est tout à fait sain et légitime. Les professionnels en rituels funéraires (PRF) et les officiers en rituels funéraires (ORF) de la Maison commémorative familiale Fournier s’unissent pour souhaiter personnellement à chacune et chacun un bon congé de Pâques et présume pour vous de doux et bons moments entourés des membres de votre famille.


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De l’autre côté des larmes

De l’autre côté des larmes

Par André Fournier, PRF 20 mars 2013 andre@gfournier.com Au cours des sept dernières semaines, nous avons traversé l’évolution du deuil dans son ensemble. Faut-il le rappeler, ce «passage obligé» n’est pas un événement mais davantage un processus, il est donc important de prendre le temps d’absorber les changements et répercussions qu’il engendre. Plusieurs m’ont fait part que ces chroniques leur ont été salutaires, et qu’ils s’étaient sentis interpelés par l’ensemble des propos tenus dans l’élaboration de ces dernières publications. À travers elles, nous avons tenu à rendre hommage d’une certaine façon au précieux travail, aux nombreux ouvrages de monsieur Jean Monbourquette, auteur et conférencier renommé dans le domaine funéraire. Ces écrits ont été une source continue d’informations qui nous ont permis de détailler pour vous, toutes les étapes de ces moments difficiles. Nous ne détenons malheureusement pas en main la clé qui peut vous permettre de traverser cette étape sans heurt, ni blessure. Toutefois, si le décès d’un être cher vous amène à vivre des moments particulièrement pénibles et que vous souhaitez obtenir une aide complémentaire, sachez que la Maison commémorative familiale Fournier est là pour vous et ce, en tout temps. Des livres de ressourcement sont mis à votre disposition pour consultation. Pour ce faire, nous vous invitons à venir nous rencontrer, il nous fera plaisir d’être votre oreille et de vous fournir les outils qui seraient susceptibles de vous venir en aide. Pour un cheminement plus approfondi, il existe aussi la Maison Monbourquette qui offre une ligne d’écoute, d’information et de références. Vous pouvez les contacter en composant le 1-888-LE DEUIL (1-888-533-3845). Demeurant soucieux de ne vous offrir que le meilleur et dans le but de maintenir de façon durable la qualité des services, des programmes de formation sont mis en place en collaboration avec le CEGEP de Rimouski offrant l’opportunité aux membres du personnel de la Maison commémorative familiale Fournier d’obtenir une attestation d’études collégiales à titre de professionnels en rituels funéraires (PRF) ou d’officiers en rituels funéraires (ORF). Nous profitons d’ailleurs de cette vitrine pour vous remercier, gens de la communauté du grand territoire matapédien et de ses environs. • Merci de la confiance manifestée envers l’équipe de la Maison commémorative familiale Fournier, des gens d’ICI qui sont là pour vous avant, pendant et après les rituels funéraires; • Merci de nous permettre de s’approcher de vos coeurs blessés pour vous accompagner dans les étapes de cette douloureuse expérience; • Merci de nous permettre d’être témoins de votre courage et très souvent de votre renaissance après des départs qui auront été pour vous et vos proches, difficiles à vivre et à surmonter. Ensemble, nous avons beaucoup à apprendre du mystère de cette souffrance humaine et aussi de la vie qui elle, est toujours prête à renaître.


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Les étapes du deuil : l’héritage

Les étapes du deuil : l’héritage

Par André Fournier, PRF 13 mars 2013 andre@gfournier.com Après avoir détaillé pour vous au cours de ces dernières semaines les étapes du deuil, nous voici arrivés à l’ultime et dernière phase de ce «passage obligé» soit l’héritage, cette période permet à l’endeuillé de voir ce qu’il peut retirer de cette grande expérience humaine. Jour après jour, la souffrance engendrée par la perte de l’être cher s’estompe petit à petit malgré que l’endeuillé continue à ressentir un très grand vide. Le temps est alors propice pour combler ce vide en l’enrichissant de tout ce que cette relation terrestre qui est terminée, a pu apporter. Il est temps par exemple pour l’endeuillé de faire le bilan des qualités, des valeurs qui l’ont attiré chez la personne décédée; de se rappeler qu’est-ce qu’il a recherché ou aimé dans la relation qu’il a entretenue avec l’être disparu. Cela peut se traduire par : une nouvelle façon d’envisager la vie, un nouveau centre d’intérêt, une certaine douceur, l’amour de la musique ou des arts ou encore une nouvelle manière de prendre soin de soi. Inévitablement, la personne décédée n’a pas pu vivre auprès de son entourage sans y laisser quelque chose d’elle-même et en contrepartie, la personne endeuillée a investi d’elle-même également dans l’être aimé, parfois même inconsciemment avec certaines attentes. Afin de ressortir grandi de cette expérience le plus sereinement possible, l’endeuillé peut reprendre possession au plan spirituel de tout ce qu’il a investi dans l’être aimé au cours de la relation. L’endeuillé doit reconnaître également la richesse intérieure acquise auprès de la personne décédée et ce, en la remerciant pour tous les projets réalisés ensemble, pour toute l’affection manifestée, pour tous les cadeaux reçus sans souvent en avoir été conscient, pour les attentions de tous les jours, pour lui avoir transmis ses connaissances et la maîtrise de les utiliser. L’endeuillé peut enfin se féliciter d’avoir persévéré dans la résolution de son deuil, se féliciter également de s’être découvert une nouvelle force intérieure, pour avoir acquis une nouvelle sensibilité et pour avoir fait de sa souffrance une indéfinissable source de maturité. C’est après ce long processus que la vie peut reprendre son plein essor et suivre son cours. Quant aux êtres disparus, ils ne sont jamais oubliés tant qu’ils vivent au plus profond du coeur de ceux et celles qui sont nourris de leurs plus beaux souvenirs. Les professionnels en rituels funéraires (PRF) et les officiers en rituels funéraires (ORF) de la Maison commémorative familiale Fournier, des gens d’ICI qui sont sensibles à votre peine et qui sont là quotidiennement près de vous, qui sont là pour vous.


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Les étapes du deuil : l’échange des pardons

Les étapes du deuil : l’échange des pardons

Par André Fournier, PRF 6 mars 2013 andre@gfournier.com Choisissant à travers mes chroniques de mettre des mots sur les diverses étapes du deuil, je demeure conscient que cela vient faire revivre pour certains d’entre vous, un éventail incroyable d’émotions. Concernant l’explication des dernières semaines du cheminement du deuil vers la guérison, je rencontrais au cours des dernières semaines une personne qui m’a confié ceci et avec sa permission, je la cite : «C’est réconfortant de savoir que ce qui m’arrive est normal et reconnu et c’est en même temps dérangeant parce que je constate que j’ai encore à vivre probablement bien des étapes avant d’être guérie du départ de celui que j’aimais tant. J’apprends tranquillement à vivre autrement…». Tel que je l’ai mentionné au cours de l’une de mes dernières chroniques, chaque être humain est unique, et chacun découvre à son propre rythme le nouveau sens de sa vie pendant et à la suite d’un deuil. Laissez libre cours au temps, il est votre meilleur et votre plus grand allié. Pour poursuivre à travers l’évolution des étapes du deuil, l’échange des pardons fera l’objet de ma présente chronique. C’est une phase où l’être humain élimine les résidus de colère, de culpabilité ou d’animosité encore ressentis envers l’être disparu. La personne endeuillée s’engage dans un rituel de pardon. Pardonner, cela ne veut pas dire oublier, ce n’est pas non plus de nier ce qui a été; cela signifie surtout libérer l’être disparu en lui pardonnant d’être parti trop tôt ou sans prévenir, d’être parti sans avoir pris le temps de dire adieu à qui que ce soit, d’être parti sans avoir dit un dernier «je t’aime», d’être parti sans avoir accompli toutes ses promesses, d’être parti avec une portion de votre vie ou encore, d’être parti avec vos rêves d’avenir. De plus, l’endeuillé doit-il apprendre à se libérer en se pardonnant à lui-même de se sentir fragile et vulnérable, d’être en souffrance, d’avoir peur ou de se sentir frustré par cette nouvelle vie qui va débuter, de faire des rêves qui semblent impossibles ou encore de vouloir aimer à nouveau. En faisant ce rituel, l’endeuillé se soulage de sa culpabilité qui est malsaine pour lui-même et se donne l’opportunité de retrouver ainsi la paix du coeur. Pour y arriver, l’endeuillé doit aller régulièrement puiser dans les richesses de son intérieur; et pour certains cela peut se traduire par des périodes de prières, de méditation ou de détente par la relaxation. Laissez monter en vous ces émotions afin qu’elles puissent s’évanouir d’elles-mêmes pour laisser place à des jours meilleurs. Les professionnels en rituels funéraires (PRF) et les officiers en rituels funéraires (ORF) de la Maison commémorative familiale Fournier demeurent sensibles aux gens de la communauté qui ont à vivre la douloureuse expérience humaine qu’est le décès d’un proche. Ils vous prêtent ICI à chaque jour une écoute de qualité avant, pendant et après les rituels funéraires.


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Les étapes du deuil : la découverte d’un sens à sa vie

Les étapes du deuil : la découverte d’un sens à sa vie

Par André Fournier, PRF 27 février 2013 andre@gfournier.com Au cours des semaines précédentes, nous avons décortiqué ensemble les premières phases du deuil jusqu’à l’accomplissement des tâches qui y sont reliées. J’aborderai avec vous cette semaine le sujet délicat du sens de la découverte de la vie après le décès d’un être cher. C’est une étape où l’être humain ne réussit pas toujours à trouver une raison de vivre, surtout dans les premières semaines qui suivent le décès. C’est une période très intense au plan spirituel. C’est là que l’endeuillé découvre parfois bien malgré lui, de nouvelles ressources en lui-même et apprend à faire davantage connaissance avec lui-même. C’est une étape du deuil qui apporte avec le temps, un immense gain de maturité. L’endeuillé se trouve face à une question posée par l’existence dans cette phase du deuil, et la seule façon de pouvoir y répondre est de prendre sa propre vie en main, sans l’autre. L’être humain est intensément à la recherche d’un nouveau sens à donner à sa vie, mais étant fragilisé par la peine qui l’habite, l’endeuillé vit cette étape comme un vide existentiel. Aussi paradoxal que cela puisse sembler à priori, l’endeuillé devra chercher parfois son but à l’extérieur de lui-même, plutôt qu’en lui. Pour chaque personne qui a à traverser ce «passage obligé», l’existence prend de façon unique un sens différent. De par le nombre d’endeuillés rencontrés au fil des ans, je peux répertorier à peu près 3 façons différentes pour l’endeuillé d’y parvenir. • En faisant dans le quotidien une bonne action, en participant à une oeuvre, ce qui fait référence au sens de l’accomplissement. Cette façon procure à l’être humain un bien–être et un sentiment de satisfaction qui lui ouvre de nouveaux horizons; • En faisant l’expérience de quelque chose de nouveau, comme par exemple : de la bonté, de la beauté en prenant contact avec la nature ou avec une certaine culture ou encore mieux, de connaître le caractère unique d’un autre être humain; • Et finalement, en assumant pleinement l’inévitable souffrance. Il est possible de trouver un sens à l’existence, même dans une situation désespérée en constatant sereinement que l’on ne peut changer son destin. C’est une étape où la perception des choses prend tout son sens. L’endeuillé peut choisir de voir avec tristesse le calendrier de ses jours s’amincir à mesure qu’il enlève les feuilles, en n’envisageant que le vide devant lui. Il peut aussi en contrepartie, afficher son nouveau calendrier et aborder le vide qui l’habite, en rangeant soigneusement toutes les anciennes feuilles de son calendrier en ayant pris soin d’écrire quelques mots à l’endos de chacune. Il pourra alors se pencher avec tendresse sur toute la richesse contenue dans ses notes, sur tous les moments d’une vie qu’il a partagés avec l’être aimé et d’en conserver ainsi de précieux souvenirs. Au moment où se vit le «passage obligé», comme le dit l’auteur Bernard Moitessier : «C’est le destin qui bat les cartes, mais c’est nous qui les jouons.» Les professionnels en rituels funéraires (PRF) et les officiers en rituels funéraires (ORF) de la Maison commémorative familiale Fournier, des gens d’ICI près de vous, qui sont là pour vous.


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Les étapes du deuil : l’accomplissement des tâches subséquentes au deuil

Les étapes du deuil : l’accomplissement des tâches subséquentes au deuil

Par André Fournier, PRF 20 février 2013 andre@gfournier.com Au cours des derniers jours, plusieurs d’entre vous m’ont apporté leurs commentaires concernant l’exploration des étapes du deuil qui a fait l’objet des chroniques des dernières semaines. Vous êtes nombreux à m’exprimer le bien qu’elles vous apportent, me témoignant que ces chroniques viennent appuyer le ressenti de vos propres expériences. Je vous remercie de vos bons mots et de votre appréciation qui viennent motiver davantage la poursuite de la publication de ces chroniques, qui est une autre façon de vous témoigner notre empathie en vulgarisant pour vous ce qui se passe lorsque la vie oblige chacun et chacune d’entre nous, à emprunter ce chemin qu’est le deuil, ce «passage obligé». Au cours des dernières semaines, nous avons déjà exploré ensemble les premières phases du deuil qui sont : le choc, le déni, l’expression des émotions et des sentiments. Cette présente chronique abordera l’accomplissement des tâches reliées au deuil. Cette étape survient dans le temps, lors de la préparation des rituels funéraires ou après les jours qui y font suite. C’est le moment où l’endeuillé devra voir à l’application des volontés du défunt. où il se donnera le mandat d’accomplir les rites liés à sa culture et sa religion. C’est également à cette étape que l’endeuillé se retrouvera parfois avec le fardeau de remplir les promesses qui ont pu être faites au défunt avant son grand départ. Au plan physique, c’est l’étape du grand détachement de la relation avec le corps de l’être aimé. Le moment aussi où l’endeuillé passera en revue l’ensemble des effets qui ont appartenu à la personne disparue et devra s’en défaire pour un bon nombre d’entre eux. Ce sera aussi le moment où seront contemplées les photos de l’être aimé avant de les ranger dans des albums. C’est l’étape où le vide se fait grand, le détachement s’impose, le dialogue n’est plus, c’est la pleine réalisation que le lien terrestre est rompu… Dans ce processus de guérison, l’endeuillé se sent seul devant son miroir, il ressent parfois comme une soif de compléter des échanges qui n’ont pu être terminés avec l’être aimé qui n’est plus. C’est la phase pour l’endeuillé où l’écriture peut devenir une bouée alors qu’il pourra compléter les dialogues inachevés par le biais de l’écriture d’une lettre adressée au défunt. L’écriture permet d’extérioriser la peine ressentie pour laisser la place à la sérénité et à l’acceptation. Elle permet à l’endeuillé de se libérer sans aucune crainte d’être jugé par qui que ce soit, n’ayant comme témoin que son stylo et sa feuille de papier. Au cours de cette phase du deuil, l’endeuillé doit se donner le droit de prendre le temps, de respecter son rythme tout en demeurant conscient qu’il ne pourra escamoter les tâches qui s’imposent dans la traversée de cette période. Dans toutes les étapes de votre deuil incluant celle-ci, tous les membres du personnel de la Maison commémorative familiale Fournier sont là près de vous, au moment où vous en avez tant besoin, vous apportant leur empathie et leur écoute.


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Les étapes du deuil : l’expression des émotions et des sentiments

Les étapes du deuil : l’expression des émotions et des sentiments

Par André Fournier, PRF 13 février 2013 andre@gfournier.com Je poursuis avec vous cette semaine l’exploration des étapes du deuil. Ces informations ne vous sont données qu’à titre indicatif seulement. Ce sont simplement des points de repère qui marquent les étapes du cheminement de l’endeuillé vers la guérison. Le détail de ces étapes vous est fourni en respectant l’ordre chronologique des phases du deuil que j’ai pu le plus fréquemment observer au fil des ans. Il ne faudrait pas prendre ces repères, en essayant de les coller au dos d’une personne comme une étiquette, parce que chaque personne est unique et vit une histoire unique également. Faisant suite aux 2 premières phases qui sont le choc de la nouvelle et le déni, je vous parlerai des effets ressentis au moment où le corps doit absorber la pleine conscience de la perte de la personne décédée. Au cours de cette phase, une multitude d’émotions habitent l’endeuillé. Le corps est sur le point de céder à toutes ses résistances qu’il s’était imposées depuis l’annonce du décès de l’être aimé; tout comme un barrage qui s’apprête à se rompre. Et lorsque ce cap est traversé, le corps réalise la perte de cette personne. L’endeuillé se voit confronté à l’impossibilité d’un retour de la personne disparue; cette douleur est grande et parfois insoutenable. Il se voit submergé par le flot des émotions qui en alternance, arrivent et se retirent tout comme le mouvement des vagues du fleuve sur la grève. Un ensemble d’émotions se manifestent, telles : l’anxiété, la peur, l’impuissance, la tristesse, la colère, la culpabilité, le sentiment de libération, les lamentations de la pleine conscience de la perte, appelées «la grande braille» par M. Jean Monbourquette. Pour les décrire brièvement, l’anxiété c’est au moment où la personne se voit perdre la maîtrise sur l’existence de l’être aimé et sur sa propre vie. La peur s’installe et lui confirme qu’il sera séparé à tout jamais de la personne décédée. La tristesse est la souffrance propre du deuil, la douleur du coeur, c’est l’étape où pour l’endeuillé, plus rien n’a d’importance; pleurer et parler de sa peine permet de vivre pleinement le chagrin. Il est important de ne pas éviter cette phase. C’est parfois à cette étape qu’apparaissent les symptômes tels que le manque d’appétit et de concentration, une grande fatigue et de l’insomnie. La colère est un sentiment humain, il révèle une forme de protestation devant le vide, l’absence de l’être aimé. Il est possible que la personne en deuil tente de trouver un coupable de la mort de l’être aimé. La culpabilité est un sentiment que l’on retrouve souvent chez le jeune enfant, qui se sent responsable de la mort. Chez l’adulte ce sentiment pourra apparaître lorsqu’il retourne la colère contre lui-même. Il est nécessaire de pouvoir exprimer le sentiment de libération sans culpabilité. Pensons entre autres à ce parent que l’on aimait profondément et qui est maintenant soulagé de ses souffrances par la mort. La pleine conscience de la perte et l’acceptation se présente au moment où l’endeuillé cesse de nier et réalise totalement l’étendue de sa perte. Cette étape marque la fin de l’attachement terrestre, c’est un moment de grande douleur communément appelé «la grande braille», qui laissera place par la suite à un sentiment de paix intérieure et un début de cicatrisation de la blessure. L’endeuillé pourra alors parler de sa perte sans être submergé par toutes ses émotions. Si vous êtes à vivre ces états d’âme; soyez indulgent envers vous-même, car chacune de vos émotions est correcte, valable et surtout humaine. Donnez-vous également le droit d’exprimer chacune des émotions ressenties. Elles viennent confirmer que le deuil n’est pas l’oubli de la personne disparue, mais une nouvelle façon de se relier à elle.


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