Hommage à M. André CARON
Texte hommage à monsieur André Caron, présenté au salon le vendredi 3 octobre et le samedi 4 octobre 2014. La mort d'André, que nous avons tant aimé, nous amène à nous demander ce qui fait la valeur et la beauté de la vie. Et bien, André a vécu une longue vie durant laquelle il a aimé les siens tout simplement et sans bruit. Un amour réel en s'intéressant à chacun et à chacune de nous. Il s'informait de tout: l'école, le travail, les voyages, les achats de maison, l'acquisition de terre, l'arrivée des conjoints, la naissance des enfants. Bref, tout ce qui pouvait arriver dans la vie, il prenait le temps de savoir et de comprendre. Cet intérêt et cette curiosité faisaient en sorte qu'on se sente tous unique et apprécié par lui. Nous en éprouvions alors beaucoup de fierté. La foi d'André était vive et solide. Durant toute sa vie, il est allé à l'église et il y tenait, des centaines et des centaines de fois. Même s'il était toujours assis derrière pour bien admirer toute la splendeur de la «cathédrale» comme il s'amusait à appeler son église. Son admiration pouvait donc s'épanouir à sa guise entre deux petites jasettes avec les voisins et les connaissances en visite à Val-Brillant. Il a aimé bien tendrement Rosette et cela depuis toujours. Et il avait vu juste, car elle l'a appuyé toutes ces années d'une manière inconditionnelle que seul l'amour ne peut expliquer. Et nous te remercions Rosette d'avoir été aussi attentive à lui. Et il était fier de ses enfants, de leur conjoint et de ses petits-enfants qui ont parfois réduit la durée de ses siestes. Mais il a toujours eu un grand plaisir à voir l'avenir et la continuité à travers nous et les plus petits. Quant à la ferme de Val-Brillant, elle aura été toute sa vie, du berceau jusqu'à la fin de ses jours. Il y a besogné continuellement: culture de légumes, production de volailles, coupe de bois de chauffage, sciage de matériaux pour les constructions, conception de meubles, soudage de métaux, etc... Et que dire des projets avec Rosette et Alain: rénovations, bâtiments neufs, achat de machineries et de véhicules. Il y avait toujours quelque chose à réaliser. Et bien si André a beaucoup aimé Dieu, Dieu l'a certainement aussi beaucoup aimé. Dieu lui ouvrira ses bras pour l'accueillir, nous n'en doutons pas. Dieu sera fidèle à sa promesse. La vie d'André n'est pas terminée, mais elle est transformée auprès de Dieu. Hommage à monsieur André Caron, lu par sa fille Annie, en l'église de Val-Brillant, le samedi 4 octobre 2014, jour de la célébration commémorative. Notre père André a toujours cru en l'agriculture, à la vie de la ferme et à l'inspiration de la compagne pour accompagner ses jours, voici donc le CREDO qui a guidé sa vie. J'ai toujours cru que la plus grande possession d'un homme est sa dignité et qu'aucune autre profession que celle de l'agriculture ne pouvait me convenir pour l'obtenir. J'ai toujours cru que mon travail acharné et ma sueur honnête ont été les pierres qui ont bâti ma personnalité. Par mon labeur, j'ai donné plus au monde que je ne prenais de lui, un honneur important pour moi. J'ai toujours cru que l'agriculture, en dépit de ses difficultés et de ses peines, a été la façon la plus honorable pour moi de passer mes journées sur la Terre. J'ai toujours cru que l'agriculture a nourri des liens familiaux étroits qui ont rendu ma vie plus riche ce que l'argent ne pourrait jamais me procurer. J'ai toujours cru que mes enfants ont appris des valeurs durables et qui n'auraient pu être acquises d'aucune autre façon. J'ai toujours été convaincu que l'agriculture m'a fourni une éducation pour la vie et qu'aucune autre profession ne pouvait autant m'enseigner au sujet de la naissance, la croissance, la maturité et la mort. J'ai toujours été convaincu que l'agriculture m'a donné la liberté d'apprécier les plus beaux moments de la vie: la splendeur d'un lever de soleil, les grands espaces gelés, la vue exaltante sur le lac Matapédia, les champs nouvellement semés à chaque printemps et les couleurs aux temps des récoltes. J'ai toujours cru que le vrai bonheur a été de voir mes enfants grandir sous le soleil. J'ai toujours cru en mon épouse Rosette et j'ai fait tout en mon pouvoir pour la rendre heureuse dans cette vie. J'ai toujours cru en ma relève et qu'elle était le meilleur espoir pour l'avenir. J'ai toujours cru qu'en vieillissant et au moment de résumer mes jours, je devais être en mesure de me tenir debout et de me sentir fier de la vie dont j'ai vécu et qu'elle pourra se mesurer en fin de compte par ce que j'ai fait pour mon prochain, et donc je ne crains aucun jugement. Et je suis convaincu que tout cela a été possible grâce à ma vie passée en agriculture.
Partager sur Facebook



