Hommage à monsieur Raynald Lévesque, rédigé par Gabrielle Saint-Laurent en collaboration avec Patricia, Annie, Daniel et les petits-enfants, et lu en l'église de St-Noël, le samedi 14 juin 2014, jour de la célébration commémorative.
Bonjour,
Au nom de Patricia, Annie, Daniel et les petits-enfants, je vous remercie d’être ici ce matin pour saluer Raynald une dernière fois.
Merci aussi à ceux et celles qui ne peuvent être présents aujourd’hui pour avoir apporté, chacun à leur façon, aide, visite, bons plats, support et réconfort à Raynald et à sa famille tout au long de sa maladie.
Tous ces petits gestes ont été très appréciés et ont fait une différence durant les épreuves qu’ils ont traversées.
Patricia a partagé la vie de Raynald pendant 44 ans, et ce, pour le meilleur et pour le pire, comme le disait si bien le prêtre à l’occasion de leur mariage.
Depuis le 8 mai 2013, Patricia a consacré tout son temps à Raynald; elle l’a accompagné, épaulé, soutenu et je dirais même plus, elle a livré ce long combat avec lui, du début à la fin.
Patricia, nous, ta famille et tes amis, t’assurons de notre écoute, de notre support, de notre amitié et nous te remercions sincèrement pour tout ce bout de chemin parcouru avec Raynald.
Mon cher Raynald, c’est ici, dans cette église, que nous sommes tous venus te dire un dernier au revoir.
Plusieurs épreuves ont jalonné ta route; mais, tu as toujours su te relever. Ces dernières semaines n’ont pas été de tout repos pour toi et tes proches.
Dans cette ultime bataille, tu nous as démontré une fois de plus, ta force de caractère, ton esprit combatif, ton courage, ta persévérance, ta ténacité.
Affecté par la fatigue et la souffrance qui s’accentuaient de jour en jour, tu gardais toujours un espoir de guérison même si, j’en suis convaincue, tu savais que la lumière au bout du tunnel n’était plus qu’une faible lueur.
Tu n’as pas baissé les bras, tu n’as pas abandonné la bataille, tu as choisi de laisser ton destin s’accomplir et nous respectons ton choix.
Le travail, l’accueil des gens et le bénévolat ont toujours occupé une place importante dans ta vie.
Peu importe que tu sois bûcheron, boucher, agriculteur, camionneur, c’était avec une passion débordante que tu te jetais à corps perdu dans chaque nouvel emploi. Mais quand c’était toi le boss, c’était encore beaucoup plus intéressant. Les horaires de douze heures et plus devenaient monnaie courante et les temps libres se faisaient de plus en plus rares.
D’une grande générosité, tu n’hésitais pas à dépanner un proche ou un ami, à faire cuire les œufs lors de déjeuners communautaires, à prendre en charge la direction d’un organisme et j’en passe. En résumé, tu étais là quand on avait besoin de tes services. Tu étais un homme à la fois gourmet et gourmand. Tu goûtais, tu aimais la bonne cuisine et tu mangeais de tout… sauf de l’ours.
Tu appréciais les plats succulents apprêtés par Patricia et bien entendu, ceux que tu préparais toi-même et auxquels tu ajoutais ta touche personnelle; ce qui nous faisait généralement penser que tu avais une santé de fer… Tu répétais souvent à la blague : « Quand vous allez me perdre, vous allez perdre un gros morceau. » Eh bien, tu disais vrai.
Pour tes enfants, tu as été un papa présent autant dans leurs bons coups que dans leurs moins bons. Annie et Daniel se souviennent, entre autres, des deux tracteurs emboutis l’un dans l’autre lors d’une course dans le champ, des escapades nocturnes alors que leurs parents les croyaient sagement couchés au sous-sol et des aventures de trois-roues qui ont souvent frôlé la catastrophe.
Ils se souviennent également que tu as été un professeur exigeant, mais compétent, autant dans la coupe de viande que dans la conduite des véhicules lourds. Ils ne sont d’ailleurs pas les seuls à avoir appris à ton école et tous se souviennent qu’ils avaient le droit de faire des erreurs… mais pas deux fois la même.
Comme papy, tu adorais tes petits-enfants et tu avais le souci de t’assurer de leur bonheur. Tu leur as appris à pêcher, à chasser, à conduire les véhicules motorisés et ce, dans la plus parfaite illégalité… mais avec prudence.
Parlant d’eux, ils m’ont raconté quelques anecdotes dont ils vont garder un souvenir inoubliable.
Audrey se souviendra toujours des poules décapitées qui couraient derrière elle pendant que tu riais aux larmes et de l’orignal qui répondait à ses calls jusqu’à ce qu’elle constate que le dit orignal avait une tuque orange.
Maxime aura toujours en mémoire les histoires de chasse aux lièvres que tu attrapais par les oreilles pendant que les autres lièvres agitaient un drapeau blanc en signe de reddition. De plus, cette semaine, grâce à tes photos de jeunesse, il s’est rendu compte que physiquement, il te ressemblait beaucoup au même âge. Il en est très fier, tu sais.
Marie-Pier, qui se destine à une carrière d’opératrice de machinerie lourde, aura reçu de toi sa première leçon pratique, il y a à peine trois semaines. Elle a creusé, sous ta supervision, un long fossé avec une pelle mécanique.
Jérémie parlera de toi avec reconnaissance pour tout le temps que tu lui as consacré, pour le ragoût que personne d’autre ne peut préparer comme toi et pour les leçons de pêche. Grâce à toi, la mécanique est devenue une passion et il pourrait en montrer à plusieurs.
Joël, qui trouve la musique country de ton Spyder bien meilleure que celle du Harley de son père, aura toujours un peu peur des ours qui grattaient à sa porte de chambre pour le réveiller le matin. Quand on lui demande: « Qui compte des menteries dans la famille?
Il répond, sans hésiter, "And-papa". Il prendra ta relève… pour les mensonges.
Tu leur manqueras beaucoup…
Durant tes vacances, tu consacrais du temps pour faire de la moto, du quatre-roues, aller à la chasse, à la pêche, construire des chalets et à bien d’autres choses qu’il serait trop long d’énumérer.
Mais l’arrivée sur le marché du « Spyder » fut sans contredit, votre nouvelle passion de couple. Presque toutes les régions du Québec, de l’Abitibi aux Îles-de-la-Madeleine, passant par la Côte-Nord, ont reçu votre visite, sans oublier le Nouveau-Brunswick, la Nouvelle-Écosse, l’Île-du-Prince-Edouard et les États-Unis. Lors de vos randonnées, visiter la parenté faisait aussi partie de votre programme.
Vous aviez plusieurs projets de voyages pour l’été qui vient, mais la maladie t’a obligé à changer d’itinéraire et tu as dû partir, seul, pour un dernier long voyage, sans retour.
Raynald, tu as été présent pour ta famille, tes amis et tous les autres qui ont eu la chance de te connaître.
Ce fut vraiment un privilège de partager ce bout de vie avec toi et nous t’en remercions.
Que ton étoile nous éclaire et comme un phare, continue de veiller tendrement sur ta famille.
Tous se joignent à moi pour te souhaiter bonne route et à la prochaine!
Hommage à monsieur Raynald Lévesque, par ses amis Chevaliers de Colomb du Conseil Tartigou, lu en l'église de St-Noël, le samedi 14 juin 2014, jour de la célébration commémorative.
Les Chevaliers de Colomb du Conseil Tartigou souhaitent leurs plus sincères condoléances, spécialement à sa conjointe et à ses 2 enfants.
Raynald a fait presque l'impossible pour les Chevaliers. Il a été Grand Chevalier, à 2 reprises et Intendant. Raynald a été un ardent défenseur de l'Ordre des Chevaliers de Colomb et un travailleur acharné. Aucune tâche ne lui faisait peur, que ce soit un déjeuner ou un bœuf braisé.
Travailler avec Raynald, pour les chevaliers, n'était pas une tâche difficile, c'était un réel plaisir ! Quand Raynald s'impliquait dans une activité, il était responsable et très fiable. On pouvait compter sur lui.
M. l'abbé Michaël J.McGivney, le fondateur de l'Ordre des Chevaliers de Colomb, a sûrement été très fier d'avoir comme membre, frère Raynald Lévesque autant que les membres du Conseil Tartigou l'on été.
Tes frères Chevaliers te disent: «Salut!»
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