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Hommages

Restez informé(e) en consultant cette section régulièrement. Nous y inscrivons les dernières nouvelles, les récents événements et des chroniques se rattachant à notre Maison commémorative familiale.

Hommage à Mme Jeannette PLANTE, GENDRON

Hommage à Mme Jeannette PLANTE, GENDRON

Hommage à madame Jeannette Plante, lu son petit-fils Jérémy en l'église de Ste-Florence, le samedi 3 mai 2014, jour de la célébration commémorative. Bonjour, Si j’ai choisi de prendre la parole aujourd’hui en ce lieu sacré et devant vous tous réunis, c’est pour rendre à ma grand-mère l’hommage qui lui est dû. Cette tâche, elle n’est pas simple ; je ne l’ai donc pas prise à la légère. Je tenterai donc de faire tout en mon pouvoir, c'est-à-dire de mon mieux, pour l’accomplir dignement. Rendre hommage, c’est faire honneur : c’est témoigner son respect. Après réflexion, j’ai conclu que cet acte se devait d’être fait d’une manière particulière, en rompant avec le conformisme. L’hommage, pour moi, nécessite de replacer l’être aimé au centre d’un rituel avant tout conçu pour nous-mêmes. Cela ne peut se faire que par un effort qui malheureusement revêt l’habit de la transgression, d’où le paradoxe qui hante ce discours, celui de ne parler que pour soi par respect pour l’autre. Il ne s’agit donc pas ici de faire l’éloge des vertus de la défunte : le rassemblement dressé ici sous mes yeux qui, à première vue, semble hétéroclite mais est profondément uni par l’amour, est une affirmation silencieuse de ses qualités si criantes qu’elle rend la parole obsolète. Je n’entends pas vous faire pleurer, mais vous faire réfléchir ; il ne s’agit toutefois pas d’autoriser la raison à brimer les passions. Il est de mon devoir aujourd’hui, par amour, de lever le voile élevé sur ce moment créateur de solidarité que nous vivons tous. Car qui ne peut s’avouer que nous sommes avant tout réunis ici pour une communion essentielle à nous-mêmes plutôt que par un désir universel de commémoration ne peut qu’être victime de la mauvaise foi sartrienne. J’entends donc ici délivrer les sentiments de l’obligation rituelle universelle pour faire l’éloge de l’attachement sincère propre à chacun qui se doit d’être le véritable et seul hommage possible. Aucun de nous ne possède un regard omnipotent sur la complexité d’un autre être : le prétendre serait un manque flagrant de dignité morale. La production d’un discours n’est qu’une forme comme une autre de jugement et celui qui le produit ne peut ignorer les risques qui y sont inhérents, dangers qui sont trop souvent la source d’une trahison de la volonté originale de l’orateur. J’ai donc trop peur d’offrir en remplacement de l’essence de la personne honorée une simple perspective, mes souvenirs n’étant que l’expression de ce qu’elle fut pour moi : je ne peux que concevoir mais point ressentir ce qu’elle représentait pour ses autres proches. De même, une agrégation de ces souvenirs, bien qu’expressions nombreuses et idéalement complémentaires, ne feraient qu’offrir une version édulcorée de la femme qu’elle était ; cela obscurcirait une part essentielle de sa personne, soit la conception qu’elle se faisait d’elle-même, qui, à nous tous aujourd’hui et pour toujours, restera inaccessible. Ce type de témoignage est d’autant plus malaisé en raison de la nature même du deuil, dans ce cas-ci processus dialectique qui ne peut être complété que par la synthèse de sentiments contradictoires. Il est trop tôt en ce moment – et en sera-t-il différemment un autre jour ? – pour avoir porté ce processus à terme. Comment réconcilier l’image d’une dame qui nous apparait duale, d’abord femme aimante, pour sa famille, son époux, ses enfants, ses amis, puis tristement déchirée du souvenir de ces liens par la maladie. Comment peut-on considérer la mort d’un être cher comme une délivrance, le désir d’avoir voulu vivre avec elle un jour de plus comme de l’acharnement. À qui donner préséance, à la femme d’autrefois ou celle d’hier : l’un ou l’autre serait tout aussi injuste. Celui qui s’autoriserait à en juger au nom de tous et devant tous, n’a rien compris de l’importance de ce que la vie d’un être aimé représente. Il n’existe qu’un seul être transcendant apte à prononcer des jugements universels. Aucun mortel ne peut ici prétendre au monopole de la parole, surtout s’il s’agit de postuler que l’hommage qu’il rend doit être le seul et le dernier. Il n’existe point de hiérarchie dans l’amour : frères; mari; enfants; petits-enfants; arrière petits-enfants; amis; connaissances; tous, à leur façon, ont aimé, aiment encore et continueront d’aimer. Ils n’ont pas moins le même droit que moi ou n’importe qui d’entre nous de rendre hommage. Et si un hommage se doit par définition d’être avant tout un témoignage de respect, je considère que, pour respecter la complexité de la défunte, mais aussi l’individualité de ses proches qui subissent sa perte, il ne peut prendre qu’une seule forme, celle qui est en rupture avec ce que certains appelleraient non injustement la tradition. Si je me considère habilité, comme tous ici assemblés, à exprimer ce qu’elle fut pour moi, qui l’a accompagnée jusque dans ses derniers moments, vous me saurez gré de ne point me contraindre à vous en faire part. Je ne considère pas nécessaire de le faire, bien au contraire, lors de ce court instant imposé par l’occasion. Les véritables hommages sont singuliers et intemporels : c'est-à-dire qu’ils sont l’œuvre de chacun dans leur quotidien propre. Ils sont l’expression du cœur, expression qui, même pour les plus doués de verbe d’entre nous, ne peut subir l’épreuve de la traduction qu’imposent les limites du langage sans perdre au change. Les hommages se passent de la tribune et des artifices du discours. Je laisse donc le soin à chacun d’entre vous de rendre hommage à cette femme merveilleuse qui nous a quittés, à leur façon. Merci de votre écoute. Jeannette, repose en paix.


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Hommage à M. Jean-Marie DESROSIERS

Hommage à M. Jean-Marie DESROSIERS

Hommage à monsieur Jean-Marie Desrosiers, lu par sa fille Ginette, en l'église d'Amqui, le samedi 3 mai 2014, jour de la célébration commémorative. À la mémoire de notre papa, notre pépére ! Autour d'une vie bien remplie, ce bel homme bon, père de famille, fiable, travaillant, rieur, affectueux... parfois impatient mais toujours, toujours aimant, NOUS T'AIMONS. Je voudrais vous dire tout plein de choses. Je me permets de vous faire part de quelques lignes de vos témoignages... - Une autre étoile est née... - Pépére parti retrouver sa mémére... - Ta maman est venue le chercher ... - On ne pouvait pas les imaginer l'un sans l'autre... - C'est triste et en même temps très beau ... que tout comme dans la vie, ils auront été inséparables et cela même dans la mort.... - Et (Louis-Félix - 5 ans) de me demander, pépére est parti dans le ciel trouver mémére ... ils vont pouvoir s'embrasser - Et un matin papa m'a dit: «J'ai rêvé de maman, elle me prépare une échelle pour monter au ciel, Il nous manque, c'est certain, mais l'image qu'il nous laisse restera en nos cœurs pour toujours... Vous comme moi, on n'a tous de bons moments et de beaux souvenirs... Papa avec un de tes talents INVENTEURBRICOLEUR ... Exemple: dans la cour, installation du bicycle pour maman, et d'autres vont vous revenir en mémoire... Jamais on va t'oublier, car à certains de nous, tu as laissé ce même talent en héritage... Mille Mercis pour tout... Nous t'aimons beaucoupe et nous sommes certains qu'avec maman, vous prendrez soins de nous... et cela pour longtemps. Bonne route et bon voyage. Merci à vous tous et n'oubliez jamais, le cœur ne vieillit pas...


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Hommage à Mme Yvette BOUCHARD, RIOUX

Hommage à Mme Yvette BOUCHARD, RIOUX

Hommage à madame Yvette Bouchard, composé et lu par son gendre monsieur Guy Côté, en l'église de Causapscal, le mercredi 30 avril 2014, jour de la célébration commémorative. Petite lettre de maman à mes grandes filles... Pierrette, Suzanne, vous auriez pu trouver cent raisons de ne pas aimer ma vie ces dernières années, mais vous en avez trouvé mille pour me la rendre plus belle car vous saviez avant tout que j'aimais les petites choses simples de la vie. Merci de m'avoir toujours considérée comme une personne à part entière car bien que souvent, mes idées et ma mémoire se bousculaient dans ma tête, mes valeurs et mes sentiments eux, restaient intacts. Merci d'avoir pris le temps de consulter et de vous informer pour faciliter votre compréhension et ainsi, maximiser mon confort. Merci pour vos nombreuses visites et téléphones car peu importe la durée, je vais toujours me rappeler de la chaleur et la douceur de vos paroles et de votre contact. Merci pour votre belle complicité entre vous deux à veiller que je ne manque de rien pour que je demeure la femme fière que j'aie toujours été. Merci pour votre patience quand il m'arrivait parfois de répéter les mêmes phrases. Vous saviez que je cherchais simplement mes mots pour vous dire combien j'étais heureuse d'être avec vous et que je vous savais heureuses d'être avec moi. Merci pour la décision prise d'ajouter de la vie à mes années et non des années à ma vie pour me permettre ainsi de quitter ce monde dans la dignité et y rejoindre mon bien-aimé. Ne soyez plus inquiètes maintenant. Félix Leclerc a dit: «C'est beau, c'est grand la mort. Il y a plein de vie là-dedans.» Merci de m'avoir permis d'être maintenant dans le cœur de tous mes enfants, petits-enfants et petits-enfants, une maman, une grand-maman et une grand-grand-maman simple, coquette, digne, fière et généreuse.


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Hommage à M. Michel BARREST

Hommage à M. Michel BARREST

Hommage à monsieur Michel Barrest, lu par son ami de toujours Réginald, en l'église de Causapscal, le lundi 21 avril 2014, jour de la célébration commémorative. Michel ! Toi, le gars que j'ai si bien connu... J'aurais voulu te dire à quel point je tenais à toi, mais on m'a toujours appris que les paroles s'envolent et les écrits restent. Lors de nos parties de chasse et pêche, Michel, tu donnais pas ta place pour nous faire rire avec les histoires; tu en avais toujours une nouvelle. Et quant on jouait aux cartes, tu aimais bien taquiner. Michel, tu étais mon beau-frère, mon ami, mon confident, mon cousin, mon voisin. Tu étais vaillant, discret, mais combien obstineux ... Mais une chose est certaine Michel, tu étais plus serviable qu'obstineux. J'en veux à la vie de t'avoir abandonné, mais si un monde meilleur existe vraiment, je sais que tu y es maintenant. Mais je veux que tu saches que dans mes pensées, tu seras toujours présent, car notre amitié est là pour durer au-delà de l'éternité.


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Hommage à M. Maurice PARADIS

Hommage à M. Maurice PARADIS

Hommage à monsieur Maurice Paradis, écrit et lu pas son fils Jean, en l'église de St-Vianney, le jeudi 17 avril 2014, jour de la célébration commémorative. Blanche, Nelson, Rock et moi, nos conjointes, ses petits-enfants, vous remercions d’être ici avec nous pour honorer la mémoire du mari, du père, du grand-papa, de l’homme engagé et de l’Homme qu’a été Maurice. Accompagner notre père vers son dernier voyage, a fait monter un grand nombre d’émotions et de souvenirs. Mais ce qui est vraiment important pour nous, ce sont les valeurs que nous laisse notre père. Comme bien d’autres hommes de sa génération, il était fils d’agriculteur. Il aurait aimé vivre de l’agriculture, mais il s’est vite rendu compte que la forêt était la vraie ressource naturelle de Saint-Vianney. Au fil du temps, il a développé une véritable passion pour le domaine forestier. Bien que ce fût, à l’époque, un métier difficile il espérait rester auprès de son épouse sans avoir à s’exiler pour travailler. Aimant voir pousser les arbres, au fil des ans il en a fait planter des dizaines de milliers. Combien de fois je l’ai vu réfléchir à ses projets. En fait, Maurice était un homme de réflexion. J’ai le souvenir d’avoir vu mon père et ma mère discutant autour d’une table d’un projet de commerce pas loin de la rivière Matane, mais ne sachant pas où exactement. Comme Maurice avait une expérience commerciale au magasin général de son grand-père Poulin, cela lui donnait plus d’assurance pour réaliser ce projet. Finalement, avec l’aide de Blanche, femme d’action, et l’offre de tante Alma et oncle Jos, le rêve se réalisa. Et vous en connaissez la suite. Par ses actions, nous avons aussi découvert que notre père était autonomiste. Non seulement pour lui-même, mais aussi sur le plan collectif. Il désirait avoir tous les outils afin de prendre ses décisions sans contraintes extérieures et était prêt à en assumer les conséquences. Ce trait de personnalité a fait en sorte qu’il s’est impliqué dans de grands combats comme les opérations dignités et la fondation de la Société d’exploitation des ressources de la Vallée, dont il fut l’un des premiers actionnaires; ou par des petits gestes comme déglacer la côte en y étendant du sel à la pelle parce qu’il ne pouvait pas avoir le service de la municipalité. Il voulait que lui-même et les gens aient tous les atouts pour vivre et gagner leur vie à Saint-Vianney. Une autre valeur, mais aussi un héritage important, transmis par notre père, et notre mère, c’est l’importance de l’éducation. Nous croyons que c’était inscrit dans nos gènes, avant même notre naissance, que nous nous instruirions. Nelson et moi n’avons, à ma connaissance, jamais remis en question cette valeur. Je crois que c’est parce que notre père prêchait par l’exemple. Lorsque nous étions au primaire, il suivait des cours aux adultes pour compléter des études. Notre père voulait, par l’éducation, que ses fils aient tous les outils pour prendre leurs propres décisions. Après sa carrière d’épicier, il est retourné à ses premières amours, la forêt, en travaillant à l’aménagement de ses lots. Combien d’entre vous l’avez vu passer avec ses cutters pour couper des branches. J’ai l‘impression qu’il s’était ennuyé d’eux et eux de lui. Maurice était un homme discret, humble et effacé, il aimait toute sa famille. Il n’avait pas besoin de le dire, nous le ressentions. Il voulait paraître fort ne se plaignant jamais, voulant toujours garder le contrôle. Lorsqu’il était fier de nous, il se confiait à Blanche parce qu’il ne voulait pas que nous souffrions du syndrome de la grosse tête. Blanche, en bonne mère, s’échappait de temps en temps exaspérant Maurice. Il savait faire preuve de générosité pour sa communauté et sa famille. Il se préoccupait de ses petits-enfants, car il voulait leur bonheur et un avenir plein de promesses. Le grand-père va continuer à veiller sur vous, et sur son fils Rock en particulier, j’en suis convaincu. En terminant, permettez-moi de citer Doris Lussier, que mon père appréciait particulièrement: «Mourir, ce n’est pas finir, c’est continuer autrement. Un être humain qui s’éteint, ce n’est pas un mortel qui finit, c’est un immortel qui commence.» Pars en paix Maurice, ton esprit continuera de vivre dans tes arbres, fier et fort.


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Hommage à Mme Clémence LECLERC, CARON

Hommage à Mme Clémence LECLERC, CARON

Hommage à madame Clémence Leclerc, lu en l'église de Sayabec, le mardi 15 avril 2014, jour de la célébration commémorative. À une femme extraordinaire qui a mené une vie exemplaire. Elle était toujours prête à aider et je vous dis qu'elle ne se donnait pas à moitié. Une personne exceptionnelle qui rendait notre vie sensationnelle. Elle pouvait faire avec un petit rien une oeuvre grandiose, qui était aussi fabuleux qu'un bouquet de roses. Avec sa bonté, elle aimait tout le monde sans juger. Tous ensemble, nous avions un petit surnom pour elle « Salut la catin». Son éclat de rire était contagieux et se répandait partout dans la maison. Ma tante, pour nous est un bien petit mot car elle représentait beaucoup plus à nos yeux. Ta sœur esseulée, tu vas bien lui manquer et ainsi qu'à toute la famille. Elle a fait deux beaux enfants Steeve et Mario, tes enfants chéris pour lesquels tu t'es dévouée toute ta vie. Nous te remettons entre les mains de Dieu et tu vas pouvoir te reposer en paix et retrouver tous les tiens. Au revoir .. ma tante Clémence.


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Hommage à M. Émilien BUSSIERES

Hommage à M. Émilien BUSSIERES

Hommage à monsieur Émilien Bussières, lu par sa petite-fille Catherine Bédard, en l'église de St-Tharcisius, le samedi 12 avril 2014, jour de la célébration commémorative. Nous sommes tous réunis ce matin pour rendre un dernier hommage à Émilien. Émilien, l'époux, le père; Émilien, le grand-père, le frère; Émilien, l'ami, le voisin... Ses défauts nous passerons sous silence, Non pas qu'il en était dépourvu, Mais avec le poids des qualités dans la balance, Les plus sur les moins ont le dessus. Un homme fier, oui orgueilleux, Mais solide, vaillant et généreux. Il a jour après jour fait de son mieux, Avec les outils qu'il avait en main, Pour toujours bien s'occuper des siens. Son aide jamais il ne l'a refusée, A quiconque en exprimait le besoin. Durant 8 décennies, il s'est bien battu, Les embûches, les épreuves et même la maladie N'ont réussi à le mettre à genoux. Il est parti comme il a vécu, En se tenant debout! Bon voyage Émilien, pars en paix, Dans nos cœurs, tu vis désormais, Dans nos pensées, tu seras à jamais.


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Hommage à Mme Joséphine BOULIANNE, MICHAUD

Hommage à Mme Joséphine BOULIANNE, MICHAUD

Hommage à madame Joséphine Boulianne, lu par sa petite fille Annie Caron, en l'église d'Amqui, le vendredi 11 avril 2014, jour de la célébration commémorative. Bonjour, C'est au nom de notre grand-papa Maurille, des 10 enfants et leur conjoint, conjointe, des 27 petits-enfants et leur conjoint, conjointe ainsi que des 38 arrière-petits-enfants que j'ai l'honneur de parler de notre grand-maman Joséphine. Chers parents et amis, merci pour votre présence et votre soutien ! Aujourd'hui, l'église d'Amqui accueille Joséphine et tout ça prend du sens car l'engagement chrétien a toujours fait partie de la vie de notre grand-maman. Éduquée à une époque où le sens religieux prenait une place importante, Joséphine a toujours eu dans sa vie la présence de Dieu. Cette foi, elle a su la transmettre à ses enfants et à sa descendance. Nous considérons aujourd'hui que c'est en partie grâce à elle que nous pratiquons avec conviction et que nous continuons de l'enseigner à nos enfants. Joséphine a aimé bien tendrement notre grand-père Maurille. tout comme chacun de ses 10 enfants. À chaque fois, elle a accueilli chacun de nous à la naissance ou par alliance avec amour et tendresse. Nous avons souvent eu l'occasion de discuter de sujets importants avec grand-maman; la guerre, la vie amoureuse, les relations hommes-femmes, la famille, le contrôle des naissances, l'école, le travail à la ferme, la profession, etc. Elle avait vécu quelques époques et son point de vue était toujours très actuel et moderne. Nous avons tous apprécié le support de grand-maman et de grand-papa. Lorsqu'il y avait une construction ou bien une rénovation sur les fermes ou bien en ville, la Taurus bleue arrivait et l'on était tous ravis d'accueillir les grands-parents venus vérifier l'avancement des travaux. Et nous dire «continuer, ça va bien». C'était un peu comme si on recevait la bénédiction des hautes autorités parentales. Les moments festifs, il y en a eu plusieurs. C'était toujours l'anniversaire de naissance ou de mariage d'un membre de la famille, on est si nombreux. Et il y avait toujours du cipaille mais surtout du gâteau pour faire plaisir à Maurille et aussi aux autres. Nous n'avons qu'à penser aux nombreux Noël passés à la maison du rang St-Guillaume, à ceux à la maison de la rue Morency où il y avait toujours de la musique jusqu'au jour où la 3e tablée s'est ajoutée, le sous-sol de l'église d'Amqui est alors venu en renfort l'année suivante. Après quoi, la salle de l'Age d'or nous a accueillis. À chaque fois, il y avait du cipaille et encore du gâteau pour l'anniversaire de Joséphine. Mais c'est surtout la bénédiction parentale qui nous faisait comprendre qu'une autre année s'annonçait et que nos grands-parents nous souhaitaient le meilleur. Qui ne se souviendra pas des fameuses parties de cartes durant lesquelles Joséphine y mettait beaucoup de passion. On l'a trouvait tous très motivée surtout lorsqu'on jouait en équipe avec elle, il fallait bien jouer. Aujourd'hui, nous avons choisi d'accepter que le corps de grand-maman n'en pouvait plus. Qu'il faut comprendre que Dieu n'est pas venu la chercher mais plutôt l'accueillir. Et qu'il est encore là pour elle en ce moment comme il l'a toujours été pendant toute sa vie. Ses valeurs, son courage et sa tendresse sont ce que nous avons de plus précieux aujourd'hui. En terminant, notre famille désire remercier tout le personnel ainsi que les résidents du Manoir des Pignons pour les années de joie passées en leur compagnie ainsi que le personnel de la Résidence Marie-Anne-Ouellet pour l'accueil et les bons soins donnés à grand-maman. Soyer salués chers amis. Infiniment Merci à notre grand-père Maurille et aux enfants d'avoir aussi bien accompagné notre grand-maman, nous l'apprécions tous. Bon repos grand-maman Ta famille.


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Hommage à M. Léonard Lefrançois

Hommage à M. Léonard Lefrançois

Hommage à monsieur Léonard Lefrancois, lu en l'église de Sayabec, le samedi 5 avril 2014, jour de la célébration commémorative. Lefrancois Léonard 1914 – 2014 Notre Père a atteint l’âge respectable de 100 ans et 1 mois. De voir partir un à un ceux qu’il aimait le faisait réfléchir longuement sur le sens de la vie et le temps que nous passons sur terre. Il disait ceci : «Voulez-vous bien me dire quelle recette ils ont pour partir si vite ?» Ce questionnement en disait long sur son détachement, sur son désir de les retrouver. Mais après son accident cérébral, sa première pensée fut de voir le jour de ses 100 ans. Son chef suprême lui a donné une seconde chance. Sa vie sans histoire, diront les uns, a fait rejaillir l’admiration des autres; un homme qui a su sans faire de vagues, prêcher l’exemple par des actions discrètes. Nous vous rappellerons quelques passages d’un texte, paru dans l’Écho sayabécois, lors de son 90e Anniversaire de naissance et qui est toujours d’actualité. Homme modeste : Il a toujours privilégié la discrétion et l’effacement, pour ne s’en tenir qu’au partage et au respect de chacun. - le prestige n’était pas sa tasse de thé quotidienne -. Homme intellectuel : Fils de mère enseignante, il était avide de connaissances; tous les sujets le fascinaient. Il se tenait quotidiennement au courant des informations régionales, internationales; il s’intéressait aux débats provinciaux et fédéraux. Avant-gardiste, il voulait connaître ses origines ancestrales. Il était une référence en tant que citoyen. Homme inventif et de nature : Pour garder la forme, il s’est inventé un outil de taille : un rail de chemin de fer entre seize ou vingt pouces de long qui lui servait d’altères. Jusqu’en juin 2013, il avait encore dans sa chambre son vélo stationnaire et il faisait ses marches quotidiennes. Durant plusieurs années, l’ornithologie fut son plaisir quotidien. Passionné d’horticulture, il fut l’instigateur d’un jardin dans sa communauté. Il entretient, partage ses connaissances potagères, florales et certains événements du temps passé. Homme de foi : Il demeura fidèle aux traditions chrétiennes toute sa vie. Choriste à l’église durant trente-six ans, il a pris sa retraite à l’âge de quatre-vingt-trois ans. Dans ses mémoires, on retrouve qu’il a été cadet, costumé par madame Ernest Bellavance, dès l’âge de huit ans et que ce groupe à la Ste-Catherine faisait les frais de la soirée. Il était à cette époque membre de la chorale. Il assistait aux cérémonies religieuses autant que possible. Il a conservé une collection de cartes funéraires, du premier Curé au dernier décès de Sayabec, cartes utiles pour la généalogiste de la famille. Homme d’entraide et de générosité : Sa porte était toujours ouverte pour accueillir parents, amis et confidents. Sur les conseils de la présidente de l’Âge d’or de l’époque, madame Thérèse Millier, il accepta de suivre des cours d’éducation physique pour enseigner aux membres de l’Association. Il y est fidèle une fois par semaine durant trois ans. Il disait : « Quand il y en a pour deux, il y en a pour trois »; il était un fervent de ces valeurs. Homme fier – courageux – travaillant : Après un accident forestier, il a dû combattre l’immobilité; conséquence d’une opération au genou et à la hanche. Selon les moyens dont il disposait, il nous a transmis les valeurs nécessaires à notre cheminement : sens des responsabilités, sens du respect de soi et des autres, sens du partage, sens de la Fête, sens de l’humour. La chanson fétiche de notre père : « Y’a une étoile pour vous, y’a une étoile pour chacun de nous », d’Angèle Arseneau. Votre mission sur terre est belle et bien terminée. Vous pouvez partir rejoindre en paix ceux que vous avez aimés. Nous t’aimons.


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Hommage à Mme Jacqueline BOUTIN, BOUCHARD

Hommage à Mme Jacqueline BOUTIN, BOUCHARD

Hommage à madame Jacqueline Boutin, lu par sa petite-fille Chloé, en l'église de Lac-au-Saumon, le samedi 29 mars 2014, jour de la célébration commémorative. Aimer c'est aussi laisser partir... Charles Peguy a dit: «La mort n'est rien, je suis seulement passé dans la pièce d'à côté». Lorsque mon grand-père est parti, j'ai dit que la mort n'était qu'un chapitre de la vie. Ce n'est pas à l'école que j'ai appris que chaque jour était une page de notre vie et chaque chapitre, une étape marquante de celle-ci. Ma grand-mère m'a donc vanté l'école en me pointant avec son fameux doigt en disant: «Vas-tu à l'école là? T'es mieux d'y aller, c'est ben important!» J'me souviens, chaque fois où je m'assoyais à ses côtés, sa première question était aussi inévitable que l'hiver québécois: «T'es rendue en quelle année là?». Ah mamie ! L'école nous apprend bien des choses mais la compassion, la patience, la ténacité, l'empathie, le partage, la bonté, l'intégrité, l'honnêteté, la joie de vivre et j'en passe! Tout ça, ne s'apprend pas à l'école mais à travers la famille, à travers toi et c'est tellement plus valorisant. Je n'irai pas sans mentionner la force parce que s'il y a une valeur fondamentale enracinée en nous tes enfants et petits-enfants qui fait que nous sommes aussi solides à toutes les épreuves que la vie nous apporte, c'est certainement grâce à toi. Toi qui as toujours su accepter les choses telles qu'elles le sont, sans aucune plainte ni jugement. Tu as su nous montrer ce qu'est une véritable battante et ce, même dans les moments les plus difficiles. Tu nous as épaulés, supportés, écoutés chaque fois que tu nous sentais en besoin. Tu nous as abreuvés d'amour et de tendresse chaque jour comme s'il n'y avait jamais de lendemain et fait comprendre ce qu'est d'être là les uns pour les autres. Je me souviens de toutes les fois où tu nous as regardés, d'un œil bienveillant par la fenêtre, partir pour l'école. Je me souviens de chaque chanson que tu nous as chantée pour nous changer les idées ou simplement pour nous amuser. Je me souviens de ton petit doigt toujours pointé auquel personne n'a pu échapper. Je me souviens de tes magnifiques yeux bleus remplis de fierté et tes traits tellement sereins quand, à chaque dimanche, tu nous accueillais toute la famille à ta table. Aujourd'hui, c'est à notre tour de te regarder fièrement fermer un de tes nombreux chapitres. Bien évidemment c'est avec le cœur gros que nous te rendons ce dernier hommage mais c'est beaucoup plus avec amour et fierté de t'avoir en tant que mère, grand-mère, arrière-grand-mère, sœur, amie que nous te disons cet au revoir. Nous te couvrons de nos plus beaux «becs» que tu aimes tant. En arrivant, ne chicanes pas trop grand-p'pa d'être parti si rapidement sans toi, mais donnes-lui plutôt d'autres «becs» de notre part avec des peppermints ! Bon repos grand-maman, Je t'aime !


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