Hommage à madame Germaine Fortin, lu par sa sœur Marianne, en l'église de Lac-au-Saumon, le samedi 22 février 2014, jour de la célébration commémorative.
Prière d'une mère, d'une maman
Mon Dieu, est-ce déjà le soir de ma vie?
Comme la vie passe vite !
Il est vrai que ne n'ai pas fait de grandes choses,
Je fus une maman comme les autres, qui essaie chaque jour de bien faire les petites choses.
J'aime les enfants que tu m'as donnés.
Souvent je me suis couchée tard afin de les endormir, souvent pour les vêtir.
Je me suis assoupie sur le tricot commencé, la veille je me suis faite médecin pour les guérir.
Je me suis privée pour qu'un jour ils se sacrifient.
Je ne suis agenouillée pour leur apprendre à prier.
Je les aimés pour leur enseigner l'amour quand je partirai pour le grand voyage, ne les oublie pas.
N'oublie pas Bertrand, mon compagnon de vie,
Je te le demande par Jésus-Christ, Marie et les saints anges.
Au revoir Germaine, de la part de tous les absents
On t'aime, je t'aime !
Hommage à madame Germaine Fortin, lu par son fils Marc, en l'église de Lac-au-Saumon, le samedi 22 février 2014, jour de la célébration commémorative.
Comment résumer 88 ans d'existence d'une femme extraordinaire, dévouée, intentionnée, accueillante, inspirant la douceur, la bienveillance et la féminité.
Sa vie de jeune fille chez les siens fut de débrouillardise et d'ingéniosité. À cette époque, elle apprend à faire plus ... avec rien, presque rien, qu'elle pratique toute sa vie.
Plus tard engagée chez les Paradis, elle apprend et perfectionne l'art culinaire. tous purent goûter à ses repas, son pain de ménage, ses tartes, ses biscuits et autres gâteries qu'elle découvre et nous cuisine.
Comme le disent les petits-enfants, avec grand-maman, les mots arts culinaires prennent tout leur sens. Un steak haché avec des patates et des légumes deviennent un château, une tour ou un donjon. Elle sculpte les fruits et les légumes en véritables œuvres d'art. Ses talents de cuisinière, de couturière, ménagère et menuisière sont tous reconnus.
Avec son mariage avec Bertrand en 1948, elle fonde sa famille. Son mari et ses enfants deviennent sa priorité et le sera pour toujours. Elle veille sur nous, jours et nuits. Elle prend soin de nous, jours et nuits.
Toujours soucieuse d'apprendre, elle acquis son permis de conduire dans la quarantaine, ce qui lui permet un meilleur déplacement avec le petit «Rambler» pour les courses et voir sa famille.
Depuis toujours, elle tisse et elle tricote. Nous sommes privilégiés de ses couvertures qui recouvrent nos lits, de ses bas, ses mitaines et ses pantoufles qui nous réchauffent.
Résumons la présence de ses petits-enfants dans sa vie: une fierté, une priorité comme ses enfants. Elle les aime, les encourage à continuer, à persévérer dans leurs études comme dans leur vie personnelle. Elle leur dit souvent, si j'avais pu, j'aurais continuer, j'aurais aimé étudier plus longtemps.
Elle maîtrise parfaitement le français et les mathématiques, elle est soucieuse de notre éducation.
Son écriture est excellente et enviée. Nous le constatons constamment dans les cartes de souhaits que nous recevons, que les familles fortin et Turbide reçoivent.
Elle adore les casse-têtes, les jeux de société, les jeux de cartes. Lorsque les petits-enfants purent jouer avec elle, elle prenait plaisir à les laisser gagner pour les voir contents et heureux.
Pour elle, un fait marquant, le droit de vote aux femmes.
Pendant son existence, elle s'acclimate aux différentes périodes et outils de son époque: de la chandelle à l'électricité, de la planche à laver à la laveuse électrique, à la venue du téléphone, du réfrigérateur, de la télévision, du four micro-ondes, de la machine à coudre, du poêle à bois à la cuisinière électrique.
Elle aime des petits bonheurs, l'odeur du linge séché sur la corde à linge. Chauffer son poêle à bois, sentir sa chaleur et cuisiner sur ce dernier.
Après un court séjour à Montréal, plusieurs années à Gagnon, c'est au Lac-au-Saumon qu'elle aime se retrouver.
J'aimerais souligner le support constant de mon père auprès de ma mère pendant plus de 65 ans de mariage.
Mille MERCIS à Mireille, pour tous les services, son travail et ses efforts pour une meilleure qualité de vie de nos parents, de notre mère.
MERCI à tous ceux et celles qui ont gravité dans l'entourage de ma mère les dernières années pour une bonne qualité de vie.
Nous devons une très grande part de la personne que nous sommes aujourd'hui à l'épouse, à la mère, à la grand-maman que tu es.
Merci Germaine, Merci Maman, Merci Grand-Maman d'avoir pris soin de nous et de nous aimer tant.
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