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Hommages

Restez informé(e) en consultant cette section régulièrement. Nous y inscrivons les dernières nouvelles, les récents événements et des chroniques se rattachant à notre Maison commémorative familiale.

Hommage à M. Bertrand LAMARRE

Hommage à M. Bertrand LAMARRE

Hommage à monsieur Bertrand Lamarre, lu par son fils Francis en l'église de Val-Brillant, le samedi 23 mars 2013, jour de la célébration commémorative. Bonjour Papa, Que de beaux souvenirs vons nous rester; Tu nous as toujours beaucoup aimés, Sans jamais cesser de t'inquiéter; C'est maintenant le temps de te reposer. Tu as, on le sait beaucoup travaillé; Tu as souvent eu peur de ne pas y arriver; Et quand on repense aux cinq dernières années, À tous les obstacles que tu as surmontés, Oui, c'est vraiment le temps de te reposer. À toi Maman qui a beaucoup donné, On te remercie pour avoir été La femme qu'il a tant aimée. Merci pour tout Papa


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Hommage à Mme Jeanne-D'Arc PELLETIER, DESJARDINS

Hommage à Mme Jeanne-D'Arc PELLETIER, DESJARDINS

Hommage à madame Jeanne-D'Arc Pelletier, composé par sa fille Linda et lu pas sa filleule Sylvie Valcourt, en l'église de St-Léon-le-Grand, le mercredi 20 mars 2013, jour de la célébration commémorative. Chère maman, Nous t'aimons, tu as été pour Sylvain et moi, une source de fierté et de réconfort. Tu as été très courageuse tout au long de ta vie. Tu nous as consolés, réconfortés; tu as soigné nos petits bobos, conseillé et aimé de tout ton coeur de Mère. Tu étais une femme au grand coeur qui disait oui à tous ceux qui te demandaient un service. Ton départ fait un grand vide. Tu as été un mère formidable. Tu resteras toujours dans nos pensées et dans notre coeur pour le reste de notre vie. Je t'aime Maman


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Hommage à monsieur Jean-Marie PAQUET

Hommage à monsieur Jean-Marie PAQUET

Hommage à monsieur Jean-Marie Paquet, lu par son fils Rock, en l'église de Sayabec, le vendredi 15 mars 2013, jour de la célébration commémorative. Papa, pops, grand-papa, grand-papa Johnny, Jusqu’à la toute fin, tu auras été, pour nous, un modèle d’espérance et de foi. Jusqu’à la toute fin, malgré tes tracas, tu t’es toujours préoccupé de nous à chaque jour. Jusqu’à la toute fin, tu as accepté de souffrir, pour nous aider à grandir. Jusqu’à la toute fin, nos appels et nos visites ont été des moments d’intimité empreints d’une immense tendresse, malgré la détresse que tu vivais. Jusqu’à la toute fin, dans ton extrême fragilité, tu nous as montré ta grande force intérieure. Jusqu’à la toute fin, dans ta grande vulnérabilité tu nous as montré toute ton humanité. Jusqu’à la toute fin, malgré ta voix chevrotante et ta respiration hésitante nous avons reconnu l’homme fier, grand et déterminé. Aujourd’hui malgré la souffrance, la tristesse et la détresse qui nous habitent, nous sommes heureux que tu puisses enfin retrouver « ta belle Françoise », comme tu l’appelais si affectueusement. Dans le silence et l’apparente solitude de ta dernière nuit ; elle est venue t’accompagner, te tendre la main et te ramener auprès d’elle. Maman, grand-maman nous manque à tous encore aujourd’hui : Ces dernières années, elle t’a tellement manqué; rejoins-la, salue-la, embrasse-la et serre-la dans tes bras pour nous. Pars en paix papa, grand-papa, nous allons prendre soin les uns des autres; tu as déjà tracé la voie. Papa, merci de nous avoir supportés inconditionnellement. Papa, merci d’avoir fait de nous des adultes responsables, soucieux des autres et prêts à oeuvrer en tout temps pour améliorer notre monde. Papa, merci pour tes longues journées de travail, tu nous a fait connaître le sens du travail bien fait. Papa, merci de nous avoir fait comprendre ce qu’est le respect de soi et des autres. Papa, merci de nous avoir enseigné le courage, la détermination et la force intérieure. Papa, merci de nous avoir démontré que don de soi et humilité ne signifient pas fragilité. Papa, merci de nous avoir fait comprendre que pour s’aimer, il faut d’abord aimer les autres. Papa, merci pour le bonheur que tu nous as donné; bonheur de vivre, bonheur de la famille, bonheur des petits gestes d’amour du quotidien. Papa, merci d’avoir été l’homme de peu de mots, tout en émotions, tu nous a permis de vivre avec sensibilité et ouverture. Papa, merci d’avoir aimé fidèlement maman; avec ta grande complice vous avez fait de nous des humains accomplis Papa, merci d’avoir été notre Père. Merci d’avoir été là. Tu sais papa, je nous revois encore petits enfants, soeurs et frères, à surveiller avec fébrilité le bout de la rue de l’Église vers 18h00-18h30 afin de voir ton auto s’engager sur notre rue. Tu sais, ce n’était pas parce que nous avions hâte de souper, c’était notre petit coeur d’enfant qui avait hâte de te revoir et de te dire je t’aime. Aujourd’hui papa, nous avons encore notre coeur d’enfant et nous te disons, nous t’aimons. Grand-Papa, merci pour nos parents. Grand-Papa, merci pour tous ces moments de joie avec toi. Grand-Papa, merci pour la féérie de Noël. Grand-Papa, merci de nous avoir bercés de longues minutes avec amour et tendresse. Grand-Papa, merci pour les tours de tracteur, pour le bord du lac et pour les étés immortalisés dans nos pensées. Grand-Papa, merci de nous avoir tant de fois cédé ton lit. Grand-Papa, merci pour ta confiance. Grand –Papa, merci pour avoir émerveillé notre enfance et notre adolescence. Papa, grand-papa, ton départ laisse un grand vide dans nos vies, mais nous savons que de là-haut tu continueras à veiller sur nous. Puisse Dieu, te donner un petit coin de paradis pour y bricoler ces cadeaux de bois, qui ont rendu nos maisons vivantes, imprégnées d’un petit air de la Gaspésie, mais surtout de la vie et de l’énergie de celui qui les avait bâtis. Puisse-t-il te donner un lieu où tu retrouveras cette nature que tu aimais tant. Puisse-t-il te garder une grande tablée où avec maman vous rassemblerez parents et amis retrouvés. Papa, grand-papa, nous t’aimons et te chérissons à jamais. Johanne & Denis, Rock & Sylvie, Pierre & Sonia, Lucie & Denis, Christian & Josée Catherine, Mathieu, Marie-Andrée, Sophie, Maude, Sabrina, Anaïs, Gabriel, Marie-Ève, Christine, Camille & Justine


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Hommages à M. Jean-Yves PELLETIER

Hommages à M. Jean-Yves PELLETIER

Hommage à monsieur Jean-Yves Pelletier lu par sa fille Sophie, en l'église de Sayabec, le samedi 16 mars 2013, jour de la célébration commémorative Cher papa, Toi qui aimais taquiner la truite au printemps, pêcher le saumon durant l'été, faire ta fameuse chasse tant attendue à l'automne, et écouter les parties de hockey durant l'hiver. Merci de nous avoir transmis ces passions. Papa prenait pour toutes les équipes sauf pour le Canadien. C'était un excellent moment pour s'obstiner. Papa était aussi un lecteur assidu et un joueur de mot croisé aguerri. Joueur de cartes hors pair, nous nous souviendrons des nombreuses journées et nuits à jouer en ta compagnie. Ta joie de vivre et ton rire contagieux, lors de ces moments de réunion de famille et d'amis, resteront gravés dans notre mémoire pour toujours. Je vais m'ennuyer de nos discussions sur la politique qui étaient passionnées et passionnantes. Nous partagions les mêmes opinions sur la politique. Certaine fois, nous n'avions pas tout à fait le même point de vue sur divers sujets. À ce moment, nos échanges étaient des plus enrichissants et constructifs. Évidemment, un homme enflammé a certainement ses petits défauts. Il était un mari, un père, un beau-père et un grand-père très présent et aimant, toujours là pour ma mère, pour nous ses filles, pour ses gendres et ses petites-filles. Vous nous avez montré, toi et maman, le bonheur, l'amour et la durabilité en vous aimant pendant 41 belles années. Nous savons que cet amour perdura pour l'éternité. Isabelle et moi essayerons de reproduire cet exploit qui est pour nous, un bel exemple de la vie à deux. Lorsque papa était à l'hôpital, plusieurs personnes sont venues le voir, papa avait toujours un beau sourire. Ce sourire et son fameux clin d'oeil étaient révélateurs du bien que votre présence lui faisait. Papa s'est battu jusqu'à la fin, jusqu'à la dernière seconde. Nous étions là, ma soeur, ma mère et moi lorsqu'il est parti calmement et sereinement. Papa, j'aurais aimé que tu sois là lorsque je graduerai, que tu sois là lors de mon mariage, que tu sois là quand j'aurai mes futurs enfants, que tu sois là simplement tout le temps et ce, encore pour longtemps, mais la vie en a décidé autrement. Je sais que tu seras là quand même, que tu nous aimeras toujours et que tu veilleras sur nous de là-haut. Merci de nous avoir transmis ton courage, tes convictions profondes et tes valeurs. Veille sur nous de là-haut comme tu l'as toujours fait. On t'aime papa xxx Hommage à monsieur Jean-Yves Pelletier lu par madame Danielle Marcoux - mairesse de Sayabec, en l'église de Sayabec, le samedi 16 mars 2013, jour de la célébration commémorative. À la famille de Madame Louiselle, À ses filles, Isabelle et Sophie, Aux conjoints, Aux petits-enfants, Aux familles Bouchard, Pelletier et amis, Au nom de la Municipalité de Sayabec et en mon nom personnel, j’offre à la famille de Monsieur Jean-Yves Pelletier, nos plus sincères condoléances. Monsieur Pelletier fut maire de Sayabec de mars 1992 à novembre 2002. Durant cette décennie, il aura marqué le développement de notre municipalité et Il aura cumulé les fonctions d’enseignant, de maire et de préfet de la MRC de La Matapédia. Son grand désir de voir progresser Sayabec au sein de la MRC de La Matapédia nourrissait ses interventions. Dès son entrée à la mairie, monsieur Pelletier a favorisé le secteur du développement économique. Il a investi beaucoup d’énergie pour favoriser l’aménagement d’une zone industrielle dans le secteur de la Route Rioux, en direction de Saint-Cléophas et en 1997, il a réussi à convaincre le CPTAQ (Commission de Protection du Territoire Agricole du Québec) de l’importance d’utiliser ce terrain à des fins industrielles. En 1998, la décision d’Uniboard d’investir dans la construction de PANVAL 2, aura été pour monsieur Pelletier une occasion privilégiée de faire équipe avec le directeur en poste, monsieur Léo Bertrand, pour prolonger les infrastructures d'aqueduc et d’égout de la Municipalité de Sayabec afin de mieux desservir l’usine. Monsieur Pelletier mènera avec bonheur la réalisation de ce dossier qui permettra à la municipalité de prolonger les infrastructures d’aqueduc et d’égout et d’effectuer la mise aux normes des installations de sécurité incendie de l’usine. En lien avec l’agrandissement de l’usine, monsieur Pelletier s’est ingénié à convaincre les deux paliers de gouvernements, Uniboard et le ministre des Transports de l’urgence d’entreprendre la réfection de la route Pouliot et de l’importance de leur participation au financement de ces travaux qui nécessitaient d’importants investissements. La réfection de cette route, de juridiction municipale, s’est réalisée dans les délais prévus et avec les collaborations sollicitées. Monsieur Pelletier a également contribué à l’amélioration des infrastructures de la rue Lacroix qui rejoint directement la route de Saint-Cléophas depuis 1998. C’est pour la réalisation de ces travaux que la Gare Patrimoniale a été déplacée dans le parc Au-Tournant-de-la-Rivière. Depuis, notre gare est devenue un bâtiment centenaire où la culture et le patrimoine se rejoignent pour les générations futures. Nous nous devons de souligner deux événements paroissiaux d’importance auxquels monsieur le Maire Pelletier a participé : Le Centenaire de la naissance de notre héros de la guerre 14-18, monsieur Joseph Keable en 1992 et le Centenaire de Sayabec en 1994. Sa collaboration et celle du conseil municipal étaient toujours importantes et appréciées. Monsieur Pelletier y remplissait fidèlement son rôle de maire digne, éloquent et rassembleur. En terminant, nous tenons à souligner que ces projets se sont réalisés grâce à sa connaissance des dossiers, à sa détermination et à sa capacité de convaincre. Il fut un homme dévoué pour son milieu et extrêmement généreux de son temps. Nous apprécions le fruit de son engagement et nous en gardons un souvenir vivace. Merci à monsieur Jean-Yves Pelletier d’avoir représenté si fièrement la Municipalité de Sayabec.


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Hommage à Mme Irène ROY CHENEL

Hommage à Mme Irène ROY CHENEL

Hommage à madame Irène Roy, lu par sa fille Danielle, en l'église d'Amqui, le jeudi 14 mars 2013, jour de la célébration commémorative Chère mère, chère Irène, Aujourd’hui, tu as remis ta vie entre les mains du Seigneur. Tu l’as fait après avoir donné la vie, à nous, tes quatorze enfants et en permettant l’existence de tes 24 petits-enfants et 9 arrière-petits-enfants. Quel exploit! J’espère que tu es fière de toi. En plus de nous avoir donné la vie, tu as su nous transmettre des valeurs que je porte avec joie. Lorsque je dis cela, je pense à ta discrétion, à ton sens de la famille, de l’entraide, de la générosité, de l’honnêteté et j’en passe. En effet, aussi loin que je me souvienne, tu as toujours été dévouée pour tes proches, et ce, sans compter tes heures. Je ne t’ai jamais vue refuser le couvert à qui que ce soit, et ce, même lorsque la maison était pleine. J’étais et je suis toujours particulièrement touchée par ta capacité d’émerveillement en lien avec la nature. Tu adorais les balades en voiture pour mieux apprécier la beauté des arbres, des cours d’eau, des montagnes… Ce qui était beau aussi de voir chez toi était ton sens de l’humour où tu avais la réplique facile. Ça venait apporter un juste équilibre à ton sens des responsabilités et du devoir. Nous pouvions compter sur toi car tu représentais pour nous un pilier important. Merci maman ! Ton départ, nous laisse à la fois dans la tristesse, dans la joie de te voir enfin soulagée de tes souffrances et dans la fierté d’avoir eu toi comme mère. Maman, c’est avec amour et une profonde tendresse que nous t’accompagnons vers ta nouvelle vie, tes enfants qui te chérissent: Jean-Pierre, Christiane, Denise, Francine, Brigitte, Jacinthe, Guy, Marc-André, Hermel, Danielle, Jocelyn, Sylvain, Nancy, Steve, tes gendres et brus, tes petits-enfants, tes arrière-petits-enfants, tes frères et tes sœurs, beaux-frères et belles-sœurs.


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Hommage à M. Noël MIGNEAULT

Hommage à M. Noël MIGNEAULT

Hommage à monsieur Noël Migneault, lu par sa fille Noëlline en l'église d'Amqui, le mercredi 6 mars 2013, jour de la célébration commémorative. Cher papa, Les deux dernières années ont été très dures à traverser; la vente de la maison, l'acceptation de rester dans un logement tout en pensant régler quelques conflits à la maison. Malgré ton âge avancé, tu es tombé malade mais tu t'es remis assez vite en ayant des petits soins à la maison. Maman fatiguée ne pouvait pas toujours être auprès de toi à te donner des petits soins très attentionnés. Son âge ne pouvait plus lui permettre de bien avancer. Hélas, maman tombe et se fracture le bassin. Arrivée à l'hôpital, maman demande de l'aide. Pour ta sécurité, maman et moi décidons de te placer dans un foyer pour que tu sois bien protégé. Il faut que tu saches papa que dans les trois dernières semaines que j'ai passées à tes côtés, j'ai revu un papa souriant, entouré de personnes qui t'ont donné de l'amour, tu t'ennuyais bien sûr de maman, mais tu étais confiant qu'un jour tu serais seul à côté de ton épouse tant désirée. Merci de m'avoir donné ta confiance et de pouvoir être proche l'un de l'autre que j'avais perdu durant plusieurs années. Papa, ton coeur était trop faible, il n'a pas pu te suivre; mais je sais que Dieu est venu te chercher pour nous protéger et nous aider à traverser les obstacles que la vie nous avait réservés. Je t'aime papa !


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Hommage à M. Jean-Yves BARREST

Hommage à M. Jean-Yves BARREST

Hommage à monsieur Jean-Yves Barrest, lu en l'église de Ste-Florence, le mercredi 6 mars 2013, jour de la célébration commémorative. Quand on est allés à Rimouski faire vérifier sa grosse opération par son chirurgien (l'opération pour les poumons qui avait encore une fois manqué l'emporter); dans la salle d'attente, y'avait un couple de professeurs d'école, le mari et sa femme à la retraite, qui avaient aussi été opérés, chacun d'un cancer. Le monsieur a dit: «C'est pas drôle, on travaille toute notre vie, on élève nos enfants, on mène une bonne vie, on arrive à notre retraite, pis on tombe malade, c'est pas juste! La salle était pleine, mon Jean-Yves lâche: «Moé, j'ai fait du mal toute ma vie, pis j'ai eu ce que je mérite«, pis y part à rire. C'était ça Jean-Yves, dans n'importe quelle situation, il trouvait le moyen de virer ça en farce. Jean-Yves a fini ses jours, entouré des gens qui l'aimaient, et qui le respectaient énormément. Mais le plus important, c'est qu'il a eu la chance de rester chez eux, jusqu'à la veille de sa mort, avec sa femme, qui en a pris soin jusqu'à son dernier souffle ... sa Pilou. Il l'a demandée, jusqu'à ses dernières minutes de conscience. «Tu peux t'en aller Jean-Yves, t'auras pu mal à ta maudite jambe, elle t'a fait assez souffrir. Tu diras salut à ma famille de l'autre côté de ma part. Inquiète toé pas pour moé, je suis bien entourée, tu peux partir tranquille.» Jean-Yves avait pas peur de mourir, y'a passé proche assez souvent. Il disait:«Ça me dérange pas de mourir, j'ai fait une belle vie, j'en ai profité. J'ai pas été riche, mais j'ai jamais manqué de rien. J'ai eu une bonne femme, on a eu du fun ensemble. On n'a pas eu d'enfant, mais la maison à tout le temps été pleine. J'avais besoin d'argent, j'allais bûcher. J'ai eu des bons chums, une bonne famille. Mais là c'est assez. Je vivrai pas de même jusqu'à 90 ans à être malade, c'est pas une vie pour moé ni pour Gaétane». On se souviendra toujours de Jean-Yves, comme un homme bon, un homme drôle, il se caissait pas la tête avec rien. Il prenait la vie comme ça venait, au jour le jour. Pis moé, c'est comme ça que je veux me souvenir de toi, Jean-Yves Salut ...


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Hommages à M. Roger LAVOIE

Hommages à M. Roger LAVOIE

Hommage à monsieur Roger Lavoie, lu par sa fille Régine en l'église de St-Vianney, le vendredi 1er mars 2013, jour de la célébration commémorative. Avant que notre ami Gaétan fasse l'hommage à Roger sur le plan communautaire, j'aimerais dire au nom de ma famille merci, un mot bien simple pour dire tout, à vous tous ici venus rendre un dernier hommage à un grand homme, un pilier. Merci à ceux qui participent à ce dernier hommage, sa gang de la pastorale, ses amis et membres de différents organismes, papa était membre de presque tout, Pauline pour l'extra en musique. Nous remercions particulièrement Marien pour les heures de veille nous permettant un répit, papa t'attendait le matin. « La porte est-tu barrée? Faut pas que Marien vire de bord.» Nous remercions également Réjean Royer pour l'assiduité des visites quotidiennes et les nombreuses soirées avec Gaétan Charette où le trio baptisé la Ligue du vieux poêle discutait de sujets variés. Les derniers jours de sa vie furent plus faciles grâce à vous. Merci aux nombreux amis qui sont passés le voir, les amis qui ont appelé, certains jours on aurait dit une centrale téléphonique d'un bureau. Roger disait souvent : « Je pensais jamais être aimé autant que ça! » Quand on entend le nom de Roger Lavoie cela représente l'homme qui aimait tellement le monde, même aujourd'hui c'est des prêtres de la Colombie, le monde est venu à lui. C'est le chum de bois, le watchman au centre, le bénévole toujours prêt. « Y est où papa? Parti à une réunion. » Pauvre maman le nombre d'heures d'absence de ton homme. Pour d'autres, Roger Lavoie représente celui qui prend soin du cimetière, dans mes courriels une personne disait « l'endroit où reposent les gens que l'on a aimés ». C'est le gars amoureux des chevaux. Dans l'église le dernier banc en arrière (ça fait drôle d'être assis en avant aujourd'hui), celui qui saluait ceux qui passaient. Ou encore la dernière maison au Rang 1, le dernier né des enfants à Pato et Mérilda. Grand-maman a élevé les trois enfants de sa plus vieille Thérèse morte du même cancer que papa à 26 ans. Ce sont des oncles et tante bien plus que cousins et cousine. Roger était le treizième enfant, né le 14 novembre 1939 ici à St-Vianney. Il était bien fier de son certificat au 90ième de la paroisse cet été. Papa, très jeune, tu aimais déjà les chevaux. Il t'arrivait parfois de mener toi et tes soeurs à l'école et dételer le cheval avant d'entrer à l'école. Dès 12 ans, tu commenças à suivre ton père apprenant le dur métier de cultivateur. Tu aurais pu être maréchal ferrant! Ta grande peine lorsque la mécanique et le tracteur de ton père changea tous tes plans. Les chevaux, tu les comprenais mieux que quiconque, tu savais exploiter leur potentiel à chacun, l'un fort travaillant avec l'autre agile ou encore bon travailleur solitaire, jamais de maltraitance. En 1963, tu t'es marié à notre mère. Cette année en août on aurait fêté vos 50 ans. Dommage. Tu aimais le contact avec les bêtes, la petite ferme pour avoir de la bonne viande à manger avec le jardin à Claudette pas besoin de vous dire qu'ils en ont nourri du monde, recevoir beaucoup de visites date pas de quelques jours! Pour boucler les fins de mois, cultiver ne suffisait pas, il fallait être bûcheron, plus difficile encore durant l'hiver. Le bois source de revenus, oui mais aussi source de réconfort, de paix et de solitude. Bois source de chaleur, combien de fois tu as ouvert la porte du poêle pour regarder les flammes en te berçant. Tu veillais encore, bien des fois pour chauffer ta maison, un peu trop parfois, on trouvait qu'il faisait trop chaud. Les printemps, la nature se réveillait. La saison des sucres, les nuits à bouillir (tiens tu veillais encore), les jours à récolter l'eau, le plaisir du travail bien fait. Ensuite les étés, la ferme et les foins. Hi! Que tu en as swingné des presses dans la waggine! L'automne avec les récoltes du jardin pis le champ de patates, maudit que c'était long à ramasser. Mais on n'avait pas fini, il restait le bois de chauffage à entrer dans la cave. Pas encore fini pour toi, il fallait faire boucherie. Titou venait t'aider pour ensuite aller y aider à ton tour, le tout agrémenté de quelques gins DeKuyper. « Aye, m'a t'dire . » disait Titou et vos discussions étaient parties. Il te restait un p'tit peu de temps pour la chasse. Chaque saison apportant son rituel, ta vie se passa. Parlant de rituels, Papa était un homme de rituels. Chaque semaine la messe, source de réconfort et de « pain ». « Ça donne à penser pis à jongler pour le reste de la semaine. » Ensuite La Semaine Verte à la télévision (fallait pas parler) pis les nouvelles à 10h le soir. Tous ces rituels, il les faisait les yeux fermés, il ne dormait pas! Combien de fois j'ai vu maman lui donner un coup de coude durant la messe. Mais il ne dormait pas. En 1979, par amour pour nous, tu as acheté une maison au village. Tu as toujours dit que tes enfants étaient ta richesse, ta grande réussite. Combien de fois tu as veillé sur nous lorsque nous étions malades. Pis il fallait que tu nous aimes pour toutes les folies de jeunesse qu'on a faites. Là, tu as encore veillé, mais c'est parce que nous n'entrions pas. Là on ne parle pas de nous mais de toi, une chance parce qu'on en finirait plus. Pas facile de résumé une vie comme la tienne en cinq minutes, c'est un peu plus long mais inquiétez-vous pas on a prévu un buffet après. Parents et amis sont invités. Pour finir avant de laisser la place à Gaétan pour le communautaire, je tiens à dire que ton combat aura été d'une grande souffrance, une montagne à franchir. Te voir dépérir nous faisait mal et toi ben tu aimais trop la vie, alors ta tête commandait à ton corps de continuer comme un homme commandait à son cheval de gravir la montagne. Presqu'au sommet de la réussite ton corps tel le cheval s'écrasa d'épuisement, trop d'efforts. « Merci » tu disais lorsqu'on t'a ramené à la maison pour finir ton passage terrestre. C'est un beau cadeau pas seulement pour toi mais aussi pour nous. Ton sens de l'humour que tu as su si bien utiliser jusqu'à la fin (lorsqu'il ne pouvait plus beaucoup parler à la fin il nous faisait bye bye avec les orteils), tes valeurs et ta foi en Dieu resteront, tel est ton héritage laissé à ceux que tu aimes. Comme tu nous as dit : « Ouan, ben voilà, faites vos vies, faut ben que ça continusse. Moi, j'ai une ben belle feuille de route. Je vous attends de l'autre bord. » Tu nous a dit aussi « Si c'est ça mourir, c'est pas si pire. » Après un temps de sérénité, entouré des tiens, nous avons cueilli ton dernier souffle et caressé ton corps chaud une dernière fois, cela a été un cadeau inestimable valant tout l'or du monde. Te voilà libre maintenant libre d'admirer les pâturages verts, libre de prendre l'air, ce qui te manquait terriblement quand tu étais pris dans la maison, libre de veiller sur nous à ton goût. Puisque nous croyons qu'il y a quelque chose après, je te dis papa à bientôt, mais pas tout de suite! Hommage à monsieur Roger Lavoie, lu par son ami Gaétan Charette en l'église de St-Vianney, le vendredi 1er mars 2013, jour de la célébration commémorative. Toutes nos sympathies à la famille de Roger. Le fait que Roger ait manifesté le désir de finir ses jours chez lui avec sa famille, aura permis à la communauté de St-Vianney de passer de bons moments en sa compagnie. Pour Roger, la communauté, c'était très précieux; un Viannois dans le coeur et dans l'âme. Quand j'arrivais avec Réjean Royer, Roger disait : «Tiens, voilà la Ligue du Vieux Poêle! Ça va être quoi le sujet à soir?» Ça nous donnait l'occasion au cours de ces soirées, de se rappeler de beaux souvenirs et de se raconter quelques bonnes histoires. Comme celle-ci par exemple : Une histoire de joual : Dans le temps, le père Pierre Royer s'en va chez Mercier, un commerçant de chevaux d'Amqui pour échanger son joual. Les affaires faites, Mercier avertit le père Pierre : «Je te donne une paire de cordeaux en babiche, ça peut arriver que ça étire un peu.» Ça part en montant et le joual a les oreilles dans le crin. À ce moment de son histoire, Roger dans son lit, a les bras étirés, les deux mains dans les cordeaux, on aurait vraiment dit qu'il y avait un cheval attelé au pied du lit. «Wo beck , arrié; Wo beck, arrié! Doucement Girl.» Roger dit : Le Père Pierre arrive chez lui, il avait tellement tiré qu'il y avait de quoi faire deux autres paires de cordeaux dans le fond du borlot! Roger le grand bénévole : Comme le dit l'Évangile, demandez et vous recevrez. Roger le soldat, il était de tous les combats et de toutes les corvées; un véritable pilier! Membre fondateur de l'Ambulance St-Jean et dans laquelle tu as évolué avec une telle fierté. Tu as su inculquer ce sentiment de professionnalisme qu'enviaient les autres municipalités et dont on peut constater les résultats dans cette église ce matin. On gardera en mémoire ton implication comme préposé au stationnement lors des grands événements qui se sont déroulés chez nous par le passé. On pouvait voir évoluer Roger dans son uniforme d'ambulancier par grand soleil, s'il faisait trop chaud il poursuivait le travail en chemise blanche.Pompier pendant 20 ans au service de sa communauté, Roger disait : «Grimper dans une échelle, chu pas capable; mais pour la tenir par exemple, ça chu capable!» Et c'était vrai! Quand Roger, assisté de Serge Fortin, mettait la patte sur la base d'une échelle, tu pouvais être sûr qu'elle ne bougerait pas, quand bien même elle n'aurait pas été accotée dans la tête, ça valait une échelle aérienne et tu pouvais monter en toute sécurité. Marguillier à plusieurs occasions, Roger part en étant toujours membre du conseil de fabrique. Son attachement à sa paroisse a fait en sorte qu'il fut responsable du volet cimetière durant plusieurs années. Et Roger, il le connaissait son cimetière, c'était notre spécialiste, et en ce sens il va beaucoup nous manquer. Paraitrait que c'était une promesse faite à ses parents qui l'a amené à s'impliquer dans l'entretien du cimetière. C'était en quelque sorte son jardin et il sera sans aucun doute heureux d'aller s'y reposer. Un habitué des sessions de «Vie Active», il était le bout-en-train très apprécié de son groupe. Il disposait d'une mémoire phénoménale qui lui permettait de nous entretenir inlassablement sur des faits du passé : un grand livre ouvert! Plusieurs jeunes se souviendront de lui comme d'un vrai beau Père Noël avec sa grosse bedaine chaude, qui a fait le bonheur des tout-petits en de nombreuses occasions dans le temps des Fêtes. Roger siégeait encore sur le conseil d'administration de l'OMH. Il a été jusqu'à ce jour le président très apprécié du Club des 50 ans et plus auquel il va beaucoup manquer. Il était aussi un fier Chevalier de Colomb. Roger fut très actif en sein du Festival du Travailleur forestier, autant à titre de bénévole que comme participant aux compétitions. Une fois, en équipe avec M. Toine Fortin, il racontait que lors de l'épreuve du godendart, ils avaient perdu par l'épaisseur d'une écorce. Roger le vrai Québécois : Quand il était avec Marien Leclerc; ils attelaient «le joual», ils allaient à la tire de «jouaux». Louis-Philippe Jean y est fort comme «un joual». Pour Roger, un cheval c'était pas mal moins fort qu'un «joual». Pour haler un gros âbre, ça prenait un bon joual! C'était l'homme qui parlait à l'oreille des «Jouaux» et qui par son calme naturel, arrivait à tranquilliser le «joual» le plus nerveux qui soit. Pour Roger, les jouaux, c'était comme la mécanique pour les Charette. Ce fut un grand bonheur pour lui que de voir Marien Leclerc s'installer à St-Vianney avec ses chevaux. Homme de la forêt, Roger savait en prendre soin et ne prélever que ce qui était en perdition, ses enfants vous diront qu'ils ont déjà vu 75 cordes de bois de chauffage dans la cour, tout ça ramassé dans du bois mort. On ne touche pas aux âbres sains. Ce qui faisait dire à son fils Cédric : «On brûle toujours de la cochonnerie nous-autres.» Roger, au contraire des millionnaires, toi tu as pu emporter ta fortune avec toi; elle était dans ton coeur : l'amour des tiens, ta bonté, ta générosité, ton dévouement pour ta communauté. Un soir, tu nous as dit que tu ne craignais pas de comparer ta feuille de route avec n'importe qui. Roger, tu allais jusqu'au bout. Quand tu as enterré notre mère le 8 décembre dernier, tu m'as dit : «Le prochain ce sera moi.» Tu avais raison. Tu as été plus «tough» que le pape, tu as tenu jusqu'au bout. Là, ça va être le temps des sucres, ton grand chum Frid doit t'attendre. Plus de problème de température là où tu vas; ils contrôlent ça avec une manette là-bas : conditions idéales tout le temps. Mais Frid va dire : «Roger, touche pas à la manette!» Roger, pour nous tous tu as été un bon compagnon de route durant ton passage sur cette terre, en espérant un jour te rencontrer sur l'autoroute du Ciel. Salut mon Roger et bon voyage!


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Hommage à Mme Eugénie VALOIS, BEAULIEU

Hommage à Mme Eugénie VALOIS, BEAULIEU

Hommage à madame Eugénie Valois, lu en l'église de Causapscal, le mardi 26 février 2013, jour de la célébration commémorative. Parents et amis, au nom des deux familles Valois et Beaulieu, je vous remercie de vous être déplacés pour offrir un dernier geste d'appréciation à grand-maman. Eugénie Valois... il y a 102 ans naissait cette grande dame. C'est spécialement pour elle que nous sommes ici aujourd'hui. Et cette grande dame allait devenir notre mère, notre grand-mère, notre arrière-grand-mère, notre tante. Causapscal venait d'avoir 15 ans lorsqu'elle naquit en 1911, huitième enfant d'une famille pionnière. Elle a vu le village grandir, et le village a grandi avec elle. Grand-maman fut mère pour la première fois à 35 ans, «su'l tard», comme on dit, et c'est avec un dévouement renouvelé qu'elle a veillé sur son mari et sur ses 7 enfants. Douce, joviale, aimante et aimée, tout naturellement, sa vie se consuma dans l'amour des siens. Les ventres affamés se rassasiaient de sa cuisine, et beaucoup se souviennent de sa tarte au vinaigre pour laquelle on en redemandait. N'est-ce pas Isabelle et Caroline? Elle savait conserver l'intérieur de sa maison propre. Ses planchers brillaient grâce à la couche de cire en pâte qu'elle appliquait, puis polissait au moyen de bas de laine usés ou de la «polisseuse électrique». Ses mains habiles cousaient les tissus afin de compléter la garde-robe de chacun et chacune. Qui ne se souvient pas aussi des heures qu'elle passait sous le chaud soleil d'été à soigner son jardin pour assurer une abondante récolte de légumes frais à offrir aux siens. Ou encore à la cueillette des petits fruits sauvages d'où elle revenait, la bouche et les doigts rougis et le fond de la tête mangé par les moustiques. Quelle patience et quelle vaillance elle a démontrées! Même âgée mais en santé, grand-maman toujours généreuse, a accordé temps et visites à son frère Gérard et à sa soeur Jeanne. À 90 ans, elle tenait à assister aux veillées de Noël avec sa famille, une bonne partie de la nuit.«Allez vous coucher, maman» lui répétait-on. Et elle répondait: «Je ne dors pas, j'ai seulement les yeux fermés». Sans doute jouissait-elle de ces moments privilégiés où les siens l'entouraient, comme autrefois elle avait apprécié bercer ses enfants, puis ses petits-enfants, le chapelet entre les doigts, tout en se reposant. Bonne chrétienne, elle attendait l'échéance avec sérénité, confiante dans les paroles de Jésus: «Ne craignez pas, n'ayez pas peur». Eugénie, la cadette à Joseph et à Clara, vient de nous quitter pour la vraie Vie, celle qu'elle espérait, une vie d'amour et de paix. Mais dans nos coeurs, cette grande dame discrète, humble dans l'âme, généreuse, rayonne encore. Son grand coeur, sa joie de vivre, son sourire font déjà partie de nos plus beaux souvenirs, comme modèles à imiter. Ce fut un privilège de côtoyer grand-maman, et nous sommes reconnaissants qu'elle nous ait accompagnés pendant autant d'années. Pour clore cet hommage, j'emprunterai les expressions qu'elle utilisait parfois à la fin d'une conversation: «J'attends, je crains et j'espère .. en tout cas... c'est très cela ...». Merci !


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Hommage à M. Claude POIRIER

Hommage à M. Claude POIRIER

Hommage à monsieur Claude Poirier, lu par son frère Léopold, en l'église de St-Léon-le-Grand, le samedi 16 février 2013, jour de la célébration commémorative. En mémoire de notre mère, je vais appeler Claude, Jean-Claude, car elle nous appelait toujours par nos noms au complet: Nick, c'était Nicolas - Léo, Léopold - Yves, Yves-Marie - Anne, Anne-Cécile. Faire la rétrospective de la vie de Jean-Claude, c'est comme regarder un film mais sans le son. Jean-Claude ne parlait pas beaucoup; on lui posait une question, il répondait, point. Jean-Claude est né le 10 juin 1933 et est décédé le 10 février 2013, à 10h05, à l'âge de 79 ans et 8 mois. Ça fait beaucoup de 10 ... Son père est décédé le 27 mars 1940 et Jean-Claude n'avait que 6 ans et 9 mois, c'est très jeune pour perdre son père. Adolescent, il décide avec Guy et Jean-Marie, d'aller travailler en Alberta à Peace River. Sans anglais, imaginez tout de même ... ! Toutefois, il a toujous parlé de cette période en très bons termes. C'était de très bons souvenirs pour lui et il en parlait souvent. Au retour de ce voyage, il revient à St-Léon, se marie le 29 juin 1957 avec Dolorès Gagnon. Ils deviennent propriétaires de la ferme familiale et demeurent dans la maison que Guillaume habite actuellement. Il me revient des souvenirs de cette maison: Didier et moi, on avait l'habitude après le souper, de traverser de l'autre côté et de raconter nos périples amoureux du temps. Jean-Claude nous regardait avec un petit sourire en coin et disait: «Les gars, vous en mettez un peu trop». Après, il y a eu une période très difficile car les grossesses de Dolorès n'allaient pas comme prévues. Les voilà partis pour Forestville. Tous les deux travaillent en hôtellerie et en plus, Jean-Claude charge les barges de «pitounes» en saison. C'est un travail extrêmement dur et dangereux, je l'ai visité lors d'une de mes vacances. Et là, oh miracle! survient la naissance de Suzanne, le 20 avril 1965. Une princesse est née! Si mes souvenirs sont bons, ils reviennent à St-Léon. Jean-Claude travaille avec Jean-Marie Bérubé dans le domaine des scies mécaniques. Il aime bien ça et son travail est apprécié. On les retrouve à Sacré-Coeur, près de Rimouski, toujours dans le domaine des scies mécaniques. Le hasard fait qu'ils reviennent à St-Léon et font l'acquisition du dépanneur connu de tous, celui de M. Lévesque. Jean-Claude n'est pas tellement doté pour faire face au public mais Dolorès, elle, a ça dans le sang. Je ne saurais dire combien de temps ils ont eu ce dépanneur, mais voilà qu'ils décident de prendre leur retraite. Jean-Claude avait une grande admiration pour M. Valcourt (le père) et les circonstances ont fait qu'ils sont devenus propriétaires de la maison de M. Valcourt. Celui-ci avait une grande confiance en Jean-Claude et il lui a également cédé les deux chalets sur la montagne. Pour Jean-Claude, la montagne était une évasion de tous les jours. Dolorès m'a raconté ce fait assez cocasse. Jean-Claude montait à la montagne 4 à 5 fois par jour. Un jour d'été, la température devait monter à 30 degrés celcius et Jean-Claude est revenu de la montagne en disant à Dolorès qu'il avait très chaud. Dolorès lui dit alors: «Jean-Claude avant de partir, je te l'ai dit de ne pas mettre ton habit de skidoo, mais tu y tenais...!» Damnée maladie ! Jean-Claude aimait beaucoup les chevaux et lors du 100e de St-Léon, un après-midi, il y avait une compétitiion de tirs de chevaux, chose que je n'avais jamais vue. Alors que nous y étions et que Jean-Claude m'expliquait en détails toutes les techniques d'entraînement, il commentait avec empressement: «Un tel, il n'a pas le contrôle sur sa team de chevaux» , «Un autre, oui car l'ensemble est parfait». Nous avons passé ensemble un très bel après-midi. Le soir venu au souper, je lui ai demandé: «Jean-Claude, as-tu aimé ta journée aux tirs de chevaux?». Et lui de me répondre: «Quels tirs de chevaux?» Damnée maladie ! Un autre après-midi, nous sommes allés voir Sarah-Maude, la fille de Pierre et Marie-Josée, entraîner son cheval. Jean-Claude regarde la démarche du cheval et dit à Marie-Josée: «Le cheval a mal à une patte»; et Marie-Josée de lui dire: «Oui, la dernière fois qu'il a été ferré, on lui a trop serré la sangle». Je vous jure que moi, j'avais beau regarder avec attention la démarche du cheval, je n'avait rien remarqué. Jean-Claude lui, a tout de suite vu le malaise du cheval. Il connaissait ça les chevaux et la maladie ne lui avait pas fait fausser son jugement sur ces bêtes qu'il aimait tellement. À travers sa maladie qui est terrible, un peu de baume s'est manifesté. Par exemple, le rapprochement entre lui et Suzanne qui fut un bienfait pour les deux. Un autre bienfait aussi pour Dolorès qui le trouvait taquin et souriant comme jamais. J'aimerais que tous ceux et celles qui, pendant cette période de 10 ans, auraient été offusqués par ses paroles ou par ses gestes, lui pardonnent, car c'est certain qu'il n'aurait jamais agi ainsi s'il n'avait pas été malade. Damnée maladie ! Jean-Claude, va en paix ! Plusieurs t'attendent en haut... Merci à tous de votre attention. Hommage à monsieur Claude Poirier, lu par son frère Daniel, en l'église de St-Léon-le-Grand, le samedi 16 février 2013, jour de la célébration commémorative. Dieu et Claude Dieu, dans sa grande perfection, a été extraordinaire; avoir tout préparé afin de placer une belle créature au sommet de sa création. On se souvient du cinquième jour, il créa le cheval, cet être vivant qui allait aider l'homme à survivre. Claude a eu le nez fin. Il a fait du cheval son ami. C'était notre homme qui parlait aux chevaux. Comme il était fier au bout des guides, il fallait le voir maîtrisant son attelage avec confiance parce qu'il avait su le dompter par la fermeté et la douceur. Quel beau contraste, vivait cet homme, notre Claude. Je l'ai vu être d'une patience d'ange lorsqu'il soumettait la terre et engrangeait le nécessaire pour le quotidien. Je l'ai vu aussi sortir de ses gonds, fougueux comme son ami, le cheval. Claude a été pour moi, un frère qui a su me montrer à garder les deux pieds bien ancrés dans le friche. Claude, pour moi, était plus souvent comme le silence, ce silence qui aide à découvrir les choses de l'intérieur, hormis bien sûr, quelques fois à certaines occasions spéciales lorsqu'il prenait quelques spiritueux (ça reste entre nous), il avait sûrement lu le passage du Nouveau Testament où Jésus changea l'eau en vin pour la fête. Maman me disait souvent: «Vas travailler avec Claude». J'étais tout jeune et Claude m'impressionnait, il y avait du mystère dans cet hormme. Il était attirant et je lui vouais un grand respect. Est-ce que c'était son regard ou sa façon de voir la vie? Je me disais encore comme petit frère: «Je ne dois pas l'obstiner». Je le ressentais. Un de mes beaux souvenirs est celui où je vois Claude sortir de l'église avec à son bras une très jolie dame, une vraie belle créature du bon Dieu. De par sa beauté, oui, mais aussi du fait qu'elle se mariait avec mon héros. Il savait tout faire comme mon père, il marchait dans ses sillons. Claude et Dodo, ça sentait l'harmonie. Je compris bien plus tard tout l'amour et la passion qu'il avait pour la nature. Se retirer sur la montagne pour s'offrir des moments de paix, de tranquillité, tout en poursuivant l'oeuvre du Créateur. Je suis sûr que si Jésus avait été de notre temps, Claude aurait été son disciple de la montagne. Mais quand j'y pense, lorsque je marchais avec lui, Claude dans ses sentiers si bien aménagés, le Christ était avec nous. C'était pour Calude d'une grande importance de faire de ce coin de terre, son paradis. Et enfin, lorsqu'il dû faire le sacrifice de sa mémoire, et qu'il entra chez lui, j'ai compris qu'il n'avait pas vécu en vain. Suzanne, ton papa a été un grand homme, oui parce qu'il avait plein de qualités et que tu peux en nommer plus que moi, et presque pas de défaut, un grand homme, surtout parce qu'il a su s'occuper des affaires de Dieu. Merci Claude, d'avoir été celui qui nous parlait à l'oreille.


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