Hommage à Mme Élise BOUCHARD GAGNON
Hommage à madame Élise Bouchard lu par son fils Germain, en l’église de Causapscal, le samedi 10 novembre 2012, jour de la célébration commémorative. Élise, les années sont faites de précieux souvenirs! Quatre-vingt-douze ans de vie et de souvenirs, il y a de quoi écrire un livre. Un livre pour toutes tes années passées; non... Un chapitre pour chaque année de ta vie; non.... Je te lirai, juste pour la conclusion, une page en mon nom, celui de ma soeur et des mes six frères (évidemment il en manque un, mais il est déjà auprès de toi). Ce que tu as été pour nous : une mère aimante, une mère souriante, une mère accueillante, une ricaneuse. Tu étais humble. Tu étais une mère de bonne humeur, même si parfois, à travers tes yeux, nous pouvions voir ta souffrance. Mais vivre chaque jour ne te faisait pas vraiment souffrir; au contraire tu t'es battue jusqu'à la fin pour survivre, car tu aurais voulu nous voir et revoir jusqu'à la fin des temps. Élise, l’expression qui dit: «c'est la bonté même cette femme-là!», eh bien c'était toi ça! Pendant ton passage sur terre et à travers les épreuves de la vie, tu as été : une enfant, une petite soeur, une adolescente, une femme, une épouse, une mère, une belle-mère, une grand-mère, et une arrière-grand-mère. Mais ton plus grand rôle, pour nous, a été d'avoir élevé neuf enfants avec des caractères et des passions différentes, pas toujours faciles. Tu as su nous donner une place de choix dans ton coeur, sans mot dire et sans pleurs. Tu nous as tous respectés, tu n'es jamais intervenu dans nos choix et nos décisions. Tu nous as donné la vie et des ailes pour nous apprendre à voler. Il n’y en a eu qu'une seule que tu as gardée sous ton aile, celle qui a été ta confidente et ton amie en plus d’être ta fille, et nous la remercions énormément d'avoir été là pour toi, avant et après le décès de Gérard en 1978. Nous voilà aujourd'hui orphelins car, même à notre âge, nous pouvons dire que nous sommes orphelins. Nous savons déjà, chère mère bien-aimée, que tu veilles sur nous, sur nos enfants et nos petits-enfants. Rappelons-nous tes dernières années passées à la résidence, lorsque tu nous recevais. On ne pouvait pas te donner plus beau cadeau; tu ne demandais rien d’autre qu’un bec, un sourire, une histoire, des nouvelles de l’un et de l'autre.... Nous repartions heureux de t'avoir donné ce petit moment de plaisir! Que dire de tes petits-enfants que tu aimais tout autant. Chacun venait te voir à leur rythme avec leur chum ou leur blonde et c'était un autre cadeau pour toi; tu les trouvais tous beaux. Tu attendais tes arrière-petits-enfants comme si c'était toi qui devais accoucher. Tu les attendais avec joie et impatience. Tu faisais tes prédictions: la date qu'elle accoucherait, l'heure,… ; tu disais: «c'est une bedaine de fille qu'elle a, ou une bedaine de garçon». Après l’accouchement, à tous et chacun tu transmettais l'information et tu étais contente et heureuse de compter un nouveau petit Gagnon dans ta famille. Maintenant Élise, tu peux partir en paix; ta mission est accomplie et nous garderons dans notre coeur les plus beaux souvenir du livre de ta vie. Bon repos, ma belle Élise, on t'aime!
Partager sur Facebook



