Hommage à M. Fernand GUIMOND
Hommage à monsieur Fernand Guimond lu par sa fille Marie-Claude, en l'église d'Amqui, le samedi 18 août 2012, jour de la célébration commémorative. Bonjour, C’était avec un plaisir sans cesse renouvelé que notre père Fernand écoutait ses garçons jouer de la guitare. C’est pourquoi mon frère Michel lui offre maintenant « Father and Son », une chanson qu’il affectionnait particulièrement. Cette chanson de Cat Stevens raconte l’histoire d’un père et d’un fils qui échangent sur la vie. Cher papa, au moment d’écrire ces lignes, je ne peux m’empêcher de penser à ta propre douleur lors du départ de ton père survenu il y a trop peu de temps il me semble. Tout comme l’un de tes auteurs préférés Hubert Reeves, tu n’auras pas eu le temps de réaliser tous tes projets. Cependant, tu peux regarder avec fierté le chemin parcouru et dire « mission accomplie »! Tu te qualifiais toi-même de quelque peu extravagant. À mon humble avis, tu as poussé cette extravagance dans le nombre de tes qualités… Aîné de 11 enfants, tu auras été un exemple pour tes frères et sœurs et auras su leur tracer le chemin. Ceux-ci te sont restés profondément attachés. Tu étais un leader né et tes cadets ont rapidement dû l’apprendre à leurs dépends! À cette époque, tu disais déjà « il y a des choses à faire, pis y faut que ça se fasse !». Enfant, tu as supporté ta famille avec l’énergie qu’on te connaît dans la réalisation des durs travaux de la terre. De cette période, tu as su conserver un attachement à la famille, aux valeurs traditionnelles, à l’importance de compléter le travail, au sens du partage et à la nature. C’est également en compagnie de ton père, de tes frères et sœurs que tu as commencé à pratiquer différents sports dans lesquels tu as par la suite toujours excellé. Ta grande joie de vivre n’avait d’égal que ton sens de l’humour légendaire. Avec toi, les histoires répétées prenaient une nouvelle tournure et nous surprenaient toujours. Tu étais animé d’une soif d’apprentissage intarissable. La diversité de tes lectures et de tes champs d’intérêts, de même que la préparation que tu mettais dans chacun de tes voyages n’en sont que quelques exemples. Ma mère, mes frères et moi avons tous en tête des interminables visites de musées au cours desquelles tu n’étais satisfait que si tu avais lu toutes les lignes. Toujours généreux, tu as su partager ce savoir avec les gens qui t’entouraient. Ainsi, tu as fait de ton métier d’enseignant une vocation. Nombreux sont les étudiants qui encore aujourd’hui se souviennent que tu leur as donné confiance en eux. Ce besoin d’enseigner habitait chacune de tes actions quotidiennes. Ainsi avec toi, nous avons appris notamment à identifier les étoiles, les oiseaux, les champignons et les arbres et à pêcher. Pour nous tes enfants, le plus bel enseignement aura cependant été de te regarder vivre. Cette volonté de montrer ne s’est jamais démentie. Ainsi, tes petits-fils Alexis et Sébastien ont beaucoup appris de toi. Enfin, encore tout récemment, tu prenais un plaisir malin à conseiller notre mère Denise sur sa conduite automobile…il ne fallait pas prendre de chance avec une femme au volant! Cher Fernand, tu étais un homme de nombreuses passions : Passionné de pêche, tu étais toujours très excité à la veille d’un départ pour une excursion et nous devions t’aider de notre mieux dans ta préparation…il ne fallait surtout rien oublier! Tu t’occupais du matériel de pêche et Denise s’occupait du reste. Dans ton énervement, tu considérais rapidement que tout était prêt. Ainsi, nous sommes déjà partis sans eau potable ou sans sac de couchage. Depuis toujours, tu étais passionné de forêt. Initié aux travaux forestiers dès ton jeune âge, tu as pensé que mes frères devaient débuter tôt également. C’en était fait pour eux des grasses matinées estivales, puisque comme tu le disais « l’avenir appartient à ceux qui se lèvent tôt ». Tu auras poursuivi cette activité avec passion toute ta vie et cela même après que les médecins te l’aient déconseillé. Autant pour la pêche que pour la forêt, tu t’es impliqué dans une saine gestion de ces ressources et tu es devenu une référence. Tu étais passionné de musique à un tel point que nous avons souvent dû écouter en voyage de la musique classique accompagnée d’un terrible bruit de fond signe d’une mauvaise réception radio. Fernand aimait également beaucoup danser et n’hésitait pas à s’engager dans un « twist endiablé » au grand désespoir de Denise. C’est en reconnaissance de ces passions que « Le Petit oiseau » de Gilbert Bécaud, une chanson gaie que Fernand affectionnait, sera joué plus tard à la sortie de l’église. Passionné de la nature et de la terre, tu t’intéressais beaucoup à l’écologie et tu étais préoccupé par l’impact humain sur la planète. Passionné pour ta région, la belle Vallée de la Matapédia que tu étais si fier d’habiter, tu t’y es engagé de multiples façons et toujours avec dévouement et à fond de train. En ce sens, ton legs à la communauté est plus qu’important. Mais d’abord et avant tout, tu étais passionné des gens. Tu savais trouver et mettre en valeur le meilleur de chacun. Tous ceux qui t’ont côtoyé se rappellent comment il était rassurant d’être avec toi et chérissent le souvenir des moments passés à tes côtés. Pour ma part, mon enfance, nos promenades en forêt, nos excursions de pêche, nos voyages et nos longues discussions n’en sont que quelques exemples. Chacun des membres de ta famille se sent privilégié d’avoir eu la chance de faire partie de ta vie. Nous n’aurions pas pu rêver avoir meilleur mari ou meilleur père. Merci pour ton support et ton amour inconditionnel. Sois assuré que nous parlerons souvent de leur papy à Alexis et Sébastien de sorte que ton souvenir sera toujours vivant et qu’ainsi la relève sera bien assurée. Ta plus grande passion, tu la réservais pour ta Denise, une petite femme en or, une femme exceptionnelle comme tu le disais si bien. Sois assuré cher papa que nous prendrons grand soin d’elle. Avec notre mère, ton alliée de tous les instants, tu as partagé plus de 45 ans. À tes côtés, elle t’a toujours soutenu dans tous tes nombreux projets et aventures. Ensemble, vous avez surmonté les difficultés et profité de tous les petits et grands moments de bonheur de la vie. C’est aussi ensemble que vous avez affronté cette terrible maladie qui t’a affectée au cours des dernières années. Tu as traversé ta maladie comme tu as vécu ta vie, c’est-à-dire sans jamais te plaindre. Tu as accepté chacun des deuils qui ont graduellement bouleversé votre vie. Durant les dernières semaines, tu as encore réussi à nous donner des leçons de générosité, de courage et d’amour. Alors que tu ne parlais ni ne bougeais plus, tes yeux et ton sourire ne pouvaient que nous faire du bien. Cher papa, ta maladie aura duré d’une olympique à l’autre. Durant cette période, tout comme un athlète, tu te seras entraîné pour atteindre les plus hauts sommets, ceux du paradis. Nous sommes rassurés car nous savons que tu n’y as plus froid, ni faim, ni soif… Nous sommes convaincus que les forêts y sont luxuriantes, les rivières abondantes et que le saumon y est bon. Nous savons que tu y as rejoint tes parents de même que tous ceux que tu as aimés. Nous savons aussi qu’avec eux, de là-haut, tu veilles sur nous et nous y attends. Nous sommes certains que le Christ en qui tu avais une foi inébranlable t’a réservé une place de choix, toi qui as été pour Lui un si bon ambassadeur sur la terre. Merci Seigneur pour l’époux, le père, le frère ou l’ami que tu nous as prêté. Cher papa, tu nous manques déjà à tous. Cependant, tu continues à vivre en nous et dans ce qui nous entoure. Tu es présent à travers ta famille, tes amis, dans les valeurs qui étaient les tiennes mais aussi dans tout ce que tu as développé ou aimé. Cher papa, tu as vécu intensément, en semant le bonheur et l’espoir. Nous te remercions pour ce que tu as été et continue d’être : - un homme passionné, déterminé, intègre, engagé, rassembleur et généreux; - un homme à la fois modeste et doté d’une énergie, d’une joie de vivre, d’un sens de l’humour, d’une vivacité d’esprit et d’une intelligence hors du commun; - en résumé, un homme exceptionnel! L’héritage humain considérable que tu nous laisses nous donnera la force de surmonter cette étape difficile de même que la volonté et l’inspiration de poursuivre ce que tu as si bien accompli. Cher papa, notre ange, notre trésor, notre amour, notre frère, notre ami – Je t’aime, nous t’aimons tous infiniment et pour toujours. Hommage à monsieur Fernand Guimond lu par son ami Donald Breau, en l'église d'Amqui, le samedi 18 août 2012, jour de la célébration commémorative. Selon moi, Fernand était l’ami de tout le monde et tout le monde aimait partager leurs idées avec lui. Non seulement les gens étaient ses amis mais les arbres, les lacs et les rivières l’ étaient aussi. Aujourd’hui, ceux qui le connaissaient bien ne peuvent regarder un plan d’eau sans penser à lui. De plus, Fernand avait la sérénité d’une rivière coulant doucement et la patience qu’impose la nature. En voyant Fernand, on ne pouvait pas faire autrement que de remarquer sa vitalité et sa joie de vivre ; il nous transmettait d’un coup son énergie débordante par ses yeux et son visage. Dans peu de temps, il nous embarquait dans son monde avec des histoires et des plans de plus en plus ambitieux pour sauver les saumons et les plans d’eau qui sont de plus en plus menacés. Fernand, malgré son départ prématuré, avait déjà accompli tout ce dont tout le monde rêve sur Terre ; il avait réussi sa vie professionnelle, il avait Denise, son épouse adorée (et il le disait souvent), ses trois enfants, Marie-Claude, Michel et Patrick qu’il aimait tant, ainsi que ses deux petits-enfants, Alexis et Sébastien, dans lesquels on peut déjà voir deux petits Fernand ! De plus, avec son grand cœur et sa générosité, il savait reconnaître le bon dans chacun de nous ! Dans ma tête, je vois toujours Fernand lancer sa ligne à l’eau avec beaucoup de dextérité et selon les règles de l’art : avant même de faire sa manoeuvre, on aurait dit qu’il savait exactement où était le poisson dans l’eau. Fernand ne faisait jamais rien à moitié ; dans l’enseignement comme à la pêche, tout ce qu’il faisait, il le faisait intelligemment ou il ne le faisait pas … Mais je dois dire qu’à la pêche, c’était spécial ; là il était déjà au paradis. Avec la pêche, son bateau et le lac, c’était déjà complet pour lui ; il avait déjà autour de lui tout pour être heureux. Dans ces moments-là, il y avait un profond silence qui s’installait, mis à part quelques bruits de la nature … Il y avait alors en lui et autour de lui une sorte de plénitude qui régnait. Et cet état de grâce, il nous le transmettait tout naturellement … Tout le monde savait que Fernand était aussi très drôle et qu’il contait des histoires qui pouvaient presque faire rire des roches ! D’abord, il les riait lui-même, tellement, qu’il nous faisait rire aux éclats même si on n’avait pas tout compris. Ensuite, il y avait le punch qui nous amenait à rire une deuxième fois ! Bref, le rire était son allié et il était des plus contagieux ! Des fois, Fernand faisait des drôles d’affaires . Par un beau jour, sur le lac Casault, Fernand, deux amis du Nouveau-Brunswick et moi , partons pour la pêche très tôt le matin. Il y avait une brume épaisse qui masquait le lac. Fernand s’exclame alors : « Je vais vous conduire à l’autre bout du lac, la pêche sera meilleure ». Question d’impressionner la visite … On part donc dans la brume et un moment donné on passe juste à côté d’une petite île appelée « L’île toute nue » (car rien ne pousse sur cette dernière) . On continue environ 25-30 minutes sur le lac et tout à coup, on voit une autre petite île … C’était encore « L’île toute nue ». Après une demi heure de promenade, on avait fait, sans s’en rendre compte, un grand cercle pour revenir à notre point de départ … Ça en a été fini avec l’idée d’impressionner la visite ! Mon ami Fernand, là où tu es, j’espère que tu continues à faire rire le monde. Pour ma part, je continue de m’inspirer des belles leçons de vie que tu m’a données et tu seras toujours vivant dans mon esprit. Dorothy se joint à moi pour vous saluer et vous exprimer nos plus sincères sympathies. Mes condoléances à toute la famille et aux ami(e)s . Hommage à monsieur Fernand Guimond lu par son ami Adélard Blouin, en l'église d'Amqui, le samedi 18 août 2012, jour de la célébration commémorative. Hommage à mon ami, Fernand Résumer une vie en peu de mots, tout un beau défi Fernand est arrivé dans ma vie lorsqu’il était étudiant mais c’est surtout lors de son entrée dans l’enseignement que nous nous avons vraiment pris connaissance. Jeune enseignant , il avait confiance en moi pour l’enseignement de la chimie et je suis assuré qu’il a dépassé son conseiller . Professeur compétent ,estimé de ses élèves il a su transmettre un bel héritage à plusieurs générations de la Vallée. Pendant toutes ces années Françoise et moi, nous avons su conserver une amitié sincère non seulement avec lui mais aussi avec Denise, son épouse chérie, ses enfants que nous aimons toujours revoir même après plusieurs années d’éloignement. Fernand était un bon vivant, il aimait s’amuser, voyager, visiter ses amis etc.; il était estimé et aimé de tous les membres de sa profession, de sa famille ainsi que de tous ceux qui l’ont côtoyé. Il aimait raconter des histoires et faire plaisir. Que de voyages de pêches nous avons fait ensemble. Je laisse à ses enfants le soin de parler de son implication dans son milieu et auprès même des Amérindiens. Il fut un modèle dans tout ce qu’il a entrepris, généreux, compétent et fiable en tout. Merci à vous, famille Guimond de nous compter comme amis. Qu’est-ce qui reste après une vie? « Ce que l’on a fait pour nous, reste avec nous mais ce qu’on fait pour les autres restent avec eux ». Souvenons-nous des ces beaux moments Fernand , je veux que tu saches que je suis fier d’avoir été ton ami.
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