Étapes du deuil : l'accomplissement des tâches subséquentes au deuil
Par Nicole Pâquet, professionnelle en rituels funéraires le 28 février 2018 nicole@gfournier.com Au cours des derniers jours, plusieurs d’entre vous ont apporté leurs commentaires concernant l’exploration des étapes du deuil qui a fait l’objet des chroniques des dernières semaines. Vous êtes nombreux à exprimer le bien qu’elles vous apportent, témoignant que ces chroniques viennent appuyer le ressenti de vos propres expériences. Nous tentons par cet exercice de vous témoigner notre empathie en vulgarisant pour vous ce qui se passe lorsque la vie oblige chacun et chacune d’entre nous, à emprunter ce chemin qu’est le deuil, ce «passage obligé». Au cours des dernières semaines, nous avons déjà exploré ensemble les premières phases du deuil qui sont : le choc, le déni, l’expression des émotions et des sentiments. Cette présente chronique abordera l’accomplissement des tâches reliées au deuil. Cette étape survient dans le temps, lors de la préparation des rituels funéraires ou après les jours qui y font suite. C’est le moment où l’endeuillé devra voir à l’application des volontés du défunt où il se donnera le mandat d’accomplir les rites liés à sa culture et sa religion. C’est également à cette étape que l’endeuillé se retrouvera parfois avec le fardeau de remplir les promesses qui ont pu être faites au défunt avant son grand départ. Au plan physique, c’est l’étape du grand détachement de la relation avec le corps de l’être aimé. Le moment aussi où l’endeuillé passera en revue l’ensemble des effets qui ont appartenus à la personne disparue et devra s’en défaire pour un bon nombre d’entre eux. Ce sera aussi le moment où seront contemplées les photos de l’être aimé avant de les ranger dans des albums. C’est l’étape où le vide se fait grand, le détachement s’impose, le dialogue n’est plus, c’est la pleine réalisation que le lien terrestre est rompu… Dans ce processus de guérison, l’endeuillé se sent seul devant son miroir, il ressent parfois comme une soif de compléter des échanges qui n’ont pu être terminés avec l’être aimé qui n’est plus. C’est la phase pour l’endeuillé où l’écriture peut devenir une bouée alors qu’il pourra compléter les dialogues inachevés par le biais de l’écriture d’une lettre adressée au défunt. L’écriture permet d’extérioriser la peine ressentie pour laisser la place à la sérénité et à l’acceptation. Elle permet à l’endeuillé de se libérer sans aucune crainte d’être jugé par qui que ce soit, n’ayant comme témoin que son stylo et sa feuille de papier. Au cours de cette phase du deuil, l’endeuillé doit se donner le droit de prendre le temps, de respecter son rythme tout en demeurant conscient qu’il ne pourra escamoter les tâches qui s’imposent dans la traversée de cette période. Dans toutes les étapes de votre deuil incluant celle-ci, tous les officiers en rituels funéraires (ORF) et professionnels en rituels funéraires )PRF) de la Maison commémorative familiale Fournier sont là près de vous, au moment où vous en avez tant besoin, vous apportant leur empathie et leur écoute. Source : Documentation inspirée par le travail et les écrits de Jean Monbourquette
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